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Sofia : jamais sans ma fille…chapitre 2/3

Sofia : jamais sans ma fille…chapitre 2/3

Dans l’épisode précédent Chapitre 1/3  Sofia* décide de se lancer, seule, dans l’adoption d’une petite fille. Ses démarches rocambolesques et non sans embûche, la mènent en Tunisie.

Continuons donc notre récit..

Direction l’orphelinat tunisien…

La commission est prévue pour Janvier 2018. Hasard de la vie (ou pas…), Sofia avait retrouvé quelques semaines auparavant une amie tunisienne de longue date perdue de vue,  qui s’avère connaître la femme du directeur. Merci Facebook. « Là haut, il voulait absolument que j’adopte et que je rencontre ma fille. On a mis des personnes dans mon parcours d’adoption. Y a pas de hasard ! »me susurre-t-elle amusée…Elle obtient donc, grâce à elle, un entretien téléphonique avec le directeur, passe en commission, et son dossier…est refusé.

Re-fu-sé. Sofia est sonnée, impossible de l’envisager. On lui avait dit le contraire ! On lui avait dit qu’elle pourrait malgré son statut de mère célibataire !! « Votre dossier est très bon madame mais vous savez, il y a plein de familles qui sont demandeuses en ce moment…Vous comprenez bien qu’ils ont la priorité sur vous ».

Non elle ne comprend pas. Elle ne comprend pas et, de nouveau, elle continue le combat mais pour ça, il faut qu’elle soit vraiment là-bas. Son avocat lui suggère alors d’envisager d’adopter ce qu’on appelle un « enfant à particularité » (avec problèmes de santé) ou un enfant «  »de couleur » (« malheureusement, les enfants noirs notamment, sont peu acceptés en Tunisie où le racisme sévit » m’avouera Sofia)

Là voilà en février 2018 qui déboule dans le bureau du directeur de l’orphelinat adossé à son bras droit. Ils sont d’accord pour envisager ces deux options là, pour la simple et « bonne » raison qu’elle n’est pas vraiment célibataire, mais qu’elle est divorcée. Et étonnamment, ça semble plus toléré… Sofia aimerait simplement que sa (future) fille ait moins de 2 ans et que, si elle a un problème mineur de santé, son dossier médical lui soit confié, pour qu’elle puisse calmement l’étudier.

L’espoir renaît…

Puis une période de montagnes russes apparaît. Entre février et avril, deux petites filles lui seront « proposées ». La première a 5 ans. Un peu grand, mais Sofia, après réflexion, se dit que pourquoi pas…Mais il s’avère que son papa, en fuite en Libye, a été identifié, donc il pourrait à tout moment vouloir la récupérer, et c’est un cas que la France ne peut accepter. Pour Sofia, premier soufflet, premier cœur brisé.

Puis une deuxième petite fille pointe le bout de son nez. Elle a moins de deux ans et un souci au cœur. Dossier médical envoyé, problème étudié, un professeur en cardiologie à l’Hôpital Necker a même approuvé. Tout est OK. Sofia se voit déjà adopter… »Quand puis-je la rencontrer ? »mais un retour du service juridique assène un deuxième coup de soufflet. « Désolée, cette petite fille n’est finalement pas adoptable. »

Prête à tout…

Cette fois-ci, Sofia craque. Ces ascenseurs émotionnels, elle n’en peut plus. Alors elle décide de passer aux choses sérieuses. « Je m’en fiche, j’écris au Président de la République tunisienne, je l’aurai !  » Ses parents la raisonnent, lui suggérant de « commencer par » le Ministre des Affaires sociales. Aidée par son culot, sa ténacité et sa volonté de fer, elle contacte le cabinet. « Je veux rencontrer Monsieur le Ministre, lui dire que je veux rendre heureuse une petite fille tunisienne, lui exposer à quel point je suis attachée à mes racines « explique-t-elle. Mais elle reçoit un premier refus.

Nous l’aurons compris à ce stade de l’histoire, rien (ou presque) n’arrête Sofia. Ce « non » ne la contente pas. Elle insiste une énième fois…et décide de prendre quelques jours de vacances en Malaisie, histoire de pfff…hein… pause…voilà quoi…

L’email qui change tout…

Puis un beau jour, à 8h du matin, elle ouvre un oeil malaisien et lit, encore toute endormie, que pour la rencontre avec le ministre…c’est oui ! Rendez-vous pris le 20 avril 2018 à 8h00 sonnantes et trébuchantes. Apeurée, terrifiée, surexcitée, hallucinée, motivée et très très TRES préparée, elle se rend, accompagnée, au cabinet. Elle, son amie, ses fiches griffonnées et son arabe imparfait, sont reçus comme des reines…Elle est agréablement surprise de voir que sa requête a été très sérieusement considérée. La preuve ? Même le directeur de l’orphelinat est là. Elle réexplique longuement son projet et la séance se clôt par un sobre et pragmatique : « OK. Merci de traiter le dossier au plus vite, trouvez lui un enfant ». Sofia a beaucoup de chance, elle est tombée sur un ministre qui est contre le kafala. Autant vous dire que le directeur de l’orphelinat, qui visiblement n’était pas vraiment prêt à aider Sofia, en reste coi.

Ma petite fille, te voilà…

En juin elle est là…Elle s’appelle Ismahan*, elle a 16 mois, et semble avoir un léger retard de croissance. Sofia semble un peu embêtée mais, suite à un avis médical, elle n’est pas découragée. Mais elle fait l’erreur, avec l’intitulé du diagnostic, d’aller, sur internet, farfouiller. Grave bévue s’il en est. Elle est prête à tout arrêter. Mais le hasard n’en a pas tout à fait fini avec elle. La fille de son amie a fait son stage de fin d’études dans l’institut où Ismahan se situe. Elle se propose donc d’aller rencontrer la petite fille et de donner à Sofia son avis. Après quelques tests rapides, son retour est sans appel : « Elle n’a rien, tout va bien ! Elle a juste besoin de quitter cet institut au plus tôt, dans lequel elle n’est pas bien. Fais vite avant qu’on ne s’aperçoive qu’elle est tout à fait « normale » et que quelqu’un d’autre l’adopte ! »

Alors, notre maman courage décide d’y aller pendant ses vacances. Nous sommes le 16 juillet 2018. Sofia rencontre sa fille pour la première fois.

 

« Je m’en souviendrai toute ma vie. C’est elle. Tout le monde le dit mais c’est vrai ! Vous connaissez cette chanson de Cabrel « Mademoiselle l’aventure » qui dit – c’est pas un hasard, c’est une rencontre, c’est un rendez-vous…- ? Et bien c’était ça » 

« Au début, elle n’a pas voulu venir dans mes bras » se souvient-elle. Puis elle l’a longuement regardée, et s’est finalement décidée. Elles ne se sont pas quittées de la matinée. Le lendemain, Sofia revient, mais elle sent poindre le danger. Surtout ne pas s’attacher. Alors elle se fait violence, se retient de ne pas revenir. Tant que le juge n’a pas donné son go  pour l’adoption par maman solo, autant s’épargner le yoyo.

 

*Prénoms modifiés

 

Sofia : jamais sans ma fille…chapitre 1/3

Sofia : jamais sans ma fille…chapitre 1/3

« J’ai pris un peu de temps pour savoir si j’étais prête à partager mon histoire mais je me dis que mon aventure peut servir à d’autres femmes qui sont dans ce désir d’enfants…Alors, me voilà, prête à me livrer et à revenir sur la rencontre avec ma fille… »

Nous sommes en plein cœur de l’été 2019 et Sofia*, 44 ans, me dépeint avec beaucoup d’émotions l’aventure qui a fait d’elle une mère. Oui mais seulement voilà, être mère quand on est seule, divorcée, et que la vie ne vous a pas vraiment épargnée – Sofia a perdu il y a quelques années, une petite fille au creux de son ventre rond de 8 mois…- n’est pas tout à fait ce qu’on appelle un chemin rapide et léger…

Et de ce genre de drame, généralement, on ne se remet pas. Généralement. Car vous allez le découvrir avec moi, Sofia est de la trempe des vaillantes. Le sang de la ténacité et de l’audace coule dans ses veines. Sans ça, son désir féroce, sa force herculéenne, son amour fou, et sans l’aide précieuse de sa famille, peut-être qu’on n’en serait pas là…

Laissez-moi donc vous raconter l’histoire de Sofia, notre vaillante mama…

Je ne donnerai pas la vie…

Voilà comment elle se dépeint : « 45 ans, issue d’une double culture française et tunisienne, coureuse de marathon ». Par ailleurs, Sofia est professionnellement stable, proche de sa famille, déterminée, intègre, joyeuse, entière, célibataire et divorcée. Sofia fait partie de celles qui, à 40 ans, ont entrepris le grand chamboulement. Son parcours de vie « pas simple » comme elle l’avoue, est celle d’une mère née. Une femme qui sait que le don d’aimer est fermement, en son sein, ancré. Alors même si la perte d’un premier enfant l’a lourdement affectée, Sofia n’a pas voulu abandonner, elle a continué, avec son mari, à essayer…sans succès. Et puis un jour, le couperet… Les médecins sont formels : « Vous n’aurez plus d’enfants de manière biologique ». Sonnée, ébranlée, choquée, son couple n’y a pas résisté.

Alors, la vie a dû recommencer. Une nouvelle moitié s’est pointée. Ce dernier la fait espérer et la rassure sur ses doutes d’enfanter. « Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer »…mais le temps continue de glisser…et la nouvelle moitié, qui avait déjà des enfants de son côté, au bout d’un an, admet :« En fait, je n’en veux plus ». Deuxième coup de massue. C’est alors que Sofia dit avoir eu un « déclic ». Qu’est ce quelle veut vraiment ? Un amoureux ? Un enfant ?

Avoir un enfant toute seule ?

Elle m’admet alors, amusée, qu’elle avait toujours fait la promesse suivante à ses parents, tous deux tunisiens, extrêmement ouverts et aimants : « Si à 40 ans je n’ai pas d’enfants, j’adopterai ».Mais Sofia m’explique que « dans la culture maghrébine, musulmane, l’adoption c’est pêché ! C’est kafala. Un enfant adopté gardera toute sa vie son nom de naissance, il ne portera jamais ton nom, n’aura pas le droit à son héritage ». Or pour elle, le besoin d’enfant devenait vital. Elle a toujours aimé les enfants, elle voulait être maman, c’était viscéral. Et puis ses parents ont fait l’impensable, le formidable, l’inoubliable. Voyant leur fille en détresse, avec une vie amoureuse qui « battait de l’aile », ce sont eux qui sont allés, les premiers, se renseigner en Tunisie au sein d’un orphelinat. Ils ont expliqué son cas de « femme seule » et sont revenus en France pour la rassurer :« Tu peux adopter, ça va prendre du temps parce que tu as 40 ans et qu’ils donnent la priorité aux couples mais c’est bon…la porte reste ouverte ». Sofia, émue, comprend alors que ce sera peut-être plus facile pour elle d’adopter en Tunisie. Alors, c’est parti ?

Je sais que ma fille se trouve en Tunisie…

Elle sait que ce sera long. Elle sait qu’il y aura des milliers de conditions. Voilà venu le temps de la réflexion…Même si elle est aidée, elle sent bien qu’elle seule peut décider de sauter le pas. Alors elle laisse passer l’été, attend que ses 42 ans aient sonné…puis informe ses amis que ça y est, elle est prête à lancer la démarche en France ! Au détour de conversations avec l’avocat de ses parents qui a une connaissance qui travaille au Ministère des Affaires Sociales, elle comprend alors que la première étape sera la demande d’agrément en France. Elle se rend donc à sa première réunion d’information. Un vrai tourbillon. Tout y est fait pour faire douter, pour faire pleurer, pour effrayer, pour dissuader. Elle « pleure toutes les larmes de (s)on corps » me confie-t-elle, et en sort effondrée. Elle appelle alors son frère qui, à compter de ce jour, ne cessera de l’aider, de l’épauler, de la conseiller, de la consoler.  « C’est normal qu’ils soient durs! – lui rétorque-t-il -, il ne s’agit pas d’obtenir une télé, mais un bébé! ». Et si c’était vrai ? Elle comprendra plus tard que toute cette mise en scène était peut-être bel et bien calculée, histoire de « juger de la ténacité »  des parents qui souhaitent adopter.

Il ne faut jamais être seule quand on se lance dans une adoption toute seule…

Oui parce que « derrière, c‘est un enfant abandonné qu’on te confie ! Qui a vécu des blessures. C’est une responsabilité à vie! Si t’es pas solide mentalement, tu peux pas gérer ! »Alors Sofia est entourée, oui, mais elle souhaite se préserver. C’est pour ça qu’à part sa famille et quelques amis très proches, personne n’est dans le secret. Pas envie d’entendre les commentaires, encore moins les commères et surtout « pas envie de faire pitié, si par malheur ça ne devait pas fonctionner… »

Puis après un deuxième entretien bien passé, elle dépose en décembre 2016 son dossier en recommandé. Fiches de paie, contrat de travail, feuilles d’impôt, lieu de vie. Tout est scruté, tout est vérifié, histoire de voir si financièrement, elle est capable d’assurer.

Ma vie passée au peigne fin …

Mais le parcours du combattant ne fait que commencer. Sofia doit encore et toujours continuer à prouver, continuer à se justifier. Lors de son premier rendez-vous en janvier 2017 dans les locaux de la protection de l’enfance, elle expose son projet. Sofia souhaite adopter une petite fille de moins de deux ans, d’origine tunisienne, comme elle, pas plus âgée pour avoir l’occasion de pouponner et de créer des souvenirs bien ancrées, et une famille solide sera là pour les entourer… Elle est soutenue par un avocat là-bas. Ne vous inquiétez pas ! Mais ça ne suffit pas « Et pourquoi vous vous lancez toute seule dans tout ça ? Et pourquoi n’y a-t-il pas de papa ? Mais c’est insensé, jamais, de toute façon, en France, elle ne pourra… »

Pendant près de 6 mois, jusqu’en juin 2017, assistante sociale et psychologue se relaieront pour l’assaillir de questions. « Pour le bien de l’enfant », lui dira-t-on. Mais sur le coup, Sofia ne comprend pas, Sofia voudrait qu’ils arrêtent là… Et puis en septembre 2017, enfin, son dossier passe en commission avec un avis favorable.

Aussi dures soient les conclusions, aussi touchée Sofia soit-elle de toutes les remarques inscrites sur le dossier d’adoption, le rapport s’avère très positif. Ouf. « La psychologue m’a trouvée équilibrée et a bien vu que nous étions une famille très très soudée »rit-elle, soulagée.

C’est parti pour l’étape tunisienne en France maintenant…

Sofia a obtenu l’agrément français qui lui permet de passer à la suite du projet, tenter sa chance à l’étranger et revenir sur le sol français avec, inch’allah, un enfant adopté.

L’avocat en Tunisie gère alors toute la partie administrative du dépôt de dossier là-bas. Sofia réalise la chance qu’elle a. Pour l’instant, pas la peine d’informer son employeur. On n’en n’est pas encore là…puis une enquête sociale qui manque à l’appel, et c’est tout le dossier qui bat de l’aile. Alors elle décide de reprendre la main. Direction le consulat tunisien.

Elle est loin de s’imaginer ce qui va lui arriver. Elle est reçue par deux hommes qui n’ont pour elle que dédain et pitié. « Racontez-moi toute votre vie. Où est le papa ? Seule ? Mais vous n’y pensez pas ? Qui va s’occuper de cet enfant ? A la crèche ? Donc vous adoptez pour mieux abandonner !? Un enfant a besoin d’un père et d’une mère. On n’a pas idée de penser le contraire !  « …Et l’acharnement continue de longues minutes. Le véto est avéré. Ces hommes là ne l’épargneront pas.

Mais l’espoir renaît quand à la fin, il lui dit que, « sur ordre de personnes tunisiennes bien placées », il accepte que l’enquête puisse continuer. Il se montre dur, exigeant, pédant. Alors Sofia a l’idée lumineuse d’appeler son frère pour qu’il reprenne le dossier et qu’il fasse croire à cet homme que c’est lui qui sera derrière pour assurer. Deux jours après, en costard-cravate, il sort le grand jeu, s’occupe du méchant monsieur, l’amène dans sa grosse voiture rutilante dans l’appartement de Sofia et lui tient le discours de l’homme fort, issu d’une bonne famille croyante, riche et protecteur…Et c’en est fait, le méchant monsieur est charmé.

Un agneau apparaît. Le rapport qu’il rend finalement est on ne peut plus gentillet. Nous sommes en décembre 2017 et son dossier est complet et accepté. Elle peut maintenant passer en commission…

*Prénom modifié

 

 

Association « L’Etape » – Aide aux enfants de parents divorcés : rétablir le lien

Association « L’Etape » – Aide aux enfants de parents divorcés : rétablir le lien

Ça y est, c’est la rentrée ! Les familles se préparent à affronter une nouvelle année. Parmi elles, près de 2 millions sont mono-parentales. Et 8 fois sur 10, le parent isolé, celui qui a la garde des bambins…c’est la mère.* Divorce pour faute, par consentement mutuel, pour altération du lien conjugal. Quelle que soit la raison, deux êtres se sont déchirés et laisseront en dommage collatéral, des enfants, parfois traumatisés.

Or quand le père et la mère ne peuvent plus se parler, que plus rien ne semble pouvoir les sauver, que le lien est entièrement altéré, une association, elle, tente de recoller un peu les pots cassés afin que les enfants puissent à nouveau envisager de créer une relation avec le parent mis de côté…

Dimitri Demnard, directeur de l’Association l’ETAPE, 66 ans, et père de trois enfants, raconte…

1 – Bonjour Dimitri, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et nous décrire la genèse de l’Etape ?

Je suis arrivé dans l’association il y a 20 ans, à ses débuts. A l’époque, j’étais en pleine procédure de divorce donc j’ai été particulièrement sensible à la mission de la structure. En fait, il s’agissait d’un duplicata d’une association qui existait à Avignon. Nous avons décidé d’en créer une à Carpentras. Nous étions, à l’époque (1997),  des associations pionnières. Nous étions tous bénévoles. Puis la fondatrice est partie en 2000. Personne n’a émis le souhait de reprendre le flambeau, je me suis dévoué (rires).

A l’époque, on vivait de subventions assez modestes mais un beau jour, on n’a d’ailleurs jamais su pourquoi, l’association d’Avignon a dû fermer. Alors le ministère de la justice, suite à une offre de services, nous a demandé de la reprendre. J’ai donc monté une petite équipe. On a rouvert les deux associations : Avignon et Carpentras. On est d’ailleurs la seule association à être active dans deux endroits différents dans le Vaucluse.

Aujourd’hui, nous sommes 10 dans l’association (6 salariés, 4 bénévoles). La plupart ont un diplôme ou un passé d’éducateurs spécialisés, d’éducateurs de jeunes enfants, ou ont travaillé dans le domaine de la petite enfance.

2 – Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours ?

Avant j’étais prof, j’ai fait des études de lettres modernes. J’ai notamment écrit un ouvrage en 1989, le  « Dictionnaire d’histoire de l’enseignement ». Puis après mon divorce, je suis parti m’installer en Provence. J’ai été formateur en Haute-Savoie, prof de lycée en LEP (ndlr : Lycée d’enseignement professionnel), et quand je suis arrivé dans la région, j’ai été formateur pour jeunes de 16 à 26 ans. J’ai également, au cours de toute ma carrière, fait pas mal de missions de bénévolat pour l’aide à la scolarité. Mais j’avoue que reprendre cette association n’a jamais été un projet de vie ! Disons que comme souvent dans la vie, la convergence de la bonne rencontre au bon moment a créé une formidable opportunité ! Tout simplement.

3 – Comment parleriez-vous de l’association si vous deviez la présenter à un enfant ?

« Tes parents sont séparés, ils ont du mal à communiquer ensemble, et un de tes parents (ndlr : le père généralement) ne peut pas te recevoir chez lui. Alors on va recevoir ton papa chez nous avec d’autres parents. Et toi tu viendras également ici. Il faut que tu saches que 99,9% du temps, cette décision est une décision de justice, donc même si tu n’as pas envie, il va falloir respecter la loi et on va t’aider à faire cet effort de rencontre. Mais tu sais, à l’Etape, tu es en sécurité, les accueillants sont là pour toi, et grâce à ça, tu trouveras un autre type de relation avec ton papa (ou ta maman)« 

A l’Etape, on crée l’environnement idéal pour que parents et enfants puissent réapprendre à communiquer © Claire Soldaini – 
https://clairesoldaini.wordpress.com/
https://m.facebook.com/ClaireSoldaini/

4 – Pouvez-vous nous décrire le parcours classique d’un bénéficiaire de votre association ?

  • On reçoit une décision de justice.
  • On contacte chacun des deux parents séparément et on mène un entretien avec chacun d’entre eux (parfois cet entretien a lieu avec l’enfant et le parent « hébergeant »).
  • On leur présente l’association?
  • On recueille les deux versions des parents (parfois très très très différentes !).
  • On met en place un droit de visite, tous les 15 jours, une fois à Carpentras, une fois à Avignon. Généralement les mesures de justice durent 6 mois (même si certaines situations ici durent depuis 5/6 ans).

Nous accueillons les parents visiteurs le samedi, le matin de 9h30 à 12h30 ou l’après-midi de 14h à 17h. Ce sont des accueils collectifs. Nous rencontrons environ 15 familles le matin, 15 familles l’après-midi et avons un flux mensuel de 80 familles.

5 – Quelle est la vertu de l’accueil collectif selon vous ?

C’est le principe même des ERPE (Espace rencontre parents enfants), à la différence de ce qu’on appelle les accueils médiatisés, où chaque famille se réunit seule avec un médiateur.

L’avantage est double : 

1 / D’abord nous accueillons toutes ces familles dans un lieu très convivial où il y a des espaces de jeux, des jouets à disposition pour les enfants, un petit jardin, et 4 ou 5 accueillants pour faire en sorte que tout se passe bien.

2 /  Les parents se contraignent un peu mutuellement. Certains peuvent parfois être…disons… « vifs » entre eux ou avec les accueillants. Le fait qu’il y ait d’autres parents les « calme » un peu…Parfois même, des amitiés se forment. Les enfants s’amusent entre eux. Et plus globalement, les parents se sentent moins ostracisés, moins jugés.

Un accueil collectif pour plus d’apaisement © L’Etape

6 – Quelle est la principale mission de l’Etape ?

Nous sommes essentiellement tournés vers l’enfant. C’est vraiment pour lui qu’on est là. Pour maintenir le lien avec les deux parents. Car il faut savoir que généralement, un des parents ne veut absolument pas que l’autre voie l’enfant. Alors notre rôle, c’est de lui dire qu’ici, grâce aux accueillants et à la justice, c’est lui qui a le pouvoir. On lui explique que cette disposition peut changer réellement la perception qu’il pourra avoir de son parent plus tard, que c’est une mesure saine pour lui. De cette manière, on a espoir que certains enfants puissent grandir en reprenant pied sur la relation qu’ils avaient avec le parent qui les avait perturbé.

Le but ultime, c’est qu’au bout de 6 mois /1 an, une fois que les parents se sont bien détestés et déchirés…ils s’installent avec de nouveaux conjoints et finissent par s’entendre suffisamment pour ne plus avoir besoin de nous, et que l’enfant puisse passer d’un parent à l’autre sans problème particulier.

7 – Quand et qui juge de la fin de votre mission ?

Nous faisons régulièrement des rapports au juge. 9 fois sur 10, il y a une première audience, puis une deuxième audience de conclusion qui, soit renouvelle la mesure chez nous, soit nous indique que le boulot est fait. A ce moment là, le juge détermine que les parents peuvent se gérer seuls. C’est toujours lui qui décide in fine. Lui qui a le dernier mot…

8 –  Votre association en 4 expressions ?

  • Prévention des risques psycho-sociaux des enfants (je me répète mais c’est vraiment essentiel pour nous)
  • Reconstruction des adultes
  • Reconstruction des enfants
  • But humanitaire et social

9 – Avez-vous une anecdote à partager avec nous sur des familles qui vous ont particulièrement touché ?

Oui j’en ai une en tête depuis plusieurs années…12 ans environ.Un papa qui n’avait jamais vu sa fille. Un professeur de danse de salon. Il a demandé à la voir quand elle avait 8 ans. La maman, qui vivait en Corse à l’époque, s’est montrée plus que réticente. Elle râlait, disait que c’est elle qui avait toujours tout géré toute seule : l’accouchement, les couches, l’école, tous les frais. « Monsieur débarque la bouche en cœur et il faudrait que tout lui soit offert sur un plateau d’argent ?! » se plaignait-elle. Mais seulement voilà, une décision de justice a été prononcée. Il a donc réussi à voir sa fille. Ce qui était incroyable, c’est que c’était son portrait craché ! Ils se sont vus trois fois uniquement et le lien entre eux était tellement exceptionnel, qu’au bout de la mesure, la mère a dit qu’elle était d’accord pour tout. Il a pu accueillir sa fille chez lui.  

Il y a un autre papa aussi qui vient de Lyon tous les 15 jours depuis 6 ans, qui s’accroche désespérément. Il s’entend très bien avec sa fille, c’est même une relation d’une très grande qualité ! Mais la mère ne cesse de l’accuser et de poser des problèmes. C’est triste…

Au global, je réalise qu’il y a des parents d’une ténacité absolument incroyable.

10 – Quelles évolutions, parmi le public que vous recevez, avez-vous noté en 20 ans ?

C’est un public de plus en plus jeune, agressif. La plupart d’entre eux ne comprennent pas pourquoi ils sont là. Je remarque un appauvrissement de la population aussi. Des personnes qui vivent avec de lourds problèmes sociaux et comportementaux. Au début, des personnes venaient en 4×4 à l’association, puis en l’espace de 2 ou 3 ans, ces mêmes personnes ne pouvaient plus venir à cause de problèmes d’argent.

11 – Quels sont vos projets / besoins ?

La question principale est celle du financement. Le département ne soutient plus du tout l’association. Zéro ! Le conseil régional a abandonné son soutien financier depuis 2 ans. Nous sommes donc financés par la CAF et la justice, qui, je dois l’admettre, font de vrais efforts. La CAF notamment, va peut-être réviser ses subventions à la hausse. Nous aurons la réponse en fin d’année.

Nous manquons cruellement de notoriété et de reconnaissance de la part des mairies. Les institutions nous connaissent très peu. La justice se « contente » de nous envoyer les parents et de recueillir les statistiques tous les ans, mais nous n’avons pas beaucoup de levier de lobbying. Autre exemple : le local d’Avignon est en travaux. Eh bien on a mis plus de 6 mois à trouver des locaux ! On perd beaucoup trop de temps et d’énergie ! Donc je suis tenté de vous dire que le projet de l’association, c’est de survivre !

Mais bon…ça fait 20 ans et nous sommes toujours là, donc c’est qu’on ne fonctionne pas si mal au fond ! (rires)

Pour retrouver les missions de l’association L’Etape et prendre contact avec eux, rendez-vous sur leur site : www.assoletape.org

*Source 2014 : Centre d’observation de la société

 

 

 

 

Les Lionnes : rugir et agir…

Les Lionnes : rugir et agir…

Il est temps.

Il est temps de sortir les crocs.

Il est temps d’affûter nos griffes.

Il est temps de rugir et d’agir !

Christelle Delarue a créé, il y a quelques mois, le club « Les Lionnes », la première association française qui lutte contre le sexisme dans la publicité et la communication.

Je suis tombée sur cette campagne d’affichage sur Instagram qui m’avait mis la puce à l’oreille. J’ai voulu la rencontrer. Voilà ce que la chef de meutes des Lionnes a à nous raconter…

https://www.instagram.com/p/Byo_v6DiAmL/?utm_source=ig_web_copy_link

1 – Qui êtes-vous bande de lionnes ?

Nous sommes 300 femmes (déjà en 4 mois), d’âges, d’origines sociales, de couleurs de peaux, de corps et d’expériences différentes. Nous sommes déterminées à mettre fin au sexisme dans la pub, à ériger le principe de sororité en action pour que les femmes arrêtent d’être en compétition les unes contre les autres, pour qu’elle soient plus fortes ensemble. Nous souhaitons parvenir à l’égalité réelle (notre devise républicaine pour rappel) (rires). Sans liberté, pas d’égalité. La libération de la parole des femmes a fait comprendre au monde qu’il est temps qu’elles prennent leur pouvoir pleinement à côté d’hommes qui les soutiennent.

2 – Et vous, Christelle, vous êtes la chef de meute ? Quel est votre parcours en quelques mots ?

(rires) Je n’ai pas choisi. Mais peut-être parce que je suis une de celles qui avait déjà déconditionné mon genre, mon sexe, j’ai, de fait, été visible grâce à mes engagements passés dans le milieu de la pub. Je suis militante, féministe déclarée, entrepreneuse ET visible. Donc j’imagine que c’est pour ça que beaucoup de femmes se sont tournées vers moi pour être défendues.

Christelle Delarue, 37 ans, lionne en chef, en sa jungle. Elle a déjà rallié, depuis la création de l’association le 13 mars 2019, plus de 300 lionnes. ©Sonia IMBERT

J’ai commencé la pub très jeune. Je suis une passionnée. J’ai la conviction qu’elle peut être un vecteur de valeur lorsqu’elle est bien faite. Elle peut construire, éveiller, acculturer, faire bouger les curseurs sociaux. J’ai grandi dans de grandes agences internationales, j’ai subi des violences sexuelles et sexistes ordinaires comme toutes les femmes dans cette industrie. Partout. J’ai lutté, ça a été épuisant et lorsque je me suis sentie la plus faible, j’ai, avec un peu de courage et de folie (les deux), tenté de créer une alternative sans quitter mon milieu. Donc j’ai crée Mad and women, la première agence de pub féministe. Je n’avais pas vocation à déclarer que l’agence était féministe. C’était naturel pour moi de travailler sur un projet social, égalitaire et respectueux des femmes. Mais c’était si compliqué pour « eux » de le comprendre naturellement que j’ai accentué la démarche. J’ai alors engagé des preuves transformatives au sein de l’agence, à l’extérieur, avec les partenaires et même avec les financements, pour véritablement ancrer des mesures, des actions et des preuves concrètes pour tenter d’y parvenir. Parce qu’il faut bien se rendre compte que dés lors qu’on demande la permission, on ne nous la donne pas, (rires) donc j’ai entrepris une posture plus militante avec des annonceurs qui le sont pas nécessairement, mais qui cherchent à comprendre, à mieux faire, à s’engager et à responsabiliser d’avantage leur démarche.

Ça fait déjà  7 ans.

3 – Qu’est ce qui fait rugir les Lionnes ?

Toute diminution, discrimination, injonction qui vise à réduire le potentiel féminin.

Les lionnes sortent leurs griffes ©Sonia IMBERT

4 – Pouvez-vous me dresser le portrait robot d’une lionne type ?

La lionne est une femme de tout âge, qui a entendu une blague sexiste, qui n’a pas su quoi faire, qui a senti que ce n’était pas normal, qui a vu que d’autres femmes rigolaient et qu’il se jouait dans ce moment-là, une discrimination.

Elle a tenté de dire qu’elle n’était pas d’accord, elle a été jugée pour cela, elle a été mise de côté, et pour certaines, elles en ont perdu leur job.

Au démarrage, c’est une blague, après c’est une insulte, après, une discrimination, après, un stéréotype dans les campagnes et ensuite, c’est potentiellement une phrase qu’elle entend « si tu me suces, j’te mets sur ce brief ». Donc un lien de cause à effet direct entre sa marchandisation et son potentiel de réussite.

Alors, soit elle démissionne, soit elle se tait. Si elle se tait, elle participe, donc elle est dégoûtée d’elle-même, du système, elle doit se battre. Elle rit mais en même temps elle est en colère. Elle suit des paradoxes, elle n’est jamais complètement elle-même, elle doit composer avec un rôle qui n’est pas forcément le sien. Et à chaque fois, dans chaque situation, dans chaque taxi, dans chaque négociation, dans chaque production, à chaque réunion, elle se demande si elle est à sa place. Et ça, ce n’est plus possible. Là où les hommes sont les plus puissants ou les plus protégés, on peut imaginer que celles qui résistent ou qui ne sont pas suffisamment sûres d’elles puisqu’elles ont (malheureusement) ingéré toutes ces déviances, puissent se voir mettre une main sur la cuisse, sur les fesses… Et là, elles ne savent plus comment réagir. C’est alors qu’on arrive à des situations de tentative de viol potentiel en France, en 2019, dans des agences de publicité, dans un milieu plutôt éduqué, en majorité blanc, par ces mêmes hommes, qui, au niveau mondial, ont toutes les richesses.

5 – Pourquoi avez-vous décidé de libérer les lionnes en vous ?

Je pense que nous sommes toutes des lionnes potentielles. Il y a des études incroyables assez récentes qui montrent que notre corps, notre biologie, a intégré les vestiges du passé.

Si nous sommes la 4ème génération de féministes ou de femmes qui avons dû nous battre, on porte en nous les stigmates de femmes guerrières. Donc je pense qu’il y a une lionne en chaque femme. Elle est toujours un peu en éveil et quand elle subit trop, il est important qu’elle puisse rugir avec d’autres. Ça c’est le premier constat.

Le second c’est qu’on ne peut plus seulement être considérées uniquement comme des victimes. Ce que je vois très fort chez les lionnes (au delà d’un principe de sororité en action très puissant), c’est que des femmes qui pensaient être des victimes et ne pas avoir la légitimité pour parler de leur situation, deviennent des survivantes et pas  uniquement des guerrières en colère. Des survivantes qui expriment leur plein potentiel dés lors qu’elles sont en capacité de dire ce qu’il leur est arrivé sans jugement.

On n’est pas toutes des femmes qui avons subi le même niveau de violence, donc on n’est pas toutes victimes PUIS survivantes. Parfois on est victimes et on du mal à dépasser ce statut là psychologiquement. Donc je dirais qu’on est toutes des guerrières mais que parfois c’est épuisant d’être dans cette révolte, donc il appartient à chacune de voir qu’on peut survivre aux situations désastreuses ou même à des stigmates du passé. De voir que dans dans la survivante, il y a de la force, une nouvelle vitalité qui est là, qui fait qu’elle irradie et qu’elle touche d’autres femmes.

Quand les femmes accepteront de parler de leur faiblesse entre elles sans qu’elles puissent être jugées, le monde gagnera en bienveillance.

6 – Pouvez-vous nous dire en quelques mots quel est votre territoire de chasse ?

On est toutes reliées parce que c’est pandémique, historique, systémique ce qu’il se passe ! Ça a été très puissant au moment de #MeToo. Ça vient des Etats-Unis, ils ont Trump …mais nous, on avait les soubresauts avec DSK. La chance qu’on a aujourd’hui avec les réseaux sociaux et le digital, c’est que ça va très vite d’être alliéesDonc si les lionnes dans la pub sont organisées, elles peuvent se rattacher à d’autres collectifs pour faire qu’il n’y ait plus UNE industrie qui laisse les prédateurs en place. Ensuite, il faut être reliées aussi à des systèmes plus organisés ou s’organiser vraiment entre nous, se structurer, chercher des partenariats, des financements…Parce que ça peut tout simplement devenir une nouvelle société civile.

Jungle de lionnes…©Sonia IMBERT

7 – Les lionnes en 3 rugissements

Protéger celles qui en ont le plus besoin. Défendre celles qui veulent bouger les lignes. Promouvoir la créativité de toutes.

8 – Vous étiez du 17 au 24 juin dernier avec vos lionnes au CANNES LIONNES  dans le cadre du Cannes Lions – International Festival of Creativity.  Pouvez-vous nous faire un retour sur ces quelques jours ? Quel rôle aviez-vous ? Quelles actions ? Quel palmarès ?

Ce festival, ce sont 89 pays représentés qui envoient des campagnes de pub du monde entier. C’est LE plus grand festival international de publicité. Il y a un palmarès des publicités les plus créatives qui gagnent des lions d’or, des lions d’argent, des lions de bronze.

L’agence a 4 mois. Nous sommes à l’année zéro. On s’appelle les Lionnes, on est donc descendues faire un diagnostic de l’équité, de la parité, de l’égalité, du « gender equality » dont tout le monde parle, pour voir vraiment quels étaient les chiffres. Et c’est là que nous arrivons à notre 3ème levier : la promotion. On ne peut pas parler d’égalité dans notre monde si on ne s’attache pas à faire un diagnostic sur les chiffres. Quand bien même nous ne serions pas encore à 50% , qu’en est il du meilleur de la publicité mondiale ?

Le résultat est sans appel : sur 89 pays représentés et plus de 30 000 campagnes inscrites, sur le palmarès total des gains des lions, nous n’avons pu remettre que 9,09% de prix Lionnes sur environ 1000 statuettes. En gros, quand on donne 10 lions, on remet 1 lionne.

Verdict qui fait rugiiiiir !! ©Les lionnes

Plusieurs critères ont été pris en compte :

1 / Une campagne qui ne peut pas être soupçonnée de sexisme.

2 / Une fiche technique totalement paritaire dans toute la production.

3/ Une femme directrice de la création. (Uniquement 11% au niveau mondial or si les femmes ne sont pas à la tête des idées…)

4 / Un comex (ndlr : Comité exécutif)  d’agences de publicité paritaire. (c’est là qu’on pêche le plus…)

CannesLionNES.png

9 – Quelle ambition pour les Lionnes de demain ?

Atteindre l’égalité. Avoir plus de femmes dans les directions d’agence, plus de femmes chez les annonceurs. Qu’elles travaillent ensemble. Qu’on reçoive des campagnes où on célèbre LES féminités, où les photographes, les femmes réalisatrices puissent exprimer le fait qu’une idée est sexiste sans qu’elles soient vues comme des féministes notoires. Qu’on arrête Photoshop, qu’on montre des corps de toutes les couleurs. Que ce soit une E-VI-DENCE, qu’on n’ait pas à se battre pour ça ! 

Quant à savoir à quel horizon…? L’égalité entre les hommes et les femmes a été érigée grande cause nationale par Emmanuel Macron , donc pour résumer… on est dans un pays où l’égalité est la grande cause nationale, dans un monde où la parole des femmes se libère, dans une année où le G7 du 24 au 26 août à Biarritz, va réunir toutes les grandes présidences des plus grands pays du monde qui vont statuer sur les droits des femmes, la paix, l’environnement. En un mot, la situation est URGENTE donc si on a n’a pas avancé au mois d’août avec le G7, c’est déjà un premier échec.

Ensuite, il y a l’échéance de l’égalité salariale : encore 25% d’écart de salaires en France. Des études montrent que si on ne fait rien, la parité ne sera atteinte que dans 217 ans !!

Donc, non. Nous ne pouvons pas attendre. Nous devons agir et vite ! On ne verra peut-être pas le résultat de notre lutte mais chaque lionne que nous sommes, nous luttons pour nos filles, nos sœurs, et puis pour nous ! On souhaite avoir la sensation de faire partie d’un tout, on a une place ! Si on ne nous la donne pas, on va s’organiser pour la prendre, nous. (rires)

10- Pour finir, y a t-il un dernier rugissement que vous aimeriez partager avec nous ?

Je suis extrêmement fière, extrêmement touchée, je mesure ce qu’on a réussi à faire ! Fière de voir les lionnes partir à l’international, ouvrir des bureaux partout dans le monde. Fière d’être connectée à des femmes puissantes. Extrêmement touchée de voir ces femmes qui s’autorisent à être sœurs, ces femmes qui ne se connaissent pas et qui se prennent dans les bras, qui partagent leurs histoires, qui disent qu’elles vont s’aider. Fière de voir que quand il y en a une qui a besoin de bosser, elles s’aident. J’espère juste que ça va tenir. J’espère que les hommes vont protéger les lionnes aussi.

Mais pour moi, ça ne va pas assez vite.

Mon rugissement c’est que je pensais qu’en créant les lionnes, nous allions faire le ménage sur les dix dernières années. Ma plus grande colère c’est de voir qu’encore aujourd’hui, à l’heure où on se parle, il y a des jeunes femmes qui nous envoient des messages en nous disant que ça se produit encore. Dans des agences peu connues certes, il y a encore des jeunes femmes de 22 ans qui rentrent de tournage, à qui on a dit qu’il n’y avait pas assez d’argent sur la production donc qu’il fallait qu’elle dorme avec le directeur de création…(?).

Donc si les blagues sont validées, si les stéréotypes sont dans les images, si les femmes ne sont que des objets, eh bien dans ce métier, on n’aura jamais la chance d’être à égalité. Donc il faut prendre le pouvoir. Obligé. Et pour ça, il faut s’organiser…

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L’ouverture du Festival des Cannes Lion.nes est mouvementée. Le marché français est il sans mémoire, aveugle, sourd, malade? Comment Havas Group rachète Buzzman apres les révélations du @lemondefr et surtout avec la politique groupe RSE et leurs positions affichées en matière d’égalité? . Que disaient-ils ? «  Do what we say, not what we do » Que disait Mercedes Erra présidente de l’agence BETC et présidente exécutive de Havas Worldwide ? "Je ne comprends pas que quand on choisit une agence on ne vérifie pas davantage l'éthique, le comportement vis à vis des femmes et de l'égalité ". Nous sommes au jour 1 du Festival des Cannes Lion.nes, et Les Lionnes vous confirment que le marché est malade, sourd et aveugle et sans mémoire. Nous devons nous battre, avancer et ne jamais lâcher face à l’impunité et la pression; mais à ce niveau là c’est presque une récompense pour abus de pouvoir sur les femmes. Nous sommes le sujet, plus les objets. #wearenotafraid #advertising #havas #buzzman #adworld #business #theirpower #ourdignity #fightforyourrights #cannes2019 #canneslions @cannes_lions @havasparis @strategieslive @lemondefr #house of cards

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Retrouvez toutes les actions des Lionnes sur leur site : www.leslionnes.club

Le dernier rugissement en date des Lionnes : insurrection et détournement de la campagne Meetic de Marcel, sortie le 17 juillet 2019.

 

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Chez Les Lionnes, on ne prend pas à la légère l’Engagement. Nous sommes engagées contre toutes les formes de harcèlement, contre toutes les formes de violences subies par les femmes. Ce qui nous fait de l’effet, c’est le consentement. Nous faisons le choix du respect et de l’écoute. Nous dénonçons les pratiques délétères internes dans les agences qui nous rabaissent, nous objectivent et nous insultent. Faites le ménage dans vos agences, malheureusement vos campagnes sont un symbole. Les campagnes, qui rappellent nos maux/mots, nos verbatims, c’est NON. Ces campagnes menées par des agences dont les salarié.es et les responsables sont nos bourreaux. C’est non. #consent #itsaboutconsent #fightforyourright #feminism #adworld #campaign #sexism #ad #womensrights #metoo #leslionnes #feminist #fightclub #feminismfightclub

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Feminists of Paris : le Pari(s) des visites guidées au féminin

Feminists of Paris : le Pari(s) des visites guidées au féminin

Nous étions un samedi de début juin. Un samedi en crise féroce de bipolarité où soleil et pluie ne cessaient de se chamailler. Mais c’était aussi un samedi de découvertes et de nouvelles idées. Un samedi où l’on sait qu’on sortira de cette journée plus éveillés. Et notre meneuse de jeu ce jour là, c’était Cécile. Petite brune lumineuse au pull, au sac et aux yeux bleus roi. Souriante et douce, pendant près de deux heures, elle nous a guidés sur les traces de sorcières. Mais peut-être pas celles que vous croyez !

Nous voilà donc, petite audience attentive, sage et motivée d’une dizaine de vaillants et vaillantes, à déjouer les gouttes au coeur du quartier du Panthéon, arpentant les rues et écoutant assidûment l’histoire de « ces femmes puissantes – politiques, reines, actrices, écrivaines – qui, depuis le Moyen-Age, se sont vu interdire l’accès à des positions de pouvoir, d’influence et de gloire,  qui ont été inculpées de sorcellerie, d’hérésie, qui ont été invisibilisées » comme le décrivent les fondatrices. Chasse aux sorcières, nous voilà !

Loin de moi l’idée de vous dévoiler le contenu de cette visite aussi instructive que surprenante que je vous invite à aller découvrir, mais parce que c’est vous, sachez qu’au menu il y a de la torture, de l’amour, du prix Nobel, de l’héroïsme…et plus si affinités ;-)

En revanche, j’ai voulu cuisiner un peu notre guide sur ce joli projet qui répond au nom éloquent de Feminists of Paris.

Feminists of Paris ! C’est partiiiiii !

Bonjour Cécile, peux-tu me décrire en quelques mots ton projet ?

Feminists of Paris, c’est une petite entreprise montée avec Julie, une camarade de classe. Tout est parti d’un projet entrepreneurial dans un cours à Sciences Po. On avait 12 semaines pour réaliser un projet et on avait envie de promouvoir le féminisme. On a donc eu l’idée de créer une visite de Paris sur le thème du féminisme. La première visite qu’on a créée, c’était Street Art et Féminisme à la Butte aux Cailles, qui parle des artistes féministes, de leurs oeuvres, mais aussi de sujets militants qu’ils ou elles défendent à travers leur art. Depuis, on a créé quatre nouvelles visites et aujourd’hui, nous avions le plaisir de vous accueillir pour le lancement de notre petite dernière « La Chasse aux Sorcières, les femmes puissantes de Paris » 

Ce projet en trois mots c’est : Démystifier, féminisme et culture !

https://www.instagram.com/p/BydB4aRAhvN/?utm_source=ig_web_copy_link

Tu peux nous en dire un peu plus sur ton parcours ?

Je m’appelle Cécile Fara, j’ai 23 ans, bientôt 24 (rires) et je suis étudiante à Sciences Po. Je suis en Master d’affaires publiques et vais normalement terminer mes études en Juin 2020. J’ai vécu 2 ans à Nancy, puis 2 ans à Londres pour mes études. Et en fait, en revenant de Londres pour Paris , j’ai réalisé qu’en France, il y avait une sorte d’incompréhension du féminisme et même une forme de haine envers le mot même du féminisme. C’est quelque chose qui m’a beaucoup bouleversée en tant que personne et en tant que féministe, donc j’avais envie de travailler sur la démystification du terme. Ces visites sont venues à point nommé ! S’il y a vraiment quelque chose qui me stimule chaque jour, c’est de permettre à des personnes féministes (ou non) d’en parler librement, d’en apprendre plus et de se sentir écouter et comprises.

Premiers mots du lancement de cette nouvelle visite sur les pas de nos sorcières bien aimées !

Peux-tu me donner un peu le profil de vos visiteurs/euses ?

Oui, on arrive à en savoir un peu plus maintenant qu’on a déjà eu 1500 participants et participantes sur nos visites. On a environ 80% de femmes et 20% d’hommes. (ndlr : le jour de la visite, il y avait 2 hommes pour 6 femmes) . J’avoue que la plupart des hommes qui viennent sont accompagnants, mais beaucoup ont compris énormément de choses sur le féminisme. Pour ça, notre méthode est simple : on essaye de travailler surtout sur des anecdotes sur lesquelles tout le monde peut se retrouver. Par exemple, dans notre visite sur le Street Art, on parle des talons hauts, qui font partie de l' »uniforme »qui peut être imposé aux femmes alors que pour certaines, c’est vraiment difficile de porter des talons ! Et ça, je sais que c’est vraiment une anecdote qui fait réagir les hommes ! Ils comprennent que c’est compliqué de porter des talons à longueur de journée. Bonjour souffrance. (rires)  Je pense que c’est vraiment en parlant de manière factuelle et anecdotique qu’on peut atteindre un maximum de personnes.

J’ai vu que les visites sont également en anglais ?

Oui, dans nos groupes, on a à la fois des touristes et des locaux parce qu’on fait les visites en français et en anglais effectivement. Et je dirais que dans les visites en anglais, les échanges sont encore plus enrichissants parce qu’on a des personnes qui viennent des quatre coins du monde et qui partagent leur histoire personnelle. On a eu des personnes qui venaient de Chine, de Russie, des Etats Unis. Toute cette pluralité d’expériences, c’est génial !

En route, vers le prochain spot de découverte des sorcières de notre histoire commune

Jusqu’à maintenant, quelles sont les principales réactions que tu as eues sur ces visites ?

En général, les personnes sont assez enthousiastes mais c’est vrai qu’il y a une pluralité de féminismes. Nous par exemple, on se revendique d’un certain féminisme qui est le féminisme intersectionnel : on considère qu’il y a une intersection entre les diverses luttes, à savoir que quand on est une femme noire et lesbienne, on est plus désavantagée que quand on est une femme blanche et hétérosexuelle. Or certaines personnes ne peuvent pas vraiment se retrouver dans cette idée. Il y a aussi des personnes qui considèrent qu’on n’est pas forcément assez militantes, qui favoriseraient la non mixité au sein des groupes de visites. Ce qu’on ne veut surtout pas faire parce qu’on veut toucher les hommes aussi ! On veut toucher les personnes de tous les genres. Ceci étant dit, ce n’est pas forcément une mauvaise idée de parler de non mixité. Il y a certains contextes où c’est nécessaire pour pouvoir vraiment se retrouver sur certaines problématiques qui nous parlent, sur des sujets plus intimes, mais nous, ici, on n’a pas forcément pour objectif que les personnes parlent de choses intimes. Et puis il y a des personnes qui s’ouvrent beaucoup , des personnes qui nous ont dit « je me sens comprise maintenant », et ça c’est très important ! Il y a même des personnes qui nous ont dit « je suis féministe sans le savoir ! » (rires) Ça, pour nous, c’est la plus belle des victoires en fait ! Parce que ça veut dire qu’on a réussi à démystifier un peu, même beaucoup…! Mais oui, je pense qu’en général, ça plaît parce que c’est nouveau et parce qu’en plus de parler de féminisme, on fait redécouvrir Paris.

Peux-tu revenir sur la genèse de cette visite « Chasse aux Sorcières » en particulier ?

J’habite dans le 5ème arrondissement. La visite a lieu dans le Quartier latin. On est dans les alentours du Panthéon, sur la montagne Sainte-Geneviève. C’est un quartier où je vais énormément. C’est une zone étudiante, qui est très vivante, où on peut aller boire des coups ou aller au resto. J’avais l’impression que ce qu’on voyait le plus dans ce quartier en terme de monuments, c’était le Jardin du Luxembourg et le Panthéon, mais qu’on n’en avait jamais vraiment parlé sous un angle différent, et j’avoue que maintenant que ça fait presque un an et demi qu’on fait des visites, je vois la ville à travers le prisme des femmes et du féminisme. A chaque fois que je vais dans un quartier je me dis « Ah tiens ! Je pourrais faire quelque chose ! » (rires) et ici c’était vraiment un quartier qui me tenait à coeur étant donné que j’y vis.

Au beau milieu des bars et restaurants du Quartier Latin, Cécile abordait avec nous les sorcières à balai de notre enfance…

Quelle est ta dernière figure féministe coup de coeur ?

Ah ! J’en parlais dans la visite. Je viens de finir une biographie, Janet , par Michèle Fitoussi, biographie de Janet Flanner, une des premières journalistes femmes de The New Yorker, magazine américain. L’idée de cette visite, au fond, c’était vraiment ça : revaloriser et redonner une visibilité à des femmes oubliées, à cette femme en particulier, qui était une journaliste, écrivaine, lesbienne, qui a vécu à Paris dans l’entre deux guerres, et qui a énormément contribué à l’émancipation des femmes par son émancipation personnelle et par l’aide qu’elle a pu apporter à des amies et compagnes. Cette biographie m’a beaucoup plu, c’est pour ça que j’avais envie d’en parler dans cette visite.

Ton sur ton. C’est dans ce décor bleu merveilleux que Cécile nous parlait ici de Janet Flanner, correspondante à Paris du magazine « The New Yorker », meilleure amie d’Hemingway, femme libre, féministe, lesbienne et pionnière du journalisme littéraire.

Quelle ambition pour Feminists of Paris ?

Pour l’instant, on a cinq visites et beaucoup de personnes nous ont dit qu’elles aimeraient soutenir les artistes qu’on valorise . Certes, aujourd’hui c’était une visite à tendance historique, mais on a des visites où on parle vraiment de l’art urbain ou contemporain (pas forcément du street art). On a rencontré beaucoup d’artistes, femmes mais aussi des hommes qui font de l’art féministe, qui nous ont dit qu’ils ou elles avaient du mal à vendre leur art, à se faire connaître. De l’autre côté, on avait aussi des participants et participantes qui nous disaient  « Mais nous aussi on a envie d’acheter cet art ! » . Donc là, on va bientôt lancer une galerie d’art féministe où on va créer une plateforme pour pouvoir vendre les oeuvres des artistes, faire une intermédiation entre artistes et personnes intéressées par l’art féministe.

On va donc lancer un crowdfunding en septembre parce que c’est un projet qui demande des moyens financiers (mise en place du site internet, juridique, maintien et création de partenariats). Aujourd’hui, on a tellement de projets qu’on se rend compte qu’à deux c’est compliqué. On a déjà sept guides qui travaillent avec nous mais on a besoin d’autres personnes pour rejoindre l’aventure. On a aussi besoin de soutien financier . Pour l’instant on a tout gagné grâce à nos visites mais pas assez pour en vivre.

Notre objectif à terme : pouvoir vivre de ce projet qui nous passionne, pouvoir mener à bien les projets et avoir une qualité exceptionnelle pour les personnes qui nous rendent visite ou qui achèteront les oeuvres d’art.

Dans les ambitions européennes rêvées, Cécile nous a confié, qu’aujourd’hui, c’est Feminists of Paris, mais demain…pourquoi pas Feminists of Berlin, Feminists of London, Feminists of Marseille !!

Pour finir, as-tu une anecdote, une réaction étonnante que tu aimerais partager avec nous ?

Oui ! Ca fait un an et demi maintenant qu’on existe. Et il y a une réaction récurrente qu’on a tout le temps et qu’on ne comprend pas c’est : « Est-ce que les hommes peuvent venir ? ». Et ça, de la part des personnes avec lesquelles on voulait travailler ou de la part des participants et participantes ! C’est étrange hein ?? En fait, la plupart des personnes considèrent que le féminisme c’est uniquement pour les femmes, ce qui est juste dommage parce que c’est complètement faux ! 

Pour réserver votre prochaine visite, c’est par ICI : www.feministsofparis.com

https://www.instagram.com/p/Bxut3k_grdn/?utm_source=ig_web_copy_link

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fred* ou l’art de l’esprit paysan 2.0 : être et savoir.

Fred* ou l’art de l’esprit paysan 2.0 : être et savoir.

Il y a quelques semaines, l’hebdomadaire le 1 éditait un numéro sur le géant Facebook intitulé Facebook : la nouvelle fabrique de l’opinion.

Un monde « merveilleux » où un algorithme aussi mystérieux que vicieux nous présente uniquement les opinions qui sont les nôtres à l’infini, cocon moelleux où tous nos « amis » sont d’accord avec nous, et où toute idée contraire à la nôtre ne nous est bizarrement jamais présentée. Or le B.A -BA de toute formation intellectuelle est bien d’avoir en permanence une petite fenêtre ouverte vers cette idée…oui, elle, là, cette idée qui nous dérange, mais qu’il serait néanmoins intéressant d’écouter…ce gars, ici, qui m’intrigue par son discours « hors des sentiers battus » mais qui donne une autre vue du monde dans lequel je me débats…cette femme, là-bas, qui ne pense pas tout fait comme moi mais dont les arguments sont au moins aussi valables que les miens. Bref, la vie, le désaccord, l’écoute, le débat, le dialogue, l’échange.

Et c’est comme ça que j’ai rencontré Fred*. Fred m’a intriguée, m’a intéressée, a attisé ma curiosité et j’ai eu envie de vous faire croquer ;-)

Allons donc papoter avec celui qui va, je l’espère, gentiment vous chahuter…

1 –Bonjour Fred, qui es-tu ?

Aïe. Vaste question. Je dois t’avouer que l’exercice du commentaire de soi-même n’est pas facile, voire à la limite de la malhonnêteté…Au fond, on n’est jamais réellement tel qu’on se présente mmm ? Mais bon, si il faut vraiment y aller…alors…Je m’appelle Fred, je suis poitevin d’origine, j’ai effectué mon service militaire en Polynésie pendant 2 ans, vécu en Guadeloupe pendant 20 ans avant de revenir en Métropole en 2014. Je suis un homme atypique, avec un désir et une volonté de liberté très exacerbés, gentil et parfois provocateur. (rires)

Et si vraiment on voulait me mettre une étiquette, je dirais que je suis un paysan au sens propre du terme : je suis une personne attachée à la terre et qui a du bon sens, qui ne mange pas de fraises en janvier (rires) et qui vit de manière adéquate avec son environnement.

2- Quelle est ta vision de l’avenir ?

A court terme, je le vois très sombre, mais quand je dis très sombre, c’est pour l’humanité hein ? A contrario, la Nature, elle, va très bien s’en sortir (rires). Le système dans lequel nous vivons, ou plutôt dans lequel on nous entraîne, n’est, selon mon analyse, ni sain, ni viable, donc mathématiquement on se dirige vers de vraies catastrophes. C’est là qu’entre en scène un des principes qui gère ma vie actuellement, le principe des 3P : Possible / Plausible / Probable.

3- Mmm..tu peux développer ?

Je gère ma vie sur ce qui est probable.

Exemple :

  • ce qui est possible, c’est  que demain on soit envahit par des extraterrestres (rires)
  • ce qui est plausible, c’est que cette nuit, ma maison brûle (comme c’est arrivé à un couple d’amis proches il y a un an…)
  • ce qui est probable, c’est que dans ma vie, je vive une coupure d’électricité, que je me retrouve au chômage, que mon amie ou moi ayons un accident domestique, qu’on n’ait plus d’argent…

Voilà ce dont je me préoccupe dans ma vie quotidienne. Je veux pouvoir pallier de manière sereine à tous les probables possibles. Et surtout, outre la préparation à l’éventuel effondrement cataclysmique (rires) liée à ma vision sombre de l’avenir de l’humanité, cet état d’esprit me permet de mieux vivre ICI ET MAINTENANT, c’est çà qui est important. Et quand je dis « mieux », j’entends « moins cher et de meilleure qualité ».

4 – Tu peux me citer quelques exemples concrets au quotidien ?

a – M’occuper de mes poules : les nourrir, récupérer et me nourrir de leurs œufs, et aussi les observer pour apprendre d’elles.

b – Même chose pour le potager : enlever les herbes qu’on considère ne pas être à leur place (tout en sachant que ce ne sont pas forcément de « mauvaises » herbes), semer, planter, récupérer les fruits et légumes donc acquérir de l’expérience.  Il faut savoir que je pars du principe que tout ce qui s’achète, paradoxalement, ne vaut rien. Dés que ça passe par le biais de l’argent, c’est foutu, malsain. Tout ce qui est est bon, c’est ce que tu acquières par l’expérience, ce que tu fais pousser etc.

c – Etre en éveil permanent par rapport à la Nature.

d – Acquérir de la connaissance. Alors ça, c’est fondamental comme application concrète. Que ce soit en surfant sur Internet ou en bouquinant un livre sur de la technique, type « La maison rustique du 19ème siècle« , la bible du fermier ou du paysan. Il faut dire que je suis par ailleurs extrêmement sensible à la beauté de la langue française : Molière, Céline, La Fontaine, ça fait aussi partie de moi. C’est grâce à ces filtres là que j’en suis là et que je vois le monde de cette manière.

e – Ne plus se servir de la Nature mais être à son service. Je pars de temps en temps avec mon frère ou tout seul en forêt pour une nuit (environ 7 à 8 fois par an), pour me rapprocher de la Nature. Mais pas uniquement. C’est aussi un hommage, un moment agréable. C’est comme faire du camping. Ce sont un peu des « vacances ». On se remet au bon rythme biologique. On part avec une bâche pour se protéger de la pluie, une tente ou un hamac ; des choses qui coupent ( couteaux, coutelas, hache) ; un duvet, de la ficelle et basta !

5 – Comment tu décrirais ton mode de vie en quelques mots ?

  • Eduquer par l’exemple
  • Vivre dans les principes les plus respectueux possibles de la Nature
  • Vivre en étant le plus indépendant possible dans tous les domaines
  • Etre « léger ». Rien n’est grave…
  • Essayer d’être le plus résilient possible à tout ce qui est probable (mon fameux 3ème P du début ;-)) : quand quelque chose sort de ta normalité, tu es plus ou moins résistant. Tout à l’heure par exemple, on parlait d’une coupure d’électricité. 1h ça va, tu tiens. 1 journée déjà, tu fais un peu plus la gueule (rires). 1 semaine ou plus, pas de secret, il faut vraiment y être préparé.

Illustration de son 3ème P : avoir sur soi, dans « son sac à main » (en l’occurrence, il l’a dans son sac à dos quotidien), un certain nombre d’objets qui peuvent servir à tout moment. Dixit Fred, ce contenu n’est autre que « le couteau de poche qu’avaient nos grands-pères mais adapté au monde actuel » ©Fred

6 – Ta plus grosse peur concernant l’avenir ?

Je n’ai peur de rien (rires). Non mais sérieux ! Je n’ai aucune crainte. Tout simplement parce que je suis adepte de la phrase du maître bouddhiste indien Swami Prajnanpad qui a dit que « tout ce qui arrive, arrive pour le mieux ».

7 – Ta philosophie aujourd’hui a l’air d’être riche, réfléchie et cohérente, mais y a-t-il des moments où tu as senti que certaines de tes actions étaient vaines, exagérées ou tout simplement pas fondamentales ?

Ah oui oui ! J’apprends tous les jours ! (rires) Mon premier réflexe a été d’acquérir de l’avoir (un sac d’évacuation, une réserve de papier toilette, de savons, etc) mais c’est évidemment inutile ! Aujourd’hui, j’ai compris que l’important c’est d’acquérir de l’être et du savoir.

*Prénom modifié

 

L’ombre de Fred veille…©Fred

Carole Smile et la lithothérapie : allons jouer sur la Lune…

Carole Smile et la lithothérapie : allons jouer sur la Lune…

11 juin 2019. Fin de matinée. Pop-up store du 70, rue Notre-Dame de Nazareth, à ParisComme son (sur)nom l’indique, elle arrive avec le sourire. Tout de tatouages et de noir vêtue, (faussement) décoiffée, cheveux longs et raides qui dévalent sur ses épaules. A l’heure, et fière de l’être. Carole Nectou de son vrai nom, a une voix qui se languit, éraillée et un poil fatiguée. Oui parce que toute rayonnante qu’elle est, la nuit fût aussi festive qu’écourtée. Hier, Carole a eu 30 ans. Et oui, ça se fête. Et dignement !

Et plutôt deux fois qu’une, hasard du calendrier, j’ai pointé le bout de mon nez, le jour des 1 an de son projet. Happy birthday ! :-)

Car Carole, en plus d’être une heureuse trentenaire, future maman de « Bébé James » qu’elle porte, depuis 6 mois, en son bidou arrondi tout discrètement, est aussi la mère et fondatrice de la boutique de lithothérapie moderne « LET’S PLAY ON THE MOON* »

Oui. Voilà. Je vous vois. Aussi intriguée que vous, j’ai voulu qu’elle s’adresse à nous pour nous expliquer un peu de quoi il retournait.

1 – Bonjour Carole, en quelques mots, peux-tu nous présenter « Let’s Play On The Moon » ? (ndlr : LPOTM pour la suite de l’interview)

C’est moi ! Je suis toujours dans la lune, dans les nuages. J’aime jouer de tout. Or aujourd’hui, an a besoin plus que jamais de cette évasion. Let’s Play on the moon, ce sont des cristaux choisis pour vous faire rayonner, pour apporter du bien être au quotidien pour les hommes et les femmes modernes que vous êtes ! Le site a été lancé il y a pile un an ! D’ailleurs on attend les gâteaux qu’on offrira tout au long de la journée aux client(e)s pour fêter ça dignement !

2 – LPOTM en 3 mots ?

Good vibes. Partage. Bienveillance.

 

Les apatites bleues pour développer l’expression de soi !

 

Les mains tatouées de Carole :-) © Sonia IMBERT

3 – Carole Smile ou Carole…Nectou plutôt. Qui êtes-vous ?

J’ai arrêté l’école en 3ème, je ne me suis jamais sentie à ma place en France. C’était vraiment compliqué pour moi de me sentir épanouie, alors je suis partie vivre à Londres, sans parler un mot d’anglais, à l’âge de 20 ans. J’y ai été danseuse pendant 5 ans, mais je me suis oubliée, j’ai oublié qui j’étais. Mon « moi enfant » avait complètement disparu. Il est revenu miraculeusement il y a 4 ans parce que j’ai rencontré l’amour. Je suis alors rentrée en France.

Mon côté un peu « perchée », c’est depuis toujours par contre. (rires) . Je fais de la magie blanche depuis toute petite. J’étais et suis toujours une femme/enfant très intuitive. Je faisais du pendule avec ma grand-mère. Quand je rentre dans un lieu, je ressens tout. J’ai toujours suivi mon intuition. Avant mon départ à Londres, je sentais bien que je n’étais pas comme les autres, je savais que j’ étais plus barrée que tout le monde, dans la lune. Toujours avec 1 milliard de projet en tête. Mon grand-père italien, figure de la structure pour moi, seul homme de notre vie (je vivais seule avec ma mère et ma soeur), s’inquiétait pour moi, il ne voyait vraiment pas comment je m’en sortirai ! Et moi je lui disais que je n’avais pas besoin d’études pour y arriver. Il y avait une lumière, je le ressentais…

(Pause gourmande)

A ce moment là, l’interview a été interrompue par l’arrivée triomphale du gâteau des 1 an ! © Sonia IMBERT

(Reprise)

Ma rencontre avec les pierres n’a pas été immédiate. Quand je suis rentrée en France, j’ai suivi une école de massage pendant un an sur Paris. Je savais que je voulais donner et partager. Puis j’ai enchaîné par des formations d’aromathérapie, et de psychologie positive. Puis il y a un an et demi, mon copain et moi étions en voyage à New-York au moment de Noël. Et ça a bouleversé ma vie. Je suis rentrée dans une boutique. J’ai été parcouru par un immense frisson : « C’est EXACTEMENT ce que je veux faire ! ».  J’ai arrêté de me ronger les ongles du jour au lendemain (et je peux te dire que c’est un miracle en soi !!). Puis j’en ai parlé à mon copain, Tommy. Il est dans la finance, donc plutôt du genre terre à terre tu vois…et il m’a dit « Ecoute ton coeur ». J’ai foncé. C’était ma nature profonde, je le ressentais, j’étais franchement prête à tout pour suivre cette voie. Pour la première fois de ma vie, je me suis sentie ancrée. Je n’avais jamais été aussi sûre de mes choix.

Et puis, quelques mois plus tard, en mai, j’ai acheté mes 10 premiers cristaux. Aujourd’hui, on en a 170 en boutique.

4 – Comment se font tes choix de cristaux ?

Je me fournis aux quatre coins de la France pour rencontrer les fournisseurs. C’est moi qui choisis chacun d’entre eux. Mais depuis quelques temps, j’essaye d’y aller avec une autre personne à chaque fois parce que j’ai tendance à être toujours attirée par les mêmes :  le quartz rose, l’améthyste violet, la pierre de lune blanche et le cristal de roche.

5 – J’ai lu que tu avais pour volonté de rendre la lithothérapie accessible à tous et à toutes. Alors challenge « Lithothérapie pour les nuls ». Tu peux me dire en une phrase intelligible et simple ce que c’est ?

C’est simple. La magie de la lithothérapie c’est quand tu trouves une pierre qui va vibrer avec tes propres vibrations intérieures, qui va te faire rayonner et résonner dans ton bien être. Celle qui fera que ton « toi intérieur » puisse ressortir dans toute sa splendeur. Que t’aies la patate intérieure et extérieure quoi !! (rires)

Et puis il y a une couleur particulière qui va t’appeler aussi en résonance avec ce que tu vis en ce moment. Donc évidemment ça peut changer tous les mois. Ici notre boulot de coach consiste à te conseiller de 5 à 10 pierres qui t’accompagneront pendant plusieurs mois. Ces coaching personnalisés ont un seul et unique but pour nous : que tu aies passé un moment magique avec nous et/ou tes copines. On veut qu’en sortant d’ici, vous vous sentiez tout légers !

 

6 – Quelle est ta pierre chouchou et pourquoi ?

Comme je te le disais, je me laisse toujours guider par mes intuitions. Et en ce moment, ça ne t’aura pas échappé, je suis enceinte ! :-) Et je sens que mes pierres sont la pierre de lune blanche (pour l’intuition) et la pierre de grenat (pour la vitalité).

Carole et ses pierres d’élection ! Main gauche = pierre de lune, main droite = pierre de grenat © Sonia IMBERT

7 – J’imagine que tu n’es pas entourée que par des gens « perchés » comme toi comme tu dis :-) As-tu un exemple de personne qui se serait convertie littéralement à la lithothérapie ?

Oui on a un pote rédacteur influent au Figaro. Il a tout le temps sa pierre avec lui. Un oeil de tigre. Dans sa poche en permanence. Il s’en sert un peu comme un gri-gri quoi ! Alors que je peux te dire qu’il y a pas plus terre à terre que lui ! (rires)  Mais force est de constater que c’est une pierre qui lui fait vraiment du bien : elle réduit le stress, apporte plus de confiance en soi, rend plus optimiste, aide aux prises de décisions etc

L’oeil de tigre !! Pour la sécurité & la protection ©Let’s Play On the Moon

8Peux-tu nous faire le portrait robot de ton/ta client(e) typique ?

Ah ah ! Facile. C’est une fille. Elle lit Vogue ou Elle Magazine. Elle bosse dans la mode. Elle porte des petites Vans et la dernière petite veste trendy. Elle adore Paris Vegan (rires) 

 

9 – Si on conjugue LPOTM au futur, ça donne quoi ?

Futur proche : retrouvez-nous ici au 70, rue Notre-Dame de Nazareth dans cette boutique éphémère jusqu’au 22 juin. On vous accueille de 11h à 19h !

Future moyen-terme  : on va mettre en place un autre pop-up à partir de mi-novembre ici même. Mais cette fois-ci avec un bébé James accroché à moi ! (rires)

Présent / Futur 24h/24 : retrouvez nos produits et nos conseils bien-être en ligne sur letsplayonthemoon.fr

Jusqu’au 22 juin ! 70, rue Notre-Dame de Nazareth, métro Strasbourg Saint-Denis à Paris ! © Sonia IMBERT

*Allons jouer sur la lune

J’y vais ou j’y vais pas ? « Les Serge (Gainsbourg point barre) » à la Comédie-Française

J’y vais ou j’y vais pas ? « Les Serge (Gainsbourg point barre) » à la Comédie-Française

J’y vais : Parce que #SergeForever

J’y vais pas : Parce que quand je vais à la Comédie-Française, je m’attends à voir du théâtre, pas forcément un concert…

J’y vais : Parce que c’est le concert réalisé par des comédiens, le plus gé-nial jamais vu. (Mon petit doigt m’a dit par la suite que la distribution avait été triée sur le volet parmi les comédiens de la troupe qui avaient une formation musicale préalable. Merci @Stéphane Varupenne, comédien et metteur en scène pour l’info glissée au débotté ;-))

Quelques minutes avant le début. Décor plutôt inattendu ! :-) © Sonia IMBERT

J’y vais pas : Parce que je supporte pas la fumée de cigarette et que ça clope tout du long ;-)

J’y vais : Parce que la qualité musicale ET qualité d’interprétation des comédiens et comédiennes est exceptionnelle(@Rebecca Morder, tu fais un concert quand tu veux, je serai au premier rang !)

https://www.instagram.com/p/ByazZUZItdf/?utm_source=ig_web_copy_link

J’y vais pas : biiiiiiip !

J’y vais : Parce que j’ai eu des frissons TOUT le long !

J’y vais pas : biiiiiip !

J’y vais : Parce que ça permet d’entériner une bonne fois pour toutes (si toutefois vous aviez encore un doute), le génie de Serge Gainsbourg.

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que c’est drôle, c’est irrévérencieux, c’est classe, c’est pluriel…comme lui…

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que c’est un spectacle emprunt d »une sympathie, d’une douceur, d’une sensualité et d’un amour évident, incommensurable et sincère pour Gainsbarre.

Comédien(n)es Rock Star ! © Sonia IMBERT

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que tous ces Serge sont ultra touchants.

Chacun cherche son Serge…© Sonia IMBERT

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que c’est un hommage merveilleux et vibrant à Lucien Ginsburg (son vrai nom)

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que le Studio de la Comédie-Française est dans un lieu d’exception aussi murmurant à l’oreille de la Pyramide du Louvre.

Vue de l’entrée du Studio. Y a pire… ;-) © Sonia IMBERT

 

Entrée du Studio ! © Sonia IMBERT

J’y vais pas : biiiiip !

J’y vais : Parce que vous allez assister à la meilleure version de tous les temps de la chanson « Les Sucettes » , que France Gall a toujours interprété…disons…en toute frêle et fraîche naïveté… ;-)

Une version Gainsbourg par ici :

J’y vais pas : Parce que c’est complet jusqu’à la fin ! :-(

J’y vais : Parce que petits chanceux que vous êtes, j’ai croisé sur le quai de métro le comédien et metteur en scène Stéphane Varupenne qui m’a confié…que le spectacle, fort de son succès, reprendrait en septembre 2020 ! Alors soyez sur les starting blocks !

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…!!!!!

Jusqu’au 30 juin 2019 à la Comédie-Française. Réservations sur le site de la Comédie-Française (mais euh…il semblerait que ce soit complet complet…ça se tente en last minute en appelant la billetterie je pense : 01 44 58 15 15)

Ouh qu’elle est bonne cette excuse ! © Sonia IMBERT

Avec : Stéphane Varupenne, Benjamin Lavernhe, Sébastien Pouderoux, Noam Morgensztern, Rebecca Marder, Yoann Gasiorowski

Allez, pour finir, c’est cadeau…

 

 

 

 

Let’s Béguines with…sorority !

Let’s Béguines with…sorority !

Voilà des semaines que je voulais vous les présenter.

Voilà des semaines que je n’arrivais pas à bien tout agencer.

Voilà des semaines que je ne savais pas comment tout cela allait bien pouvoir se coordonner.

Mais ça y est ! J’ai trouvé ! Je viens de finir le texte et manifeste puissant de Chloé Delaume « Mes bien chères soeurs« , et tout fait sens. Mais oui, c’est bien sûr, voilà comment je vais vous introduire à cette communauté, qui lors d’une de mes échappées, m’a tant intriguée !

La sororité selon Chloé« Une communauté soudée, animée par la même volonté de déjouer les stratégies paternalistes et la violence sexiste ordinaire (…) La sororité est une attitude. Ne jamais nuire volontairement à une femmes (…) La sororité est incluante, sans hiérarchie ni droit d’aînesse. Cercle protecteur, horizontal (…) Une connivence tacite, communauté complice aux liens indéfectibles »

« Je sororise, Tu sororises, Elle sororise, Nous sororisons, Vous sororisez, Elles sororisent, Ils disparaissent, Iels vivent. » © Sonia IMBERT

Il est évident pour moi que les Béguines, que je m’en vais vous présenter, sont dans la lignée parfaite de cette définition de la sororité.

LET’S BEGUINES WITH… SORORITY !

Ce sont elles qui, bien avant nous, avaient tout compris !

Et si les béguines étaient les ancêtres de cette communauté rêvée à laquelle Chloé Delaume nous invite à aspirer ? Une communauté de solidarité, d’entraide, de non-jugement, d’acceptation de l’altérité, où l’homme, sans être une nécessité, ne doit pas être un danger.

Lors d’un week-end à Gand en Belgique, il y a quelques semaines, je suis tombée sur un petit article sur ces femmes hors du commun : les Béguines.

J’ai ensuite demandé à Ludo Collin, historien, prêtre du diocèse de Gand, recteur de la cathédrale de Gand et président de l’association qui gère le petit béguinage de Gand, de m’éclairer.

Petit béguinage Notre-Dame ter Hoyen à Gand, crée en 1235. © Ludo Collin – Notre-Dame ter Hoyen

1 – Qui a décidé de bâtir ce béguinage en 1235 et pourquoi ?

La Duchesse de Flandre, avec Jeanne et Marguerite de Constantinople.  Elles ont fondé des béguinages dans toutes les grandes villes de Flandres parce qu’on notait un surplus de femmes (hommes en croisade, plus de femmes que d’hommes qui naissent). Or le concil de Valence en France avait décidé qu’on ne pouvait plus construire de couvents pour les femmes. Il fallait donc trouver un moyen de réunir ces femmes solitaires, qu’on appelle les Béguines.

2 – Comment devenait-on béguines ? Qui étaient-elles ?

Pour devenir béguine on devait se présenter chez la grande dame, la cheffe, et on faisait son noviciat dans un des couvents. Dans notre béguinage, il y a sept couvents en tout. Elles vivaient dans de grandes maisons qui pouvaient accueillir jusqu’à 35 béguines et suivaient une formation dans le couvent. Après un certains temps, elles faisaient leurs vœux temporaires d’obéissance et de chasteté et continuaient à vivre dans le couvent. Quand elles avaient les moyens, elles pouvaient acheter une maison vide du béguinage en rente viagère, et pouvaient aller habiter seule dans cette maison. Là elles travaillaient le textile, prenaient soin des malades, ou vivaient de leurs revenus. En effet, les béguines de notre béguinage n’étaient pas nécessairement pauvres, c’étaient  des filles d’agriculteurs, de commerçants, donc elles avaient des rentes et des biens. Finalement, elles vivaient un peu comme dans une colocation. Les seules obligations qu’elles avaient : se rendre jusqu’à quatre fois par jour à l’église pour assister à la messe et prier ensemble. C’est comme ça que je résumerais leur vie d’ailleurs : travailler et prier en silence.

Studieuse ambiance…© Archives – Notre-Dame ter Hoyen

 

Pieuse ambiance… © Archives – Notre-Dame ter Hoyen

3 – Comment décririez-vous les béguines ?

Ce ne sont pas des religieuses, elles ne font pas de voeux éternels, ni de voeux de pauvreté. Uniquement des voeux temporaires d’obéissance et de célibat. Ce sont des femmes capables, fortes. Aux caractères très différents. Très engagées dans la vie. Certaines expertes en gestion de biens, d’autres en musique, d’autres dans le travail du textile, de la dentelle, d’autres encore dans le soin des malades, des contagieux.

Travailler la terre © Archives – Notre-Dame ter Hoyen

 

Tisser la dentelle en solo à la fraîche © Archives – Notre-Dame ter Hoyen

Et elles avaient ceci en commun qu’elles ne voulaient pas trop qu’on s’occupe d’elles. Elles voulaient être indépendantes. C’est d’ailleurs pour ça que les relations entre les évêques et elles n’étaient pas très bonnes. (rires) . Le curé devait se contenter de faire son service dans l’église mais ne devait surtout pas s’occuper de la gestion du béguinage. La gestion du béguinage, c’était pour les femmes uniquement ! Pas besoin des hommes !

Girl Power © Archives – Notre-Dame ter Hoyen

4 – Quel héritage aujourd’hui de ces béguines et de ce béguinage ?

L’héritage réside surtout du point de vue du patrimoine. Ce sont des lieux protégés comme monuments historiques. Les gantois sont très fiers de leur béguinage. Lorsque je me suis « enrôlé » dans le béguinage, particulièrement à partir de 1984 (on fêtait son 750èmeanniversaire) j’ai pris l’initiative de faire une exposition ici au musée de Gand sur l’histoire du béguinage de Gand car nous en avons quand même quatre dans la ville ! A ce moment là, il y avait encore une vingtaine de béguines à Gand. Aujourd’hui, elles sont toutes décédées. Donc l’histoire des béguines en soit, est un peu perdue…

Aujourd’hui, le Petit bégui­nage Notre-Dame ter Hoyen est ouvert au grand public de 6h du matin jusqu’à 22h

Pour retrouver toutes les informations sur ce béguinage et sur les autres béguinages de Gand, c’est par ICI 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Père de l’Enfant de la Mère » au Théâtre du Rond-Point

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Père de l’Enfant de la Mère » au Théâtre du Rond-Point

J’y vais : Parce qu’on sait qu’en allant au Théâtre du Rond-Point, on sera, à priori, surpris.

J’y vais pas : Parce que le côté un peu trop expérimental de la programmation de ce théâtre, non merci !

J’y vais : Parce que la pièce est originale et l’écriture aussi fine que perturbante.

J’y vais pas : Parce que c’est parfois un peu malaisant….

J’y vais : Pour la découverte d’un tout nouveau style, venu du Nord, la comédie catastrophe.

J’y vais pas : Parce que j’aime pas bien bien ne pas savoir si, parfois, il faut rire ou pleurer.

J’y vais : Parce que les comédien(n)es sont très bons dans ce registre.

https://www.instagram.com/p/ByTWloCotCC/?utm_source=ig_web_copy_link

J’y vais pas :  Parce que l’écriture qui suit le principe de répétition peut lasser

J’y vais : Parce que ça nous fait clairement sortir de notre zone de confort.

J’y vais pas :  Bah moi je l’aime bien cette zone justement ! ;-) C’est un peu trop trash pour moi cette écriture norvégienne…

Deux pièces en une…

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS PAS…(simplement not in the mood…)

Jusqu’au 23 juin 2019 au Théâtre du Rond-Point. Réservations sur billetreduc.com.

Avec : Camille Chamoux, Jean-Charles Clichet, Dimitri Doré

 

Devant le théâtre, le soir de la première

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Canard à l’Orange » au Théâtre de la Michodière

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Canard à l’Orange » au Théâtre de la Michodière

J’y vais : Parce que 7 nominations aux Molières 2019 et retour à la maison avec le Molière du meilleur second rôle pour François Vincentelli. Et oui !

J’y vais pas : Parce que c’est parfois un chouilla longuet

J’y vais : Parce que le jeu de l’acteur (et metteur en scène) Nicolas Briançon est EX-CEP-TION-NEL !

J’y vais pas : Parce que je suis bbbbien trop fan de la version 1979 avec Jean Poiret pour oser le défier.

Avant-goût ici :

J’y vais : Parce que TOUS les acteurs sont drôles, précis, beaux, justes.

https://www.instagram.com/p/Bxig7ufIA_j/?utm_source=ig_web_copy_link

J’y vais pas : Je sèche…

J’y vais : Parce qu’on complètement embarqués par l’univers, l’histoire, les rebondissements. On suit tout avec délectation !

J’y vais pas : non non non…aucun grain à moudre, désolée !

J’y vais : Parce que c’est un pur et bon divertissement comme on les aime : fin et intelligent.

Un bon divertissement goûteux et délicieux ! Miam !

J’y vais pas : Parce que je loupe le coche et que je ne suis pas dispo avant le 2 juin prochain, fin des représentations. Tant pis pour vous ;-)

J’y vais : Parce que ça fleure bon les pièces d’antan, l’âme de Jean Poiret plane, et grand dieu que ça fait du bien !! Nostalgie et mélancolie garantie.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…MAIS CARREMENT QUOI ! :-)

Jusqu’au 2 juin 2019 au Théâtre de la Michodière. Réservations sur billetreduc.com.

Avec : Nicolas Briançon, Anne Charrier, François Vincentelli, Sophie Arthur, Alice Dufour

Sortie de représentation…enthousiaste !

 

Laura Layousse – Lega Pace : le sport et l’art pour une trêve apaisée

Laura Layousse – Lega Pace : le sport et l’art pour une trêve apaisée

Premier jeudi du joli mois de mai. Ou presque. Déluge au niveau du Trocadéro. Les parapluies s’envolent. Je me réfugie dans un café en attendant celle, qu’aujourd’hui, je dois interviewer. Là voilà, brune et lumineuse. C’est fort à propos, merci pour le cadeau !

Laura Layousse, 31 ans. Parents libanais, petite enfance au Sénégal, parisienne depuis quelques années. Mélange de culture assurée. Elle est chargée de projet et de clientèle dans la communication à son compte depuis deux ans. Mais depuis un an, un autre bébé a trouvé grâce à ses yeux : LEGA PACE. Association qu’elle a créée et dont la mission première est « d’encourager les initiatives créatives dans le sport et la culture dans des zones à risque dans le monde ».

Comme ça m’a intriguée, je l’ai un peu cuisinée.

1- Bonjour Laura, comment est né ton projet ?

On est en octobre 2017. Je lis un article dans le journal Le Monde – Sport qui traite de l’accès au sport pour les femmes dans la Bande de Gaza. Elles jouent au soft ball avec des battes qu’elles ont fait fabriquer par un menuisier, et des balles de tennis ! Je me suis dit que quel que soit le contexte dans lequel elles étaient (interne ou externe), indépendant d’elles et de moi, ces filles arrivaient quand même à trouver la motivation, l’énergie et la volonté de jouer et de s’entraîner…en plus au baseball ! Il y avait un petit côté Rasta Rockett qui me plaisait bien aussi :-).

Alors j’ai contacté le journal Le Monde pour avoir le contact de leur entraîneur. Puis en parallèle, j’ai contacté la Fédération Française de baseball et de Softball, et la Fédération Internationale de Baseball

L’aventure pouvait commencer. On a réussi à leur envoyer 125 kg de matériel…je vais taire « comment » pour des raisons évidentes de sécurité .

2 – « Lega Pace » – Kesako ? Comment le nom est apparu ?

Je cherchais quelque chose qui représente une ligue parce que j’avais commencé par un projet sportif (même si j’aimerais qu’il y en ait d’autres par la suite : sportifs, culturels etc). Je trouve que dans les ligues sportives, il y a une union.  Et je voulais par le deuxième mot, mettre la lumière sur le fait qu’on part sur des zones assez compliquées. Au tout début c’était « War Zone League » mais je me suis dit que ça faisait trop jeu vidéo. (rires) Je voulais quelque chose qui apaise. LEGA PACE, c’est « la ligue qui fait une pause à un moment » dans un certain contexte. Ce sont des mots latins, italiens. En plus ça sonne bien (ndlr :  à prononcer « Léga Pâââtché ». :-)

3 – Lega Pace est-elle une association à connotation politique ?

Absolument pas ! Nous avons une volonté complètement apolitique ! Evidemment quand on prononce le mot « Gaza », les gens ont plein de choses qui leur viennent en tête et c’est très important pour l’association, pour moi,  de préciser qu’on ne fait pas de politique, ni en interne, ni en externe. Et c’est sûrement la position la plus difficile parce que je ne suis pas là pour faire la paix, je ne vais pas changer la politique du Moyen-Orient. Encore moins dans cette région, c’est beaucoup trop compliqué !  J’ai juste remarqué qu’il y a des gens, qui essaient MALGRE leur contexte, de s’en sortir ! Et en discutant avec d’autres personnes, je réalise qu’il y en a partout dans le monde des gens comme ça ! Alors on s’est dit avec mon vice-président qu’il fallait faire quelque chose qui s’intéresse JUSTE aux individus. Parce qu’on oublie les gens quand on parle du Yémen, de l’Arabie Saoudite. Spontanément on pense aux ventes d’armes etc. On oublie le quotidien, on oublie qu’il y a des gens qui se réveillent tous les matins, qui malgré les bombes, les conflits, ont envie de se dépenser, d’aller jouer, d’aller étudier. Donc Lega Pace c’est ça en fait : encourager ces gens, remettre l’individu au coeur et se dire qu’à des milliers de kilomètres, ou juste de l’autre côté d’une frontière, il y a des gens qui nous ressemblent.

4 – Si tu devais résumer ton projet en quelques mots ?

Initiatives sportives, culturelles, artistiques, quel que soit le contexte, on souhaite prendre des projets et les aider à se professionnaliser.  On veut aider les gens qui essaient de s’émanciper par le sport, la culture, l’art, la chanson, à sortir de leur quotidien. Je me répète mais on n’est pas là pour faire de la politique. Le contexte est posé que ce soit en Centre-Afrique, dans la Bande de Gaza etc. On est simplement là pour leur dire « En fait, votre vie est importante. Vous comptez. Ce que vous faites c’est bien et on veut vous aider à vous professionnaliser dans votre domaine »

5 – Peut-on revenir sur le projet dans la Bande de Gaza ? Qui sont ces filles ? Quelles autres types d’aides souhaites-tu leur accorder suite à ce premier envoi de matériel

A l’heure où on parle, il y a plus de 80 filles qui s’entraînent tous les jours. Elles étaient 20 au début.  Ce sont des étudiantes en université. C’est comme ça qu’elles ont rencontré le coach. Un ancien footballeur de la sélection palestinienne, qui avait appris à jouer au baseball avec un coach irakien en Egypte. Histoire complètement folle ! A l’époque, il entraînait des hommes dans les locaux de l’université. Un jour, une des filles vient le voir et lui dit « On est vingt. On aimerait apprendre à jouer au softball ». C’était en 2017. Aujourd’hui ce sont des semi-professionnelles. 100 garçons, et 100 enfants s’entraînent aussi deux fois par semaine.

Les filles (elles sont âgées de 5 à 15 ans) jouant dans les locaux de leur écoles. © : LEGA PACE

  • D’où le besoin de matériel supplémentaire.
  • On aimerait aussi lever des fonds pour pouvoir envoyer du matériel de manière annuelle, régulière parce que ça grandit énormément.
  • On voudrait construire un vrai terrain de baseball sur place.
  • Je les ai également aidées à se faire accréditer auprès du Comité Olympique Palestinien.
  • Puis on a rempli tous les papiers pour qu’elles soient accréditées auprès de la Fédération Internationale de Baseball et qu’elles puissent participer à des compétitions internationales. Pour le moment, cette petite centaine de joueurs pratiquent uniquement entre eux. Décision très bientôt. On croise les doigts !
  • On souhaiterait également créer des cliniques d’entraînement. Normalement on part bientôt là-bas avec deux entraîneurs (un de baseball, un de softball), pour aider les filles à devenir entraineurs aussi parce que jusqu’à maintenant, l’entraîneur fait tout tout seul ! Le but du voyage est d’essayer, une fois sur place, de voir quels sont les réels moyens à notre disposition pour lever des fonds. Il faut quand même savoir que l’entraîneur monte les tournois avec son argent personnel ! Il y a donc évidemment une fatigue physique mais également un gros problème financier.

Les joueuses sont également étudiantes en théâtre, en production audiovisuelle, en littérature anglaise. © : LEGA PACE

6 – C’est moi ou le fait que ton projet soit précisément pour l’épanouissement et la professionnalisation de filles dans un milieu où ne les attend pas (le baseball) t’a particulièrement touché ?

Alors il faut quand même dire que je ne connaissais rien au baseball avant de m’intéresser à ce projet ! Tout comme je ne connais rien à la peinture et qu’il y a peut-être un collectif de peinture qui va m’intéresser un jour. (rires)

Ensuite, oui ! Que ce projet soit avant tout porté par des filles me touche. Je suis née et j’ai grandi en Afrique, je suis d’origine moyenne orientale. J’ai grandi loin de tout conflit au Sénégal dans un contexte multiculturel, multiconfessionnel, où justement, une fille a le droit de faire du sport, et plus globalement de faire ce qu’elle veut ! Et puis j’ai un papa très très féministe. J’ai eu la chance d’avoir un père qui n’a eu de cesse de nous répéter à ma sœur et à moi « une fille doit être courageuse ! ». On n’apprend pas aux filles à être courageuse ! On leur apprend à être parfaite, gentilles douce, la plus jolie, la meilleure de la classe.

J’ai cette étude édifiante en tête qui me sidère. Si une fille ne correspond pas à 100% à une offre d’emploi, elle n’y répondra pas ; un homme, il suffit qu’il ait 60% des critères et bam ! Il y va ! Donc c’est clair ! On apprend aux petits garçons à être courageux et à oser. On est deux garçons et deux filles dans la fratrie. Mais des quatre, celles qui ont fait les trucs les plus fous, ce sont les filles !! « Vous êtes mes filles, vous avez un père courageux. Vous n’avez pas le droit d’avoir peur. Vous pouvez TOUT faire »

Laura Layousse. Si elle devait résumer son projet en trois mots : émancipation, courage, justice ! © : Sonia IMBERT

7 – Dans quel contexte et comment est-ce que tu as pu observer pour la première fois les bienfaits du sport ?

Au Sénégal. Quand tu joues au foot sur la plage, t’as tout le monde sur le terrain ! Que ce soit les enfants défavorisés, favorisés, enfants d’expatriés italiens, de grands ambassadeurs français. Ça a une vertu de cohésion évidente ! 

On a toujours été sportives dans notre enfance. J’ai fait beaucoup de courses. Je suis blessée maintenant mais j’adapte. Je fais au moins 4 à 5 séances de sport par semaine. C’est très important pour moi le sport, et plus globalement pour les filles ! On se sent tellement mieux dans notre corps. Le sport d’équipe au Sénégal m’apprenait à ne pas rivaliser avec mes amies, à ne pas être le genre de fille qui va être en compétition avec les autres mais à être le genre de filles qui va aider les autres.

Pour moi c’est ça le sport ! C’est social, c’est culturel. Surtout si on revient en arrière, qu’on va regarder la fin de la ségrégation. Voir qu’on intégrait les enfants noirs dans les équipes de football. Pareil pour l’apartheid ! (Bon…à voir si ça a marché…) C’est une intégration sociale. Et regarde les Jeux Olympiques de 1936 à Berlin. Hitler avait refusé de serrer la main du sprinter noir américain Jesse Owens, grand vainqueur !  Donc en fait c’est un outil de pouvoir aussi le sport. Voilà pourquoi ça me touche énormément.

Une petite fille en pleine compétition avec le matériel envoyé par l’association l’année dernière © : LEGA PACE

8 – C’est aussi pour ça que tu souhaites intervenir dans des zones « difficiles » ? Pour essayer de leur ouvrir les portes vers d’autres mondes ?

Je suis consciente de l’ouverture d’esprit que j’ai eue grâce à mon père et au Sénégal. C’est certes, un pays à majorité musulmane mais c’est un pays laïc, et à vrai dire, on a toujours très bien vécu avec les autres . Chacun a sa communauté mais les communautés vivent très bien ensemble. J’ai découvert un « problème » de communauté quand je suis arrivée en France après le BAC. Si j’étais d’origine arabe, c’est que j’étais musulmane, si j’étais musulmane, c’est que j’avais des opinions. Et j’ai entendu des choses du style : « Ah mais vous êtes bien intégrée dis donc ! ». Même ce mot « intégration », mais moi je n’en ai jamais eu conscience !  Je me sens autant sénégalaise que française. Ma bi-nationalité est très importante parce que c’est ma culture ! Donc oui j’ai été éduquée dans le catholicisme mais à aucun moment l’islam ne m’a dérangée, à aucun moment je ne me suis sentie agressée. Quand j’ai réalisé la chance que j’avais et que j’ai lu cet article, je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose ! Certes, toi t’as eu cette chance d’ouverture sur le monde, sur les autres, sur le sport, sur l’émancipation, sur la religion, sur les femmes etc.  mais si tu ouvres les yeux, tu vois bien que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Alors il faut agir.

Non le baseball n’est pas qu’une histoire de filles ;-) © : LEGA PACE

9 – Quel rêve, ambition as-tu pour Lega Pace ?

  • C’est une association pour l’instant, j’aimerais que d’ici dix ans, ce soit une fondation.  C’est le but pour essayer d’obtenir des bourses notamment. J’essaye d’être patiente. Quand tu vois qu’on m’alloue un matériel au mois de novembre et qu’il arrive là-bas 6 mois après, tu comprends qu’il faut être patient :-)
  • Aujourd’hui, on est quatre dans l’association. Les plus actifs sont le vice président et moi. Mais aussi et surtout les entités qui m’entourent, les Fédérations dont on a parlé, qui sont un support incroyable depuis le début ! Le Président de la Fédération Française de baseball et de Softball, qui a deux filles, et ceux qui travaillent avec lui notamment. Ils se sentent énormément touchés par la cause. Ils pensent que le sport féminin doit être beaucoup plus promu !
  • A long terme, j’aimerais lever des fonds pour engager des gens, pour donner un aspect un peu « corporate » à l’association. Avoir quelqu’un qui ramène des fonds pour pouvoir prendre d’autres projets .
  • Mon but c’est qu’à chaque fois que je ferai un projet qui n’aura peut-être rien à voir avec le baseball (dans un an ce sera peut-être la peinture, le football etc), c’est de réunir tous les acteurs autour de cette cause, parce qu’on peut rien faire toute seule. On revient à cette histoire de « ligue »…

Pour vous renseigner, l’aider, donner, léguer, partager, échanger avec Laura, c’est par ici : www.legapace.com

Une des petites filles de l’équipe. Souriante et déterminée ! © : LEGA PACE

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le gros diamant du Prince Ludwig » au Palace

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le gros diamant du Prince Ludwig » au Palace

J’y vais : Parce qu’un Molière , ça attise ma curiosité. (Molière 2018 de la meilleur comédie)

J’y vais pas : Parce que le marketing et la publicité moliéresques ne marchent pas sur moi. Molière 2018 ? So what ?

J’y vais : Parce que c’est un vrai show à l’américaine. On en a plein les yeux.

J’y vais pas : Parce que c’est un vrai show à l’américaine. On en a plein les yeux…et les oreilles…brouillon. Aïe. Fatigue. Arrêtez de hurler s’il vous plaît ! Too much !!!

J’y vais : Parce que le travail sur les décors est d’une minutie incroyable.

Démontage de ce décor dingo !

J’y vais pas : Parce que je me suis ennuyée…endormie…oups…

J’y vais : Parce que les détails de mise en scène, du rythme des dialogues et de la minutie millimétrée des situations que demandent cette comédie est bluffant.

J’y vais pas : Parce qu’il y a des problèmes de compréhension lorsque les musiciens jouent en même temps que les comédiens. On tend l’oreille, on ne comprend pas tout (notamment au tout début !!), ça agace…

J’y vais : Parce que ce petit groupe jazzy en live est, par ailleurs, ort agréable.

Musiciens ET comédiens !

J’y vais pas : Parce que le jeu est trop « grotesque » pour moi…sorry…

J’y vais : Parce que même si ça n’a pas fonctionné sur moi, le public était en feu, à éclater de rire, heureux…

https://www.instagram.com/p/BxQYV4KnNLv/?utm_source=ig_web_copy_link

J’y vais pas : Parce que quasiment TOUTES les situations usent du comique de répétition dont je ne suis pas fan…

Une petite bande-annonce pour que vous voyiez de quoi on parle ;-)

J’y vais : Parce que c’est un divertissement pur avec des situations coquaces, jubilatoires, démonstratives.

La comédienne Miren Pradier, qui joue Caprice Trois Gros, est excellente !

J’y vais pas : Parce que je ne suis simplement pas la cible visiblement. Spectacle qui doit plaire énormément aux enfants, ados etc.

J’y vais : Parce qu’il y a UNE scène qui nous retourne le cerveau et qui relève de l’exploit scénique ;-)

J’y vais pas : Parce que l’humour, ça n’se négocie pas

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS PAS…

Jusqu’au 30 décembre 2019 au Théâtre Palace. Réservations sur billetreduc.com.

Avec : En alternance : Aurélie de Cazanove, Guillaume Collignon, Pierre Dumur, Lionel Fernandez, Stephan Imparato, Jean Marie Lecoq, Miren Pradier, Carmen Maria Vega, Pascal Provost et Nicolas Reynaud

Le Palace, célèbre théâtre parisien reconverti en discothèque mythique dans les années 1980, puis redevenu une salle de spectacles en 2008…

 

Restos Bébés du Coeur…pour les mamans !

Restos Bébés du Coeur…pour les mamans !

Mercredi. Jour des petits. Début d’après-midi. Temps clément mais petit vent…

J’arrive en avance au Resto Bébé du Coeur de la rue coustou, à Paris, pour m’entretenir avec la responsable, Lucienne Berchel, sur leur activité.

Le Resto Bébé n’ouvre que dans une heure et pourtant, en arrivant, je tombe nez à nez avec une maman, blottie sous le préau, à l’abri, donnant le sein à son petit.

Lucienne, gracieuse retraitée, à l’accent charmant, m’expliquera plus tard qu’ « elles arrivent très tôt oui ! Elles veulent être parmi les premières. Mais nous n’ouvrirons que quand tout sera prêt ! ».

Alors qu’elle nettoie, range, indique aux autres bénévoles quoi faire, distribue les tâches « Ah bah, Hedia, tiens, il faudra désinfecter les tables aussi. Et Sabine, s’il te plaît, tu peux trier les boîtes de lait ?», Lucienne s’inquiète, elle n’a pas même pas encore trouvé le temps de manger ! Qu’à cela ne tienne, Sabine, son bras droit, et elle, peuvent filer. Je reste là, avec les autres, pour aider. Ma mission ? « Tu mets les chaises ici, bbbbien alignées hein ? Et tu peux installer le tapis de jeu avec quelques coussins aussi. Merci ! » m’indique Lucienne avant de s’échapper acheter son repas de midi.

Autoritaire, méthodique, généreuse, impliquée…mais là, on peut le dire, Lucienne est un peu stressée. D’autant que ce satané mal de dos recommence à la lancer…

En attendant Lucienne qui reviendra manger dans ce bureau, un ami veille…

Ca y est, Lucienne revient. A peine le temps d’engloutir son plat, je suis déjà là, à réclamer mon entretien, vite vite avant que le Resto Bébé ne soit plein ! L’interview n’a pas débuté, qu’elle commence à me faire part de ses petites inquiétudes du moment « Quand je fais quelque chose je vais jusqu’au bout, je le fais bien, je n’arrive pas à a faire les choses à moitié. Faisons vite, il faut que je sois à mon poste, c’est moi qui accueille les mamans. » 

INTERVIEW LUCIENNE BERCHEL, RESPONSABLE DU RESTO BEBES DU COEUR COUSTOU

Qui êtes-vous Lucienne ?

Je suis une ancienne libraire, retraitée, qui a décidé de ne pas rester devant sa télé à regarder les problèmes et qui s’est dit qu’il fallait contribuer, essayer d’aider, participer. Un jour, je me suis dit, allez, j’y vais ! Quand il fallu choisir une association, j’ai tout de suite pensé aux Restos du Coeur. Ici, pas de politique, on ne regarde pas de quel côté les gens sont, ni de quelle couleurs ils sont, ni même leur religion. On reçoit tout le monde !

Quel a été votre parcours avant d’arriver à Coustou ?

J’ai commencé dans le 15ème arrondissement dans le Resto Bébé d’AllerayLes mamans me parlaient assez facilement. Je les écoutais, je les informais, ça se passait très bien.

Lorsque l’on m’a proposé de prendre la responsabilité de ce Resto Bébé, j’ai tout de suite accepté car il est près de chez moi. J’ai continué d’être bénévole au Resto Bébé d’Alleray, puis j’ai dû arrêter car la charge de travail ici à Coustou ne me permettais pas de faire les deux.

Quel est le rôle de Restos Bébé du Coeur ?

  • Accueillir les mamans qui ont des enfants de 0 à 18 mois.
  • Essayer de les aider du mieux qu’on peut, les écouter. Quelquefois elles ont juste besoin de parler Elles vivent dans des chambres d’hôtel pour la plupart ou chez elles, mais elles sont souvent seules avec leurs enfants. Elles n’ont pas beaucoup de moyens, donc elles sont contentes de venir ici passer un moment. Vous savez, c’est déjà pas mal !
  • Leur donner ce dont elles ont besoin pour le bébé : des couches, du lait, des petits pots, des produits de soin etc.

Pouvez-vous nous décrire un peu le profil des mamans qui viennent ici ?

Les femmes qui viennent au Resto Bébé du Coeur sont forcément inscrites aux Restos du Coeur. Ce sont des femmes qui sont très courageuses. La plupart sont originaires de pays d’Afrique. Il ne faut pas penser que comme elles sont étrangères, ce sont des feignantes qu’elles viennent pour être assistées. Pas du tout ! Quand elles racontent leur parcours, quand elles vous disent pourquoi elles sont là, c’est impossible de rester insensible .

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

  • Sans aucune hésitation, ne pas avoir de vêtements, chaussures, matériel de puériculture pour les enfants de 9 à 18 mois. Ce matériel nous manque pour travailler correctement ! Mais nous sommes une association, donc cette aide ne peut venir que des dons que nous pourrions recevoir.
  • Engager et fédérer les équipes. C’est primordial l’engagement, on ne vient pas là « pour faire bien ». Quand on prend la peine de s’inscrire dans une association comme celle ci, il faut vraiment s’engager. Personnellement, je travaille en tant que responsable au moins 4 jours par semaine, alors que le Resto Bébé est ouvert tous les mercredis de 14H à 16H pour les mamans. S’engager pour moi c’est être disponible, et ne pas prendre de rendez-vous le mercredi. En effet, il y a toute une préparation, puis un rangement à faire avant et après la réception des mamans. Et je dois transmettre cette envie à mon équipe pour ne pas que certaines se découragent et partent.

Lucienne, à son poste, prête à accueillir les mamans. « Tenez mesdames, un p’tit bonbon ! ». 4 mots clés pour résumer sa mission : DON, ECOUTE, AIDE, ENGAGEMENT. 

UNE EQUIPE DEVOUEE

Pendant ce temps, les bénévoles arrivent au compte goutte. « Salut mesdames ! Ca va ? lance l’une d’entre elles. « Bah ça ira mieux après un café ! ». Bien rétorqué.

Outre Sabine et Lucienne, elles étaient 6 en tout ce jour là. Uniquement des femmes. Odette, la première arrivée comme bénévole, 73 ans. Hedia, petite nouvelle, 34 ans. Marie-France, 69 ans. Roxane, sa fille, 33 ans, et Maud, 69 ans.

Et Anne Ladevie, graphiste, bénévole ici depuis 8 mois, qui s’éclipse du groupe pour répondre à quelques-unes de mes questions…

Anne a choisi d’être bénévole ici « en partie pour les enfants ».

Ce qui ressort de notre entretien ?  La surprise d’Anne, qui ne s’attendait pas à çà. « Je m’attendais à une distribution de nourriture, comme le font les Restos du Cœur, je m’attendais à partager des repas  avec les mamans mais pas à ce type d’accueil qui est plutôt psychologique finalement. Elles ont besoin de parler. Nous, on est là pour les écouter. C’est assez difficile parce qu’on ne se sent pas toujours légitime. Ca n’est pas vraiment notre rôle de trouver des solutions concrètes à leurs problèmes. Problèmes de papier, de logement, de santé , finalement on n’a aucun levier. A part appeler deux ou trois numéros…et encore ! Mais bon… on essaye de les guider ! ».

Un centre finalement plus pour les mamans que pour les enfants. Anne constate : « Les enfants n’ont pas de problème en fait ! Là, on pourrait intervenir ! On a des anciennes pédiatres, des gens qui ont travaillé dans des PMI (ndlr : Centre de protection maternelle et infantile)…mais je réalise qu’on a peu de conseils à leur donner. Les mamans sont bien alertées par les PMI, elles sont bien conseillées. Et je dois dire qu’elles sont très vigilantes, très aimantes. »

Ce qui la touche particulièrement ? « La grande qualité de l’attention des mamans envers leurs enfants. On les sent heureux ! Et leur dignité exemplaire. Elles se plaignent très peu, même si nous on sait dans quelle grande difficulté elles sont parfois. »

Ce qui l’intrigue ?   » Beaucoup de mamans ont la même origine géographique, l’Afrique de l’Ouest. La plupart sont issues d’une immigration liée à l’excision de ces femmes dans les pays en question. Très peu viennent de pays en guerre

Trois mots ? « Fraternité  : entre nous et entre les mamans entre elles. Beaucoup de joie : les enfants courent partout et sont heureux, mais aussi de la peine : les parcours sont tous assez similaires… »

Cette année, en septembre, les Restaurants du Coeur fêteront leur 34 ans

13H50. Ces dames sont enfin prêtes à accueillir les mamans qui trépignent à la porte d’entrée. Reste encore à préparer les tickets. De jolis coeurs roses découpés avec des numéros attribués. « C’est pour que chacune ait un numéro. Comme à la sécu ! Pour pas qu’il y ait de chahut » s’amuse Odette.

https://www.instagram.com/p/BwE9cXNBJ1z/?utm_source=ig_web_copy_link

C’est également elle qui est en charge de l’atelier l’atelier cuisine du jour !

  • Alors mesdames, aujourd’hui, sucré ou salé ? Ce sera soupe ou compote !
  • Ah et avant que j’oublie n’oubliez pas de me donner vos cartes pour qu’on puisse enregistrer votre venue.
  • Alors vous lavez d’abord vos légumes. Ensuite, pour éplucher les courgettes, prenez l’économe sur la table et mon petit truc, c’est un oui et un non ! Voilà, comme ça, vous alternez, un trait avec la peau, un trait sans.
  • Et maintenant, vous les coupez en petits morceaux et le baby cook va se charger de cuire et de finaliser votre petit pot !

LE PASSAGE D’UNE MAMAN, MME SATOU TRAORE, AU RESTO BEBE

Satou Traoré est ivoirienne. Si elle vient ici toutes les trois semaines avec son bébé, c’est pour recevoir « plus de couches et de lait » mais surtout, elle l’avoue, quand elle arrive chez elle, un simple regard sur son enfant suffit à l’apaiser « on voit sur le visage de mon bébé, il aime bien venir ici ! » . Et ces quelques heures passées aux Restos Bébé ce sont aussi des retrouvailles avec d’autres mamans. Satou raconte :  « souvent on se connaît, on rencontre de nouvelles personnes. On est là depuis 14H et quand on a fini, on sait qu’on pourrait partir mais comme on a des copines, on reste avec elles, après on cause, et on part ensemble ! ». Mais même si le Resto Bébé est d’une grande aide, elle dit se rendre également régulièrement à la distribution des Restos du Coeur pour obtenir des produits « pour nous mêmes, ainsi que pour les bébés ».

Pour retrouver toutes les activités et les horaires d’ouverture du Centre d’Accueil et de Distribution Alimentaire qui accueille les Restos Bébés du Coeur, rendez-vous au 4bis, rue Coustou, 75 018 Paris, et/ou cliquez par ICI.  Au programme : distribution relais, cours de français, bibliothèque, aide à la recherche d’emploi etc.

Pour être bénévole ou pour faire un don directement aux Restos Bébés du Coeur de Coustou, contactez Lucienne Berchel au 06 09 59 45 70. Elle se fera un plaisir de prendre rendez-vous avec vous et de vous accueillir !

Et bien sûr, ils en ont toujours besoin, pour soutenir l’association Les Restos du Coeur dans sa globalité et donner du temps et/ou de l’argent c’est par LA

 

Voyage au bout de la nuit…

Voyage au bout de la nuit…

Il y a de cela quelques semaines, un coup de fil m’informait que quelques jours plus tard, à la télé je passerai, car j’avais été sélectionnée.

Pour y faire quoi précisément ? Eh bien pour lire, tout simplement ! :-)

Pour lire une oeuvre majeure de la littérature française de mon choix.

En effet, dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, C8 et le ministère de la culture ont jugé bon d’organiser un concours de lecture L’Art de dire – Voyage au bout de la nuit.

Et j’en suis ! Me voilà donc, 3h durant, à lire devant les téléspectateurs noctambules, somnambules, lève-tôt, couche-tard, insomniaques, maniaques, soucieux ou anxieux, des extraits du roman épistolaire du 18ème siècle Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos.

https://www.instagram.com/p/BvwHOZkBBmS/?utm_source=ig_web_copy_link

Et dans la nuit du mardi 30 avril au mercredi 1er, premier jour férié du joli mois de mai, j’ai donc (je l’espère), bercé, intéressé, accompagné ces téléspectateurs amateurs de la nuit entre 3h et 7h du matin !

Pour revoir l’émission dans son intégralité, c’est par là ! :-)

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-1-6/p/1534368

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-2-6/p/1534378

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-3-6/p/1534370

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-4-6/p/1534376

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-5-6/p/1534379

https://www.mycanal.fr/d-8-divertissement/l-art-de-dire-voyage-au-bout-de-la-nuit-le-concours-sonia-lit-les-liaisons-dangereuses-de-c-de-laclos-6-6/p/1534380

Et pour savoir si je suis parmi les premiers et si je serai susceptible de gagner, il faudra attendre le 24 juin prochain ! :-)

24h avec votre meilleure amie à Paris

24h avec votre meilleure amie à Paris

24h chrono. Vous avez 24h top chrono pour faire découvrir votre ville à votre meilleure amie débarquée hier à Paris.

Nous, on serait vous, voilà ce qu’on l’on ferait : chiller dans votre quartier, papoter, se balader et manger. 24h c’est court , très court ! Alors plutôt que de courir dans toute la capitale, prenez le temps et profitez de ce qui se passe en bas de chez vous. A coup sûr, votre programme fera des jaloux !

Si comme nous, vous vivez dans le 18ème arrondissement, voilà quelques petits conseils gourmands…

1 – Pour bien commencer la journée, un copieux petit-déjeuner.
Pendant que votre amie dort encore, faufilez-vous sans faire un bruit, et allez lui acheter de bonnes petites viennoiseries. Un pain au chocolat fondant, une baguette moelleuse et croquante sous la dent, et tiens…même un petit croissant !
La boulangerie du Square (50 rue Hermel – 75018 Paris), notamment, nous fait craquer ! Leur pain au chocolat…mama Mia !
2 – Ensuite, le ventre plein, la journée peut commencer, une petite balade pour digérer
Une petite douche et c’est parti pour un tour de quartier ! Faites lui découvrir votre quotidien. Le petit café du coin, le kiosquier près du métro où vous achetez votre journal du matin, le maraîcher où vous dégustez de bons fruits et légumes bio (eh oui ! pour un corps sain).
Notre conseil, c’est Primeur Ethique (64 bis rue du ruisseau, 75018 Paris). Vous allez adorer !

5 fruits et légumes par jour. Oui, mais 100% bio et sélectionnés avec amour ! © Primeur Ethique

3 – A l’heure du déjeuner, direction votre cantine de quartier
La flemme de faire à manger ? Alors allez juste à côté, dans votre cantine préférée ! La Recyclerie (83, boulevard ornano, 75 018 Paris) . Pour moins de 15€, plat+dessert+café ! Produits locaux, frais et faits maison. C’est pas cher et c’est bon !
Pour voir d’où viennent les oeufs de votre omelette à midi, c’est par ici :

Et hop ! Un oeil sur le menu !
4 – Repos du guerrier. Sieste bien méritée.
A 20mn à pied, juste le temps de digérer, allez vous reposer sur les pelouses du Parc Clichy-Batignolles – Martin-Luther-King (147, rue Cardinet, 75017 Paris). C’est vert, c’est frais, les pelouses sont moelleuses et le cui-cui des oiseaux va vous apaiser !

Jardin du rail du parc Martin Luther King © Jean-Claude Forget – Mairie de Paris

5 – L’heure de l’apéro est arrivé !
Pour l’apéro, direction Montmartre. Que diriez-vous de siroter un petit verre sur les toits de Paris ? Rendez-vous au Terrass’ Hôtel (12-14, rue Jospeh de Maistre, 75 018 Paris). Cocktails un peu chers mais tapenade à prix réduit ! Vue imprenable sur la Ville lumière garantie. Votre amie en sera éblouie !

 

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6 – Dîner en toute simplicité
Enfin, pour finir en beauté cette belle journée, amenez votre amie dîner dans un restaurant de quartier pas cher et tout coquet à quelques pas de là où vous étiez. Spécialités khmères, cambodgiennes et thaïes préparées chaque matin avec des ingrédients du marché. Le petit supplément ? Sourires à à volonté.
C’est au Cambodge Montmartre (20, rue Yvonne le Tac, 75 018 Paris)

Nems et boeuf de cacahuètes saupoudrées ! Régalade assurée !

 

Et voilà ! Journée terminée. Faites de beaux rêves. Prochaine venue de votre amie, on vous amènera dans d’autres coins secrets de Paris !

J’y vais ou j’y vais pas ? Edouard Baer dans « Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce » 

J’y vais ou j’y vais pas ? Edouard Baer dans « Les élucubrations d’un homme soudain frappé par la grâce »

J’y vais : Parce que c’est Edouard.

J’y vais pas : Et alors ?

J’y vais : Parce que j’aime son univers, sa gouaille, sa posture, son allure. Bref, parce que je suis fan (et ils sont visiblement nombreux dans la salle ;-)

J’y vais pas : Parce qu’il le sait, et que ça cabotine parfois un peu trop…

J’y vais : Parce que c’est sensible, grave, enlevé, léger, nostalgique, mélancolique, drôle, métaphysique.

J’y vais pas : Parce que le soir où on y va, on a à faire à un public de tousseurs, d’éternueurs, de commentateurs…Bref, de purs gâcheurs de bonne humeur…

Le public gâcheur…grrrrr !

J’y vais : Parce qu’on découvre des textes touchants, troublants, gourmands.

J’y vais pas : Euh….

J’y vais : Parce que ce petit duo (Christophe + Edouard) est assez touchant

https://www.instagram.com/p/BwaPx-gntS3/?utm_source=ig_web_button_native_share

J’y vais pas : Parce qu’avoir à faire à un public conquis peut quelque peu biaiser notre avis

J’y vais : Parce que la mise en abîme de la pièce dans la pièce est, ma foi, plutôt réussie !

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…

Feu vert pour aller voir Mister Baer… :)

Jusqu’au 15 juin 2019 au Théâtre Antoine. Réservations sur billetreduc.com

Au frais, tes oeufs tu mettras

Au frais, tes oeufs tu mettras

Cette histoire débute il y a environ 2 ans…

Il y a environ 2 ans, Anne* vit au Moyen-Orient, Anne est célibataire, Anne a 34 ans, Anne fait le bilan…et Anne n’a pas d’enfants.

Aucun drame à l’horizon, mais elle sent bien que pour trouver chaussure à son pied, loin loin là-bas, dans ces contrées, elle risque fort de galérer.

Alors, un jour, voyant le célibat s’abattre dangereusement et longuement sur toutes les femmes expatriées des environs, aussi « sublimes » soient-elles me dit-elle, elle décide de faire ses clics et ses clacs, et de rentrer en France, « histoire de se laisser une chance ».

Non que l’envie d’être mère soit une envie qui la tiraille depuis toujours. Non. Anne fait partie de celles qui pensent que l’ « appétit vient en mangeant ». Petit 1, un copain, petit 2, voir si le fait d’être en couple donne envie d’aller plus loin et de faire d’éventuels bambins. Car la petite trentaine, sans être désertique, lui apporta des histoires somme toute assez basiques. Un célibat « on-off » comme elle le décrit sans aucune note d’amertume dans la voix. Simple constat.

La petite graine commence à germer…

Puis un jour, autour d’un café, une amie d’Anne lui lança : « Ca te dirait pas d’aller à Barcelone avec moi ? » , « Pour faire quoi ? », « Pour congeler mes ovocytes », « … ». Anne en resta coi. Jamais elle n’avait entendu parler de ce curieux procédé.

Pourtant, la petite graine germa et Anne commença à se renseigner, à fouiller, à se documenter sur le sujet. Après tout, pourquoi pas ? Du dégoût (injections d’hormones à répétition et effets secondaires indésirables, caution d’un business juteux qui fait débat),à la décision, en passant par l’hésitation, au bout de 8 mois, Anne a fait son choix. Elle est prête à plonger. Le but : pas tant avoir un bébé que se laisser ouvertes toutes les possibilités .

Contrairement à de nombreuses femmes qui vivent cette expérience seules, mal entourées ou sous l’empire souverain de la culpabilité (proches, corps médical, société), Anne, elle, est bien accompagnée. Une généraliste empathique et compréhensive qui lui propose de faire un bilan de fertilité et la dirige vers une gynécologue à même de la guider dans son projet. Et surtout une amie avec laquelle elle décide d’entamer officiellement le parcours du combattant. Méthodiques, rapides, pointilleuses, stratèges et déterminées. Ensemble, elles ont un plan d’action rondement mené. Partage des tâches, rétroplanning, appels et emails aux cliniques sélectionnées. L’une gère la Belgique, l’autre l’Espagne. Au final, les choix divergent…

Mais pour Anne, en tout cas, un mot d’ordre : Espana !  A Barcelone, elle ira. Aux frais, dans une clinique loin là-bas, ses œufs elle mettra.

Viva Espana !

Après un premier voyage de repérage où, seule, elle s’arme de courage, elle part rencontrer les équipes médicales qui lui présentent en détail le reste du process. Mais si un souvenir demeure, c’est celui d’avoir été enveloppée d’un voile épais de solitude faisant écho à ses longues années d’expatriée. Or de cette solitude, elle se serait bien passé.

A ce moment là, niveau appart, Anne est en plein dans les cartons, et vient de retrouver un boulot, donc niveau stress et organisation, c’est un poil costaud. Entre les consultations, l’achat des produits d’injection, les échographies à répétition, les prises de sang pour vérifier où la grosseur de ces ovocytes en sont…Heureusement qu’Anne est plutôt du genre « Tu l’as dit, tu le fais », sinon, c’est peut-être là qu’elle aurait abandonnéeCette fébrilité atténue le voile de solitude qui l’enveloppe à nouveau dans les salles d’attente des centres d’échographie. Autour d’elle, des femmes qui « échographient de vrais bébés, entourées de leur moitié, alors que toi, t’es là pour échographier…des œufs, esseulée ! ». 

Et puis est arrivé ce fameux jour où la clinique barcelonaise l’a appelée pour lui dire que l’heure était arrivée, que ses ovocytes étaient à maturité. Cette fois dans son barda : quelques économies, un bon ami, une forte dose d’énergie, et c’est reparti. Direction la congélation.

Voyage, anesthésie, et revoilà notre douce amie. 

Et toi t'(en) as eu combien ?

Puis le résultat. « J’ai pondu 17 ovocytes ! » . Pas mal semblerait-il. De quoi souffler, en attendant l’arrivée de celui avec qui elle décidera (ou pas) de les utiliser.

Ce jour, elle s’en souviendra. Un vieil ami avait fait le voyage avec elle. La journée était belle. Le soleil barcelonais tapait de plein fouet. Anne se rappelle même s’être pris un coup de soleil sur le coin du nez.

C’est ici que l’histoire aurait pu se terminer…

Seulement voilà, la vie, joueuse, s’en est mêlée. Un mois après, derrière un écran, en swipant nonchalamment, v’la ti pas que débarqua le Prince Charmant…celui qui, quelques mois plus tard, lui annonça qu’il voulait être Papa. « Il te reste quelques ovaires pour en faire naturellement » ? lui demanda-t-il fébrilement. « Oui oui » répondit Anne, ravie. Alors c’est parti !

Aujourd’hui, Anne est enceinte de 4 mois.

Alors ? Des regrets ?

Elle n’a aucun regret, se dit que peut-être, grâce à cette expérience,  « les lignes ont bougé. Dans ce marché du célibat, j’étais dans une indécision permanente. On se dit toujours qu’on peut trouver mieux. Mais le fait de mener cette expérience à bout, d’éprouver une fois de plus cette douloureuse sensation de solitude, m’a surtout permis de réaliser ce qui est était vraiment important pour moi » . Soudainement, ses œufs aux frais, elle était rassurée… Enfin elle pouvait aborder ses prochaines rencontres avec plus de sérénité…Et c’est là que sa moitié est arrivée.

Anne aurait un simple souhait. Que la France avance un peu dans ses positions et légalise la pratique. Elle argumente : « pas forcément une prise en charge mais au moins l’autorisation légale. Pourquoi embêter les femmes avec ça ? Le business model des cliniques est le suivant : récupération des ovocytes, stockage gratuit pendant 2 ans, ensuite tu payes un « loyer » si tu veux les conserver. Sinon, au bout de 2 ans, soit tu en fais don, soit tu demandes leur destruction. Les cliniques se retrouvent donc avec beaucoup d’ovocytes sur les bras. Or ces mêmes cliniques accueillent des couples stériles. Si la France l’autorisait, les ovocytes « abandonnées », au moins, pourrait être utilisées et on écourterait le parcours du combattant de ces couples français qui ne peuvent pas mais veulent des enfants . Certains vont donc en Espagne pour espérer…»

Et donc ces oeufs, qu’est-ce qu’on en fait ?

Anne ne sait pas encore quel choix elle va faire. Don ou destruction ? Elle se laisse jusqu’à la petite quarantaine pour en décider. Sait-on jamais, si elle en voulait un 2ème mais que, naturellement, ça pêchait, ses ovocytes barcelonais pourraient bel et bien les aider. Et maintenant que dans le ventre, se développe un petit bébé, Dame éthique ne cesse de la titiller. Les léguer, ok, mais ce serait aussi potentiellement donner au petit qui sommeille en elle des demi-frères ou demi-soeurs inconnus. Pas aisé…

Anne se laisse porter. Elle risque d’avoir d’autres priorités dans les prochaines années avec l’arrivée de qui vous savez…

*le prénom a été modifié

MISE DE VOS ŒUFS AU FRAIS : QUELQUES DONNEES CLES

  • La congélation d’ovocytes chez les femmes est autorisée en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas ou en Grande-Bretagne…mais pas en France, sauf, depuis 2011, lorsqu’elles subissent un lourd traitement médical (une chimiothérapie, par exemple) ou si elles acceptent de faire don d’une partie des ovocytes obtenus.Dans ce cas, elles sont autorisées à en garder la moitié pour elles, ce qui limite mécaniquement leurs chances d’avoir un enfant.
  • D’après le modèle du chercheur de l’Institut national d’études démographiques (Ined) Henri Leridon, la fertilité féminine chute progressivement à partir de 35 ans: le taux de conception à 12 mois passe ainsi de 75 % à 30 ans à 66 % à 35 ans, puis à 44 % à 40 ans, avant la ménopause vers 50 ans.
  • En France, l’âge du premier enfant chez les femmes est passé de 24,5 ans en moyenne dans les années 1970 à 28 ans aujourd’hui.
  • Coût approximatif de la congélation d’ovocytes (aussi appelée « vitrification ») : entre 4 000 et 4 500€, avec le protocole et les frais de voyage.
  • En France, les hommes ont le droit de congeler leur sperme. Les femmes n’ont pas le droit de congeler leurs ovules…

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  • Une vidéo :

 

Une librairie féministe qui fleure bon la violette

Une librairie féministe qui fleure bon la violette

C’était ce jour et cette heure. Mais si ! Vous savez ! Ce jour et cette heure où dans l’air se diffuse cette odeur si douce et si spéciale. L’odeur…de l’arrivée du week-end tant espéré. Devant la librairie dans laquelle je me rends, cohue. Surprise et amusée, je noterai dans quelques secondes qu’elle ne s’est pas formée devant la librairie Violette and Co mais devant l’organisateur du casting de musiciens RATP. La porte à côté :-) L’espoir d’une vie qui va bientôt changer…

Puis, retour à la réalité. Je pousse la porte de ce temple du livre à la façade rose fuchsia, orné de poutres en bois.

Librairie située 102, rue de Charonne

Silence propre aux librairies. Quelques clientes feuillettent dans le calme. Librairie toute en longueur, cosy. Mais un voile plane…

Le 31 mars dernier, Julia, jeune femme transgenre, c’est faite agressée Place de la République, à Paris. Pourquoi ? Parce qu’elle n’était pas…Pas comme ils auraient aimé, pas comme ils auraient désiré. Alors ils l’ont tabassée.

C’est, entre autres, pour dénoncer ça que la librairie Violette and Co est là. Librairie féministe et LGBT s’il en est. Librairie « de transmission, pas militante mais ouverte et passeuse d’idées ». comme défend Christine Lemoine, une des deux libraires et créatrices des lieux que j’ai rencontrée.

Christine Lemoine, la tête dans les livres

Comment est née la librairie ?

C’était en 2004, mais l’idée a surgi au début 2003 pour plusieurs raisons. D’abord, à Paris il ne restait plus qu’une seule librairie LGBT, dans le Marais (ndlr : Les mots à la bouche), il y avait donc de la place pour nous. Par ailleurs, il n’y avait plus, depuis longtemps, de librairie féministe. Et puis, des raisons personnelles…des changements d’orientation…

La librairie fête ses 15 ans. Quelles évolutions avez-vous pu noter dans les publications ou chez vos lecteurs/lectrices ?

Pour les titres, il n’y a pas eu de réel changement, nous sommes restées fidèles à nos envies, à nos choix mais il y a effectivement eu des petites adaptations. Par exemple, depuis 2 ans , le rayon BD a pris de l’ampleur mais nous avions un rayon de livres en anglais que nous avons finalement abandonné.

La BD de plus en plus prisée…

Si on peut continuer à faire la même chose (notamment en sciences humaines), c’est parce qu’il y a des publications. Enfin…sauf pour les lesbiennes. Il y en a peu. Les éditeurs sont frileux, la plupart des essais sont issus d’une thèse, d’un travail de recherche. Or à l’Université en France aujourd’hui,  pas vraiment  facile de poursuivre une recherche sur le lesbianisme. Il faut savoir que ça peut bloquer des carrières. Carrément !

Quant aux personnes, je dirais qu’il y a plus de jeunes . Notre public est resté plutôt féminin même si il y a une vraie offre gay, mais le fait que la librairie soit tenue par deux femmes, qu’il y ait une autre librairie dans le Marais plus pour les garçons, tout ça nous écarte un peu de ce public. Alors bien sûr, on a des gays du quartier ! En revanche, je trouve qu’on a plus de garçons qui viennent (pas forcément gays) pour se documenter sur le côté féministe et sur la question du genre. Et comme toutes les librairies,  on a notre clientèle de quartier. Celle qui aiment nos choix littéraires. Qui adhère à la marque qu’on imprime dans ce lieu.

Cartes postales, délicieusement impertinentes

Quelle est la spécificité de votre librairie ?

On privilégie la littérature et les essais mais on a aussi des rayons beaux arts, jeunesse, BD, romans policiers, poésie, théâtre etc.

Ô les Beaux-arts…

Pour les essais, c’est assez facile de repérer ce qui correspond à nos thématiques. Mais notre souhait est vraiment d’élargir à des livres qui traitent des discriminations au sens large, notamment pour la jeunesse. On essaye de sélectionner des livres pas forcément féministes mais qui ont le mérite de ne pas reproduire de stéréotypes. Quels qu’ils soient. On a des livres qui traitent du racisme, de l’homosexualité, de l’homoparentalité. Pour la BD, c’est pareil. En littérature, c’est plus complexe mais il y a des livres « évidents ». Par exemple, le dernier Chloé Delaume « Mes bien chères soeurs ».

Dans ce court texte incisif qui prône la sororité comme outil de puissance virale, Chloé Delaume aborde la question du renouvellement du féminisme, de l’extinction en cours du patriarcat, de ce qu’il se passe, et peut se passer, depuis le mouvement #metoo.

Alors oui, on privilégie les femmes mais ce n’est pas parce que c’est une femme qui l’écrit qu’on va le prendre et pas parce que c’est un homme qu’on ne le prendra pas. Ca dépend des thématiques. Puis il y a des autrices qu’on aime bien et qu’on a envie d’avoir. Là , c’est vraiment très personnel. Enfin, il y a quelques livres dans la Rentrée littéraire qu’on va sélectionner parce qu’on sait qu’on nous les demandera, ou parce qu’on pense que la presse en parlera.

Violette and Co. Librairie qui vend des livres, certes…mais aussi des bijoux clito…(allez jeter un oeil sur le site de la librairie pour en savoir plus ;-)

D’où vient le nom de votre librairie « Violette and co »?

1 – C’est un hommage à Violette Leduc, écrivaine qu’on aime beaucoup. (ndlr : Violette Leduc est une grande romancière du XXème siècle, protégée par Simone de Beauvoir, qui a exploré les thématiques du corps et du désir. Elle a su dire les pièges et les faux-semblants dont étaient victimes les femmes de son temps)

2 – Raisons personnelles…chuuut !

3 – Ca fait référence au bouquet de violettes, sorte de signe de reconnaissance, ni bleu ni rose

Le saviez-vous ? Un bouquet de violettes entouré de feuilles symboliserait l’amour secret…

4 – « And co…  » ? : c’est un petit clin d’oeil modeste à l’américaine Sylvia Beach,  grande figure de la vie littéraire parisienne, fondatrice en 1919 de la librairie Shakespeare and company.

Pour finir, Violette and Co en 3 mots ?

Féministe, LGBT…et Ouverture !

Violette and Co, 102, rue de Charonne, 75 011 Paris, Métros Charonne (L9) ou Faidherbe-Chaligny (L.8). Librairie ouverte du mardi au samedi de 11h00 à 20h30, le dimanche de 14h00 à 19h00. Tel : 01 43 72 16 07. Email : violette@violetteandco.com. Page Facebook : ICI. Site web : www.violetteandco.com

Violette and Co, vue de haut

La librairie organise également des rencontres, des ateliers, des expositions, des lectures publiques. Ca se passe en haut de l’escalier. Juste ici :

Et le programme d’Avril de la librairie, c’est par là :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Trilogie de la vengeance » à L’Odéon-Théâtre de l’Europe

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Trilogie de la vengeance » à L’Odéon-Théâtre de l’Europe

J’y vais : Parce que l’histoire transgénérationnelle est fascinante. Remonter le temps, comprendre les origines du mal. Passer à travers les souffrances, les silences, les non-dits qui gangrènent CETTE famille. (enfin…qu’on retrouve  dans toutes NOS familles mmm…?)

J’y vais pas : Parce que…1, 2, 3, y en a 1 de trop…C’est pas toi c’est l’autre ;-)

J’y vais : Parce que cette pièce a un côté ludique évident (malgré l’histoire tragico-greco-shakespearienne). Selon le groupe auquel le spectateur est attribué (il y en a 3 : A, B, C), se joue au même moment 3 actes différents dans 3 salles différentes. On ne vit pas la pièce dans le même ordre, les histoires s’entremêlent et se répondent, un pas en avant, un pas en arrière, et pourtant au final, on aura tous bel et bien vu la même pièce dans sa globalité.

Chaque spectateur est affilié à un groupe. A, B, C. 3 salles, 3 ambiances

J’y vais pas : 3h45 guys…3 zheuuuuuures 45 !!!!??? Avec deux entractes…chaud.

J’aime bien le « estimée » ;-)

J’y vais : Parce que l’histoire est digne des plus grandes tragédies grecques. Que c’est sauvage, triste, intense, dramatique, plein de secrets et de rebondissements. La vie tragique dans toute sa noirceur et dans toute sa splendeur.

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J’y vais pas : Parce qu’on peut parfois être un peu perdus dans les personnages, et que ça demande beaucoup de concentration. Sur 1h va encore, sur 2…allez, si vous voulez, mais sur 3h45 !! Mama Mia !

J’y vais : Parce que c’est fascinant de pouvoir voir la réaction de son ou sa voisine d’en face pendant que le spectacle se joue. Miroir, mon beau miroir… :-)

 

Jean-Baptiste. L’objet de la vengeance…

J’y vais pas : Parce qu’en tant que puriste, un peu gênée que tous les comédien(ne)s portent un micro

J’y vais : Parce que je n’avais encore jamais vu de décors de théâtre comme ceux là. On se croirait sur un plateau de tournage de films ! Un restaurant chinois, une chambre d’hôtel, la salle de repos d’une entreprise.

J’y vais pas : Désolée de revenir sur cette histoire de 3h45 et 2 entractes (4h sur place en tout) mais je peux comprendre que ça en refroidisse certain(e)s ! ;-)

J’y vais : Parce que c’est une expérience COMPLETEMENT hors du commun.

J’y vais pas : Je m’arrête là… ;-)

J’y vais : Pour le plaisir de voir sur scène des comédien(ne)s qu’on a l’habitude de ne voir qu’au 7ème art (j’étais notamment très heureuse de profiter des jeux en « live » d’Adèle et de Valéria ;-)

Saluts floutés de Valéria Bruni Tedeschi (à droite) et de Nathalie Richard (à gauche)

J’y vais pas : non..vous n’aurez rien de plus…

J’y vais : Pour la performance dingo des comédiens qui jouent sur 3 plateaux différents en même temps. Fascinant d’imaginer en coulisse les changements de costumes, le respect des timing d’entrée en scène, l’écoute attentive entre partenaires, l’adrénaline qui doit les faire frissonner chaque soir (on comprend mieux à la fin pourquoi il y a parfois de longs silences…mais qui, dans la pièce sont finalement des silences « naturels » de vie)

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…

 » La Trilogie de la vengeance« . Avec Valeria Bruni Tedeschi, Eric Caravaca, Servane Ducorps, Adèle Exarchopoulos, Eye HaïdaraPauline Lorillard,  Nathalie Richard, Alison Valence, Benjamin Zeitoun

Jusqu’au 21 avril 2019 à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Réservations sur billetterie.theatre-odeon.

Ateliers Berthier de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, annexe de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, situé Porte de Clichy.

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Veillée de famille » au Théâtre du Rond-Point

J’y vais ou j’y vais pas ? « Veillée de famille » au Théâtre du Rond-Point

J’y vais : Parce que vous êtes en ce moment même en pleine bonne vieille crise amour/haine avec la familia !

J’y vais pas : Pour les mêmes raisons. Pas envie de remuer le couteau ;-)

J’y vais : Parce que c’est tendu, fin, intelligent, rythmé, juste. Que demander de plus ?

J’y vais pas : Parce que sous des airs parfois drôles et frivoles, c’est une pièce profonde…qui peut faire remonter à la surface deux ou trois sensations qu’on préfèrerait laisser bbbbien enfouies au tréfonds de nos inconscients !

J’y vais : Parce que les trois comédiens sont formidables. (de gauche à droite : Gilles Gaston-Dreyfus – également auteur et metteur en scène -, Stéphane Roger et Dominique Reymond)

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J’y vais pas: J’arrête là ;-)

J’y vais : Parce que la mise en scène , le décor du couloir en fond de scène et le « personnage » du baby phone dont l’émetteur est placé dans la chambre de la mère mourante contribuent au malaise de cette pièce. Ils nous permettent de percer à jour la face cachée des frères et soeurs…

J’y vais pas : Non…je ne vous donnerai pas de grain à moudre !

J’y vais : Parce que c’est une psychanalyse pas chère payée ! En 1h20, tous les travers de votre famille si imparfaite sont décryptés :  souvenirs, rancoeurs, non-dits, jalousie, blessures…

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…

Trio / Huis clos familial

Bande-annonce par là :

 » Veillée de famille« . Avec Dominique Reymond, Gilles Gaston-Dreyfus, Stéphane Roger. Et la voix de : Claude Perron

 

« Veillée de famille », un spectacle de Gilles Gaston-Dreyfus

Jusqu’au 7 avril 2019 au Théâtre du Rond-Point. Réservations sur billetreduc.

Théâtre inauguré en 1839…

J’y vais ou j’y vais pas ? « Anaïs Nin, une de ses vies » à l’Athénée – Théâtre Louis Jouvet

J’y vais ou j’y vais pas ? « Anaïs Nin, une de ses vies » à l’Athénée – Théâtre Louis Jouvet

J’y vais : Parce que vous avez envie d’explorer un peu de la vie de cette écrivaine américaine qui a ouvert les portes sensuelles et sensibles de la féminité…

J’y vais pas : Parce qu’Anaïs QUI ?

J’y vais : Parce que les costumes sont très beaux. Chics, élégants, raffinés. Bravo à dame Sylvie Skinazi ;-)

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J’y vais pas : Parce que ça sonnait faux…

J’y vais : Pour découvrir un délicieux théâtre dans lequel vous n’aviez peut-être jamais mis les pieds?

Théâtre aux salles « à l’italienne » inauguré en 1896, et classé monument historique tout de même !

J’y vais pas: Parce qu’on aime le style sophistiqué, surfait, emphasé, ampoulé, affecté

J’y vais : (…je commence à sécher…)

J’y vais pas : Parce que je me suis ennuyée…sérieusement.

J’y vais : (…aïe…)

J’y vais pas : Parce que c’est trop métaphorique, perché, psychanalytique….

Bande-annonce par là :

J’y vais : (…euh…)

J’y vais pas : n’en jetez plus. En vrai, j’ai failli partir avant la fin :-(

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS PAS…

 » Anaïs Nin, une de ses vies« . Avec Célia Catalifo, Laurent d’Olce, Mathilde Libbrecht , Laurent Maurel

Anaïs Nin, née à Neuilly-sur-Seine en 1903

Jusqu’au 1er avril 2019 à l’Athénée Théâtre. Réservations sur billetreduc.

Anaïs Nin…une des écrivaines pionnières de l’écriture érotique

 

Vous avez jusqu’au 1er avril pour vous faire votre propre idée !

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Dégustation » avec Isabelle Carré et Bernard Campan

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Dégustation » avec Isabelle Carré et Bernard Campan

J’y vais : Parce que cette pièce fait un bien fou fou fou !

J’y vais pas : Parce que je ne suis VRAIMENT PAS d’humeur bisounours.

J’y vais : Parce que tous les comédiens sont justes, bons comme du bon vin :-)

J’y vais pas : (…je sèche…)

J’y vais : Parce qu’on sent une complicité contagieuse entre tous les comédien(ne)es. C’est beau à voir.

Danse de tous les comédiens au moment du salut. Ambiaaaance !

J’y vais pas : (…toujours pas…)

J’y vais : Parce qu’aborder dans la même pièce : le deuil, la PMA, la maternité, la lutte des classes, la rédemption, le pardon, l’amitié, l’amour sur le tard, l’oenologie, la maladie, la réinsertion,  on dit chapeau !

 

Isabelle et Bernard sont Hortense et Jacques

J’y vais pas : (…bah non…)

J’y vais : Pour la bande-son very good qui accompagne la pièce. Miles Davis, Nina Simone et autres joyeusetés soul…

J’y vais pas : (nop…sorry je trouve pas…)

J’y vais : Parce que le public sourit tout du long, parce que c’est doux, parce que c’est mignon à croquer, parce que c’est touchant (on passe notre temps à faire çà…)

…parce que cette pièce met du baume au coeur, parce que même les enfants présents ont savouré cette pièce et ont ri aux éclats.

J’y vais pas :

J’y vais : Parce que le jour où j’y étais, Isabelle Carré a eu un fou rire sur scène et que c’était CHA-RMANT et irrésistible! Ça a entraîné tout le public (et les autres comédiens sur scène qui n’ont pu lutté très longtemps)

Bande-annonce par là :

J’y vais pas :

J’y vais : Parce que cette dégustation là est savoureuse, gourmande, délicieuse, tendre, jubilatoire, exquise et attachante.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…

https://www.instagram.com/p/Buy8_kpnldj/?utm_source=ig_web_button_share_sheet

 » La Dégustation« . Avec Isabelle Carré et Bernard CampanMounir Amamra, Éric Viellard et Olivier Claverie.

Jusqu’au 21 avril 2019 au Théâtre de la Renaissance. Réservations sur billetreduc.

Un des nombreux théâtres autour du métro Strasbourg Saint Denis

Laura, une maman de Princesse qui en a !

Laura, une maman de Princesse qui en a !

Elle est américaine, aventurière, ambitieuse, baroudeuse, mère d’un petit garçon et d’une petite fille, entrepreneuse, joueuse…mais avant tout, Laura est super engagée.

Et son nouveau bébé , »Pourquoi Princesse« , a les quenottes longues et l’ambition féroce : changer le monde ! Oui messieurs dames, rien de moins ! Et pourquoi pas ma foi ? ;-)

Le méchant à combattre ? L’injustice. Pourquoi une petite fille ne pourrait-elle pas porter un tee-shirt avec des voitures de courses qui frétillent ? Un petit garçon jouer au poupons tout ronds ? Une petite fille voir la vie en bleu ? Un petit garçon avoir comme super-héroïne une princesse mega-maline ?

Son plan d’action ? Créer, dans le quotidien de nos petits chérubins, un monde parallèle et alternatif. Un univers de jeux, d’habits, de livres, d’accessoires, de positivité et de possibilités.

Sans limite, le jeu est bien plus malicieux, les rêves et les ambitions bien plus audacieux.

Alors comme son projet me titillait, j’ai voulu en savoir plus, je l’ai donc interviewée !

Bonjour Laura ! Quelle maman princesse es-tu ?

En tout cas, tout sauf une princesse justement ! (rires) Je suis carrément une maman garçon manqué. Enjouée, ouverte d’esprit, qui croque la vie à pleines dents. Simplement à l’aise et bien dans ma peau en tant que femme. Et je crois que c’est çà la féminité.

A droite, en t-shirt ensoleillé, Laura Drewett, notre maman super cool, adepte de bêtises en tout genre, enjouée et un poil têtue; à gauche, en t-shirt rayé, sa compère co-fondatrice Murielle Sitruk, Crédit photo : Charlotte Cohen

A quel(le) prince(sse)/héro(ïne)s connu(e) aimerais-tu ressembler

Alors sans hésiter, pour le prince, c’est Martin Luther King. Ce visionnaire a quand même TOUT sacrifié dans sa propre vie pour que le monde soit plus juste pour les autres.. Il a eu le courage de combattre tous les obstacles. J’ai écrit un rapport sur lui pendant mes études. Travailler sur sa vie m’a émue aux larmes.

Et niveau princesse, avant ce projet, à vrai dire, aussi bizarre que cela puisse paraître, je n’en avais pas ! Le projet m’a justement permis de rencontrer des femmes formidables et inspirantes…Une de mes héroïnes contemporaines, c’est Dorine Bourneton , championne de voltige handicapée. Devenue paraplégique après un crash à 16 ans, elle a décidé qu’envers et contre tous, elle serait pilote. Elle a lutté, encore et encore jusqu’à l’amendement d’une loi ! Après avoir réussi à la faire modifier, elle est devenue pilote de voltige. C’est une vraie force de la nature, d’une grâce…et d’une humilité… !

Quel méchant cherches-tu à combattre

Le grand méchant loup pour moi c’est l’injustice. Les personnes fermées d’esprit qui dégagent une énergie négative. Je ne supporte pas quand les gens sont jugés sur des aspects de leur être qu’ils ne peuvent pas changer. (genre, couleur de peau, nationalité, ethnie, classe sociale, orientation sexuelle).

Qu’est ce qui, quand tu étais petite fille, t’a donné envie de mordre, de hurler, de te révolter ? 

Ah ah ! Quand on m’obligeait à faire quelque chose sans me donner de raison. Ça me rendait folle ! Quand quelqu’un me disait « toi, t’es une fille, tu peux pas faire ça », évidemment, j’avais envie de le faire.(rires) Je ne supporte pas d’être « empêchée ». Ma devise : EAT LIFE  (croquez la vie à pleines dents)

Comment concrètement, dans l’éducation au quotidien de ton petit garçon Ulysses (et de sa grande soeur Camille), tu essayes de lutter contre les injustices du genre ? 

1 – En ayant bien conscience, que les premiers modèles, c’est NOUS, les parents.

Donc par exemple, c’est mon mari (qui est hyper présent en tant que papa) qui fait la cuisine; on partage les tâches ménagères. Il me soutient énormément dans mon projet POURQUOI PRINCESSE. Je me déplace beaucoup, il prend donc le relais auprès des enfants en mon absence.

2 – Il n’y a RIEN dans les jouets qui soit uniquement pour les filles ou uniquement pour les garçons.

Dans la maison, on a un « coin déguisement » dans lequel on trouve : princesses, pompiers, médecins, pilotes. Pareil pour les poupons et les poupées. Depuis qu’ils sont bébés, mes enfants peuvent vraiment TOUT choisir. Je ne veux pas catégoriser les jouets. Mais j’ai bien conscience qu’en grandissant, ce sera plus difficile…Pour l’instant par exemple, Ulysses qui a 2 ans, adooore jouer au poupon et à la poussette, aime passer le balai, tout ranger, mais aussi jouer au ballonou à la batterie. Sa soeur, elle, est fan de voitures …et de princesses…!

(Ca à l’air de t’embêter…)

(Ah ah non non pas du tout ! Qu’on soit bien d’accord, je ne suis pas CONTRE les princesses hein ? (rires) Elles représentent la magie, l’imagination, la beauté, la fantaisie… mais je suis CONTRE le fait que ce soit la seule proposition.)

3 – Je fais participer mes enfants à la vie de famille

Ils nous aident tous les deux à la maison. Ils vident le lave vaisselle, passent le balai, rangent leur jouet, coupent des légumes, font la cuisine, mettent la table. Ça les responsabilise ! Et puis, pas de discrimination dans les tâches à réaliser !

4 – Dans le choix des livres, des films, de bandes-dessinées, je fais attention à leur montrer plein de modèles féminins.

Pas de pitié contre les inégalités ! Crédit photo : Charlotte Cohen

Egalité homme/femme. Princesse optimiste ou Princesse pessimiste ?

OPTIMISTE !! Bon…ça c’est mon côté américain aussi. (rires) Je vais vous citer Whitney Houston tiens… : « I believe the children are our future ». Même si il m’arrive d’être déçue par l’attitude de certains adultes ou ados, j’ai vraiment l’impression que les enfants et les millenials qui deviennent parents ont envie de faire changer les choses. Ils ont conscience que l’influence des stéréotypes de genre sont trop importants. Et que tout se joue entre 0 et 4 ans. Chaque remarque compte et peut limiter en tant qu’adultes plus tard. 

Toute princesse a un super-pouvoir. Quel est le tien ?

Mon super pouvoir ? C’est de CROIRE ! Croire que je peux réaliser mes rêves. Ne pas avoir peur. Profiter et saisir chaque opportunité !

Dream big…Rêve ta vie en grand…Crédit photo : Charlotte Cohen

Et pour finir, quel rêve de princesse pour « Pourquoi Princesse » ? 

Notre rêve c’est tout simplement changer le monde ! On veut créer un monde où tous les enfants peuvent s’épanouir et peuvent atteindre leur potentiel maximum.

J’ai plusieurs souhaits pour ce bébé :

  • Faire évoluer la gamme garçons. On a commencé par un kit pour les filles, mais on ne va pas s’arrêter là ;-)
  • Créer un mouvement, une communauté. On veut mettre en place un espace où parents et enfants peuvent parler de stéréotypes sans jugement avec des ateliers de sensibilisation, un blog etc. On veut réellement provoquer une pensée critique sur le rôle des stéréotypes sur l’avenir des enfants.
  • Penser une offre alternative à ce qui existe pour les enfants aujourd’hui. On commence avec des KITS mais ensuite, on développera une vraie ligne.

Kit « Je peux être pilote » : un t-shirt, un magazine coloré aux figures inspirantes, des tatouages, un écusson brodé, 2 autocollants « Pourquoi Princesse ». Un maître mot : SKY IS THE LIMIT ! Crédit photo : Murielle Sitruk

POURQUOI PRINCESSE fait partie des finalistes du TROPHEE PERLE DE LAIT  de YOPLAIT

Vous avez jusqu’au 3 avril pour voter et soutenir ce beau projet ! C’est par ICI.

Et pour retrouver tout l’univers « Pourquoi Princesse« , acheter leurs kits et partager vos idées, c’est par LA : 

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Pour un monde de princesses qui rêvent en illimité ! Crédit photo : Charlotte Cohen

 

 

 

It’s ColOmbia not ColUmbia !

It’s ColOmbia not ColUmbia !

Aller en vadrouille au bout du monde, c’est bien beau, mais partager avec ses lecteurs/trices ce qu’on a pris dans la mouille, c’est bien mieux !

Je m’en vais donc vous donner envie (je l’espère) , en 10 points clés, d’aller traîner vos guêtres en Colombie…

1 – En Colombie, tout le monde sourit et est gentil

Mièvrerie du jour, merci ! En même temps, j’en suis fort désolée mais en bonne parisienne désagréable, speed et malpolie que je suis, je ne peux que me pâmer devant la gentillesse des habitants de ce pays. Muuuuuuy simpaticos ! Des crèmes. Vraiment. Serviables, doux, souriants, aimables, gentils…pffff…ça fait du bien, croyez-moi bien !

Et visiblement…la contagion du pays-des-gens-qui-sourient a été amplement réussie !

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2 – La Colombie c’est vraiment très très joli

Oui hop hop je vous entends railler derrière votre écran en marmonnant « Dites donc ma p’tite dame, c’est p’têt un chouille léger comme argument non ? »

…Eh bien vous n’auriez pas tout à fait tort, mais en même temps quand vous voyez ça…

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…ou ça…

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…ou bien ça…

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…ou bien ça…

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…je vous mets au défi de me contredire bande de chenapans ;-)

3 – En Colombie, vos papilles sont ravies

« Mmmm !! Riquiiiisssimo ! » . Répété à tous les repas, cette phrase d’exaltation a ponctué tous nos mets. C’est riche, c’est varié, c’est coloré, c’est international, c’est fin, c’est sain. Franchement, on s’est délecté ! (petite mise en garde tout de même, c’est un pays de viandards hein ? Mais ne vous inquiétez pas, les végétariens ne seront pas en reste ! Il y a de TOUT !!)

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4 – La Colombie, empire des fruits

Jus de fruits naturels à l’eau, au lait, avec ou sans sucre. Ananas, mangue, fruit de la passion, carambole, et autres fruits locaux dont je n’arriverai plus à vous trouver les noms très très (trop??) exotiques ;-). Tout y est, vous n’avez qu’à choisir et siroter ce que vous voulez !

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5 – En Colombie, pistez le colibri

Alors c’est peut-être un thème cher à mon co-voyageur complètement obnubilé par ce petit trochilidé (c’était LE mot scientifique de l’article, je vous promets, ce sera le seul, j’ai tout donné là…) mais force est de constater que si vous aussi vous lui vouez un culte précieux, vous aurez de quoi contenter vos petits yeux !

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6 – En Colombie, vous trouverez de quoi réinjecter de la couleur dans vos vies

Couleurs de la vie de farniente

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Couleurs des siestes biens méritées

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Couleurs des portes de leurs vies

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Couleurs des fins de journée

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Couleurs des mamas encostumées

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7 – En Colombie, le roi, c’est le graffiti

Partout, partout, partout. Mais VRAIMENT partout. Tous plus inventifs et colorés et les uns que les autres. Explosion de street art dans nos mirettes.

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8 – En Colombie, les chiens ont la vie belle et alanguie

Dans tout le pays, où que l’on aille, le meilleur ami de l’homme semble n’avoir pour principale occupation que la langueur, la torpeur, la douceur, attaqués qu’ils sont par la moiteur et la chaleur.

La preuve en images…

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9 – En Colombie, les personnes âgées ont, par le temps, le visage merveilleusement buriné

Les visages des viejitos y viejitas (p’tits vieux et p’tites vieilles) nous ont subjugués. Traces du temps qui passe, rides marquées, visages brûlés…oui mais plein d’humanité…et empreints de leurs expériences passées.

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10 – En Colombie, gringo, il est bon ton café, que si !

Doux, parfumé, racé, aromatisé, léger. Les amateurs auront du mal à se maîtriser. Minimum quatre par jour pour bien fonctionner ;-)

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Vous l’aurez compris, on a été complètement SE-DUITS par ce magnifique pays. On ne saurait que trop vous recommander d’aller traîner par là-bas vous aussi ;-)

Et n’oubliez pas….

Appel à témoin : toi, l’homme de mes rêves

Appel à témoin : toi, l’homme de mes rêves

Alors oui, j’en conviens, c’est pas tous les quatre matins que ça arrive. Et quand toutefois…on n’y croit pas, mais seulement voilà, j’en suis la preuve vivante : j’ai vu l’homme de mes rêves !! Enfin…L’Homme DANS mon rêve !

Je vous la fais courte.

Nous sommes jeudi petit matin. Les oiseaux de ma cour ont décidé que 5h53 était, ma foi, le bon moment pour donner de la voix. Je me réveille…puis après avoir pesté, grogné, m’être agacée, je m’en suis retournée dans les bras de Morphée. Et là ? Quoi ? Enfin plutôt QUI ? V’la ti pas que je le vois…

Je me réveille quelques heures plus tard, troublée, sourire aux lèvres dessiné. Je l’ai vu ! C’est lui ! Mais ouiiii ! L’homme de mes rêves ! Pour ne pas l’oublier, je m’empresse de griffonner les souvenirs de sensations, de paroles, de détails qui pourraient m’aider à le (re) trouver..

Je partage donc avec vous celui qui partagera vraisemblablement ma vie :

  • Tu es grand
  • Tu es séduisant (sans être gravure de mode quoi…tu n’es PAS Louis Garrel, et j’en suis bien navrée…)
  • Tu es doux
  • Tu es drôle
  • Tu as un regard rieur
  • Tu as un sourire délicieux
  • Tu es simple
  • Tu es visiblement assez sûr de toi, sans pour autant être imbu de ta personne ni avoir développé au cours de ton existence un égo surdimensionné…(oui oui, on en connaît ;-)
  • Tu n’es PAS bobo (ouais je sais, c’est l’coup dur…j’en suis la première étonnée, moi bobo absolue… mais que voulez-vous, cette chienne de vie n’en fait qu’à sa tête et en a décidé autrement)
  • Tu vis éloigné de la ville. Maison de plain pied, verdure alentour pour respirer et cuicui des oiseaux prêts à s’égosiller pour nous réveiller.
  • Tu es prof
  • Tu es libre (oui…à ce stade de mon existence, il est PRIMORDIAL de préciser cette info somme toute basique et qui a néanmoins TOUTE son importance ;-)
  • Tu as une 45aine d’années
  • Et LE détail…et non des moindres…tu as une petite fille de 7 ou 8 ans espiègle et rieuse qui m’adore (nan mais c’est pas moi c’est le rêve qui le dit !!!)

Voilà, c’est lui. Voilà, c’est toi.

Vous aurez noté que ce billet est à traiter avec le plus PARFAIT sérieux. Je ne plaisante absolument pas les gars !

Donc si vous le connaissez, si vous le voyez, si vous le devinez, vous savez où me trouver !!! :-)

(NOTE : je vous entends déjà quémander quelle récompense pourrait être à la hauteur de ce service de dingo, mais croyez-moi bien que si vous êtes celui ou celle qui m’aide à trouver l’homme de ma vie, vous entendrez parler de ma reconnaissance et de ma gratitude éternelles par bien des moyens les copains. Foi de moi ;-))

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Girls and boys » avec Constance Dollé

J’y vais ou j’y vais pas ? « Girls and boys » avec Constance Dollé

J’y vais : Parce qu’un monologue d’1h30 réussi, ça ne se loupe sous aucun prétexte

J’y vais pas : Parce qu’encore une histoire PAS pour jeunes parents. Décidément…

J’y vais : Parce qu’on aime bien être surpris, baladé, désorienté et qu’on aime bien ne pas savoir par où le prochain coup va arriver.

J’y vais pas : Parce que vous sentez le malaise arriver et vous ne vous sentez pas de gérer…

J’y vais : Parce que le jeu de Constance Dollé est fin, drôle, surprenant, (faussement) léger, professionnel, impliqué, engagé, enlevé.

Formidable Constance au carré

J’y vais pas : (j’arrête là…)

J’y vais : Pour apprendre un nouveau mot, (une catégorie de crime), que je ne peux vous dévoiler ici sous peine d’être taxée de méchante spoileuse.

J’y vais pas :

J’y vais : Pour la présence de quatre spectateurs (volontaires) sur scène qui rendent le point de vue à double tranchant pour celui qui est dans la salle. On regarde le spectateur, regarder la comédienne se dévoiler, se raconter, on observe leurs réactions, miroirs des nôtres…

Et je dînais avec quatre inconnus ?

J’y vais pas : (nop…)

J’y vais : Pour le frisson lent et intense qui nous parcourt l’échine quand retentit la chanson de fin

Salut après uppercut de fin

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS…

 » Girls and boys« . Avec Constance Dollée.

Jusqu’au 9 mars 2019 au Théâtre du Petit Saint Martin. Réservations sur billetreduc.

Devant la porte du Petit

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Rabbit Hole » au Théâtre des Bouffes Parisiens

J’y vais ou j’y vais pas ? « Rabbit Hole » au Théâtre des Bouffes Parisiens

J’y vais : Parce que l´histoire de ce couple qui perd accidentellement son enfant vous bouleverse et que vous êtes curieux de voir le traitement qui sera fait de cette histoire tragique.

J’y vais pas : Parce que le début a un peu sonné faux à mes douces oreilles.

J’y vais : Parce que vous avez vu le film avec Nicole (Kidman) sorti en 2010 et que vous vous demandez comment Julie (Gayet) va prendre le relais.

J’y vais pas : Parce que vous êtes de tout frais darons. Mieux vaut ne pas gâcher votre plaisir…

J’y vais : Parce que l’adaptation a un petit air nord américain qui donne un léger souffle Desperate Housewives style qui n’est pas sans exotisme ni sans charme.

J’y vais pas : Parce que malgré l´engagement évident des comédiens et comédiennes, ça ne touche pas votre petit coeur comme ça devrait…(petite mention néanmoins pour la grand-mère que j´ai trouvé drôle et très convaincante)

Les protagonistes du drame…

J’y vais : Pour la bande son merveilleuse et onirique d´Anthony and the Johnsons

J’y vais pas : Parce que la sensation à la sortie est un peu trop « neutre » pour que vous la recommandiez à vos p´tits copains.

J’y vais : Pour le décor et les éléments scénographiques (vidéos notamment) qui font de chacun des gestes des acteurs des gestes naturels.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS PAS…

 » Rabbit Hole« . Avec Julie Gayet, Patrick Catalifo, Christiane Cohendy, Lolita Chammah, Renan Prévot

Jusqu’au 31 mars 2019 au Théâtre des Bouffes Parisiens. Réservations sur billetreduc.

Les Bouffes

 

 

 

Bien se faire cambrioler, c’est aisé !

Bien se faire cambrioler, c’est aisé !

Alors oui, je sais, le titre est quelque peu aguicheur, voir carrément irrévérencieux, mais que voulez-vous, on ne se refait pas ! Et ce n’est certainement pas l’arrivée de cette nouvelle année, qui, sur ce point, me fera changer ;-)

Aujourd’hui, je souhaite partager avec vous une expérience des plus (extra)ordinaires : je me suis faite cambrioler.

Certains ont suivi un peu sur mon compte Instagram :

https://instagram.com/p/BrqdVPUBU78/

Pour les autres, petit rappel des faits : nous sommes fin 2018, à quelques jours de Noël, le coeur léger, l’estomac préparé à ingurgiter les fêtes de fin d’année, et surtout le porte-monnaie sécurisé puisque je venais ENFIN de me décider à louer mon appart; ô la bonne idée !

Manque de bol, à peine cette petite expérience enclenchée que BIIIM, je me fais cambrioler. Pas cool…oui mais voilà, force est de constater que cet évènement a provoqué chez moi des réactions en chaîne des plus surprenantes. Je m’en vais donc vous donner 10 conseils pour (tenter) de relativiser et de (mieux) vivre ce méfait…

1 – Respirer

Aussi bête que cela puisse paraître, au moment du coup de fil annonciateur, plutôt que de hurler, j’ai demandé à mon interlocutrice quelques secondes pour encaisser. Je ne sais plus précisément combien de temps cela à durer. 30s ? 1mn ? Le temps c’était, de toute façon, arrêté. En tout cas, le temps qu’il faut pour inspirer et expirer lentement, histoire d’irriguer mon cerveau pour que l’info soit correctement assimilée. Et déjà, je peux vous assurer que cette petite manip a permis de « clarifier » mon esprit avant de partir en guerre…

2 – Sécuriser

Je n’étais pas sur Paris au moment des faits. Pourtant, plutôt que de me ruer sur les lieux du crime, d’avoir le bide retourné et le moral piétiné, j’ai décidé de gérer le plus urgent à distance : sécuriser mon appart. Autrement dit, j’ai demandé à l’agence qui gérait mon appart de changer immédiatement la serrure sans rien toucher dans l’appart. Une fois cette action effectuée, je pouvais (presque) m’en retourner, à mes dindes fourrées et à mes palets chocolatés.

3 – Profiter des êtres aimés

J’ai opté à ce moment là pour la stratégie de la diversion. Après avoir appelé assurance, fait ma pré-plainte en ligne, et effectué un premier récapitulatif des objets volés (l’agence m’avait fait un reportage photo le soir même pour que je vois un peu l’étendue des dégâts), j’ai tout simplement essayé de profiter un maximum des êtres aimés. Ce qui est fait n’est plus à faire. Il n’y a rien d’autre que j’aurais pu sauver en me rendant sur place donc j’ai choisi de respirer, de me concentrer sur le cocon familial adoré et sur la célébration du petit Jésus nouveau-né.

4 – Relativiser

Facile à dire vous m’objecterez. Mais c’est pourtant ce qu’il s’est passé. Le fait même de mettre mon appartement en location l’avait rendu « neutre », sans réelle âme. J’étais déjà prête à le « lâcher ». Ce cambriolage est donc arrivé après de longues semaines de ma part où j’avais trié, jeté, dégagé, épuré, où j’avais en quelque sorte, préparé ma nouvelle vie de mobilité. Donc à vrai dire, chance ou simple réalité, comme a rétorqué mon père que j’ai appelé quelques secondes après l’annonce :« Mais de toute façon, tu n’as RIEN à cambrioler ! ». Remarque qui m’a fait sourire sur le moment. Parce que c’était fichtrement vrai. Alors, certes, c’est désagréable de voir sa chambre retournée, ses affaires éparpillées, ses tiroirs vidés, mais une fois l’état des dégâts faits, j’ai réalisé qu’effectivement, j’avais déjà fait un gros travail de détachement matériel au cours des derniers mois. Par souci de respect de l’enquête en cours, je ne ferai pas ici l’inventaire, ni ne détaillerai comment le cambriolage a eu lieu exactement mais comme dit l’autre, ça n’est « QUE » du matériel. Cette phrase a pris toute son ampleur pour moi. Si ce n’est la colère et la déception d’avoir confié mon appart et que ce dernier ait été malencontreusement visité, j’ai vite compris :

  • Aucune blessure à déplorer
  • Aucun « vrai » dégât / casse, ou si peu…
  • Il y a bel et bien un responsable et je sais donc que TOUT me sera remboursé (sinon c’est la guerre ;-) et Dieu sait que je suis une guerrière née…)
  • Ça aurait pu être vraiment pire…les cambrioleurs avaient ma clé (no comment) donc je n’ai pas vécu ça comme une intrusion en tant que tel. C’est un cambriolage d' »opportunité » si l’on peut dire. Ça n’avait pas été planifié. Ils sont tombés sur mes clés, et ont décidé de jouer…

5 – Se faire aider

Une fois sur place (2 semaines et demi plus tard), il a fallu rentrer dans le vif du sujet, revenir chez moi, monter les escaliers, tourner la (nouvelle) clé, respirer un grand coup, et entrer. Constater les dégâts. J’ai demandé à être aidée, à être accompagnée. Ne surtout pas être seule dans ce moment de fragilité… Et en quelques heures, l’appart était de nouveau sur pied. (Presque comme si) rien n’était arrivé…

6 – Nettoyer

Je risque d’en perdre quelques uns sur ce paragraphe mais tant pis, je me lance ;-). Je ne l’avais jamais fait avant, mais sur les conseils d’une amie, j’ai effectué un petit nettoyage « énergétique » des lieux avant ma première nuit post-cambriolage, histoire de se laisser une chance d’arriver à revivre dans cet appart adoré. Pour les plus aguerris, le nettoyage à la sauge semble requis ;-)

7 – Se mobiliser

Puis en l’espace de 48h, le parcours du combattant pouvait commencer : rassemblement des factures des objets volés, constitution du dossier assurance, dépôt de plainte etc etc. 48H où on se met en monde guerrier. Mauvais moment à passer, mais ça a été rapidement réglé. Là encore, il n’y a plus qu’à attendre que les assurances étudient mon dossier. Je n’ai plus la main dessus, les dés sont jetés. Se détacher est la seule et unique clé.

8 – Prioriser

Plus le temps passe et plus je réalise à quel point au moment où c’est arrivé, j’étais déjà dans cette démarche de chercher à comprendre et à noter ce qui est VRAIMENT important pour moi et au vu de ma réaction des plus zen, je crois que le boulot était déjà bien avancé. Mes seules inquiétudes étaient : mes papiers d’identité. C’est la SEULE chose qui m’aurait réellement contrariée. Le reste…ma foi…

9 – Voyager pour essentialiser

J’étais partie pour quasiment 3 semaines quand c’est arrivé. Et finalement, faites l’exercice si vous le voulez, mais quand on part trois semaines, l’essentiel est avec vous. Votre vie tient dans deux petits sacs. En tout cas la mienne. Ce que vous ne jugez pas bon de prendre avec vous sur une telle durée, n’est donc pas essentiel, de fait ! Vous pouvez vous en passez 3 semaines, vous pourrez vous en passer une vie entière…

10 – Positiver et recommencer

Réaliser que l’on peut se « passer » des choses est réellement libérateur. Mon choix de ne pas rentrer au moment où j’ai appris la nouvelle a été évident pour moi. Je n’allais certainement pas sacrifier un moment d’amour pour…pourquoi d’ailleurs ? Rien (je crois). Rien, précisément.

Alors on continue à respirer, on remercie les entités que les choses n’aient pas été plus détériorées, que personne n’ait été « touché », on remonte en selle en remettant son appart à louer et on continue à voyager, à explorer, à poursuivre sa quête de priorités.

Bijoux de famille

Bijoux de famille

Un beau jour de l’année 1922 naquit dans nos campagnes françaises un tout petit.

L’avant-dernier d’une fratrie de trois soeurs et quatre frères vint au monde sous le doux nom d’Aimé.

« Aimé »…désiré, espéré, protégé. Et c’est pourtant le seul à avoir quitté sa province pour conquérir directement après la seconde guerre mondiale, la capitale.

D’après son petit frère René (mon pépé), sa carrière parisienne est digne d’un conte de fées : « Aimé ? Il a probablement commencé poinçonneur des Lilas, pour finir Chef de Service au Ministère des Finances ». Aimé, la fierté. Aimé, le cultivé.

Fratrie IMBERT : notez la finesse du point. Photoshop années 30 style :-) : photos découpées, recollées, torses et vêtements dessinés. Et le petit garnement à l’air coquin, c’est évidemment Tonton Aimé le galopin !

Mais Aimé, c’était aussi le plus sulfureux et le plus ambitieux d’entre eux.

Avide de voyages, curieux de tout, amoureux des mots et des langues. Français, allemand, anglais. Aucune n’avait pour lui de secret.

A force de monnaie économisée et d’heures supplémentaires travaillées, il a pu visiter les Amériques, se dorer la pilule sous le soleil barcelonais, parcourir l’Europe et ses petits secrets, et ce, toujours très très bien accompagné.

Pour sa belle-soeur, ma chère mamie, Aimé était « propre de sa personne, soigné, aimait offrir le thé à toutes les dames, et s’avérait être particulièrement bon cuisinier » (fait rare à l’époque, à noter !)

Dans son appart du 17ème où il avait pris ses quartiers, Aimé le vieux garçon, était la coqueluche de Villiers !

Mais Aimé, ce grand-tonton connaissant le monde sur le bout du nez et tellement raffiné, avait aussi la particularité…d’être gay !

Et autant vous dire que personne, jamais, ne l’a clairement formulé, puisqu’il prenait toujours soin d’avoir des petites fiancées à son bras histoire de « représenter ». Un peu hétéro quand il fallait, résolument gay, à l’occasion picorant à tous les râteliers ? Personne ne le saura réellement jamais ! Mais ce qu’on sait depuis quelques jours, c’est que jusqu’au bout (il nous a quitté il y a quelques années), il n’aura pas perdu le goût des parties de jambes en l’air et autres grivoiseries coquines.

La preuve ? Nous avons trouvé il y a quelques jours dans ses affaires, sans avoir besoin de trop fouiller…ceci…

(ATTENTION ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR, YOU PORN N’A QU’A BIEN SE TENIR !!! AH AH !!)

Turlut (utu ! Chapeau pointu)

Ça se passe de commentaires. Jeux de mains, jeux de vilains, jeux de coquins, jeux de malins. :-)

Rohhh, sacré Aimé…

Et pour finir, histoire d’être dans le ton et de faire honneur au Grand-Tonton, écoutez-moi ça. Du bon-bon !

Papa, maman, à partir d’aujourd’hui, les animaux dans mon assiette, c’est fini !

Papa, maman, à partir d’aujourd’hui, les animaux dans mon assiette, c’est fini !

En 2017, d’après un sondage Kantar World Panel, seuls 2% des ménages en France se déclaraient végétariens. En revanche, la tendance est à la baisse de consommation en viande et poisson. Près de 30% d’entre nous, les flexitariensauraient désormais le souhait de sérieusement diminuer.

Les raisons invoquées ? Souci du règne animal, maltraitance de ces derniers, santé améliorée, environnement respecté.

Mais ce qui est notable c’est que de plus en plus de jeunes tirent ce pourcentage à la hausse. Jeunes…mmmm…parfois même, TRES jeunes.

J’ai rencontré Nine, petite fille de 8 ans, vivant près de Lyon (Villeurbanne), qui, un beau jour, à déclaré à ses parents : « Papa, maman, à partir d’aujourd’hui, les animaux dans mon assiette, c’est fini ! »

INTERVIEW DE NINE, 8 ANS, VEGETARIENNE ET FIERE DE L’ETRE !

Bonjour Nine, qu’est ce que tu as mangé à midi ?

Bonjour ! Euh..des oeufs durs, du gratin de poireaux, et de la salade verte. J’ai pas mangé de dessert, j’aimais pas.

Et tes copines elles ont mangé quoi ? 

La même chose, mais à la place des oeufs, elles ont eu du poisson !

Quel est ton plat préféré ? 

Les pâtes aux épinards. D’ailleurs, c’est au menu ce soir !!

Pasta épinards parmesan crème fraîche englouties ! Bon appétit !

Ça a toujours été ton plat préféré ou c’est depuis que tu es végétarienne ?

J’ai toujours adoré ça ! Bon les épinards de la maison hein ! Parce que ceux de la cantine, ils baignent dans l’eau, c’est de la soupe aux épinards ! Beurk !

Depuis quand es-tu végétarienne et pourquoi ?

Depuis la fin d’année scolaire de l’année dernière (CE1), je ne mange plus d’animaux.

Qu’est-ce qui s’est passé ? Bah, je sais pas…En fait, y a un truc qui a sauté dans ma tête. C’est le moment où ma copine Marion m’a dit que sa soeur avait vu un lapin se faire égorger dans un abattoir. C’était horrible !! Je me suis dit plusieurs choses :

1 – Je pourrais jamais travailler dans un abattoir !

2 – J’ai réalisé à quel point j’adorais les animaux ! Depuis 3 ans en fait. Quand je suis arrivée dans ma nouvelle école. C’est comme si c’étaient mes frères et soeurs !

3 – Du coup, je me suis dit  » j’ai vraiment pas envie de les manger ! »Ca m’a fait comme si c’était moi qui passais dans un abattoir. J’étais hyper triste. Je veux vraiment pas qu’ils meurent !

D’autres raisons t’ont amenée à cette décision ?

Plein de raisons ! Bon…là, je me souviens plus trop trop mais par exemple, je sais qu’un jour, j’ai entendu un fermier – qui avait des cochons troooop mignons – dire :  « Comme tous mes autres cochons d’avant, ils finiront en saucisson ! ». Alors là, je me suis dit : « Merci mais non merci !!! »

Que la vie est belle quand on se passe de barbaque ou de poiscaille dans son écuelle !

Tu as arrêté du jour au lendemain ?

Non non ! Je me suis dit, la veille : « Euh…j’commence à croire que j’aime plus trop manger des animaux. Limite j’aime plus la viande ! » Du coup, le lendemain, j’ai dit à mes parents  » Ptêt que j’vais devenir végétarienne ! » C’était un samedi.

Comment ils ont réagi ?

Mmm..ils étaient plutôt étonnés et en même temps très très contents en fait. Il m’ont un peu demandé pourquoi, on a passé un petit moment sur ça et puis ils ont dit : « D’accord ! On va essayer « .

Quelques jours après, ils m’ont juste dit « Tu sais que si c’était dangereux – parce que moi j’avais un peu peur que ce soit dangereux pour ma santé – on aurait pas accepté hein ? » . Mais en fait ils se sont renseignés. Dans leur entourage, une petite fille de 5 ans suivait déjà ce régime et entre autres, ils ont appris que un oeuf par jour, çà suffisait à remplacer la viande.

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REMARQUE IMPORTANTE : pour avoir discuté avec les parents, évidemment ça n’est pas tout à fait aussi simple, il a fallu revoir pas mal l’alimentation de l’enfant ;-). Identifier les protéines végétales les plus riches, apprendre les combinaisons légumineuses + céréales, ou légumineuses+ fruits secs etc.

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Nine et sa maman…qui sous les harangues de son enfant, diminue elle aussi la viande et le poisson drastiquement ! ;-)

Et ça te manque pas la viande ou le poisson ??

Siiiii ! Des fois, mais très peu. Par exemple, quand j’en vois dans l’assiette des autres, je me dis « oh là là, j’adore le poulet, j’adore le poulet, j’adoooooore le poulet !!! » …et parfois je craque… »Euh ! Merci…j’vais ptêt manger un petit peu de poulet en fait ! »  

Donc oui, j’avoue, les cuisses de poulet ça me manque des fois…et aussi du bbbbbon poisson pané arrosé de citron !! Miam !! Slurp !!

Craquage…oups…

Dans ton entourage, il y a eu des réactions violentes ?

Ah oui… ma mamie…Elle a parlé uuuuune heure avec mon père parce qu’elle voulait pas du tout que je sois végétarienne !!  Elle a dit que je ne pouvais pas vivre correctement sans la viande, que le poisson, encore, ça allait mais pas la viande ! Et puis finalement, elle a dit d’accord…Mais alors par contre, elle a un peu abusé sur la règle du « 1 oeuf par jour ». En vacances, c’est arrivé qu’elle m’en donne matin, midi et soir !

Mais le pire pour moi ça a été mes copines. Alors là, j’ai VRAIMENT pas aimé. Elles ont dit que je ne pouvais pas VIVRE sans viande ou poisson ! Vous vous rendez compte ? Je leur ai crié dessus en leur disant « Désolée mais cette réflexion je peux pas supporter ! »  J’ai haussé d’un ton quoi. Je trouvais vraiment que c’était exagéré de me dire ça comme ça ! Elles disaient que j’allais vivre moins longtemps qu’elles ! Juste parce que je suis végétarienne ? C’est n’importe quoi !

Encore ma mamie, j’avais presque l’habitude parce qu’elle me donnait de la viande tous les jours mais mes copines je comprenais pas pourquoi elles réagissaient comme ça ! Ça m’a paru vraiment bizarre. Mais depuis, on n’en parle plus trop. J’ai compris qu’elles avaient réagi comme ça parce qu’elles m’adorent en fait.  J’ai limite honte de leur avoir crié dessus parce que j’aurais très bien pu leur expliquer gentiment mais ce jour là, vraiment, j’ai pas aimé !

Et à la cantine, comment ça se passe ?

On peut s’inscrire à des régimes de repas différents mais y a que sans porc ou sans viande, du coup je ne peux pas avoir de repas sans viande et sans poisson.

Et là, il y a deux catégories parmi les dames de cantine.

Les gentilles : (ton souriant et avenant) « Ah !! Mais faut nous dire nous ! On te met pas de poisson, et on te rajoute des accompagnements ! «  (ndlr : niveau diététique, loin d’être idéal puisqu’à aucun moment le manque de protéines n’est compensé, mais bon…mieux que rien)

Les méchantes : (ton tonitruant et flippant)  « Ah non ! Ça marche pas comme çà ! On va te donner du poisson et c’est tout ! » . Du coup, je le laisse sur le côté de l’assiette…Heureusement, elles sont moins souvent là que les gentilles mais en gros, ça va à peu près, je me débrouille. Je me rattrape le soir à la maison. Le « 1 oeuf par jour », dés fois on oublie un peu…mais c’est pas grave !

Mais vous voyez, par exemple, cette semaine, j’étais en classe verte à Chamagnieu et eux ont vraiment pris en compte mon régime végétarien ! A la place de la viande ou du poisson, j’avais toujours un oeuf au plat ou un oeuf dur. C’était trop bien !

Qu’est-ce que tu réponds à ceux qui ne comprennent pas ta décision ?

Moi je crois que même pour un enfant c’est pas dangereux d’être végétarien ! Y a toujours des trucs qui remplacent la viande ! On peut très bien ne pas manger de viande, ni de poisson toute sa vie et être en très bonne santé !

Depuis qu’elle est végétarienne, Nine dit avoir grandi et grossi, donc c’est bon ! Tout va bien les amis ;-)

Le mot de la fin ?

Oui. J’ai un message pour les parents du monde entier !

Il faut pas s’inquiéter si votre enfant décide d’être végétarien, faut pas lui dire non, faut lui dire : « D’accord, on se renseignera » mais faut lui laisser prendre sa décision.

Propos recueillis le vendredi 14 décembre 2018 à Villeurbanne, au domicile de Nine.

 

 

 

 

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Machine de Turing » au Théâtre Michel

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Machine de Turing » au Théâtre Michel

J’y vais : Parce que tout le monde en parle…et que ça sent un ou plusieurs prix aux Molières 2019 à plein nez ;-)

J’y vais pas : …euh….

J’y vais : Parce qu’il y a un suspens fou fou fou.

J’y vais pas : Vraiment parce qu’il faut trouver, une fois de plus, je dirais, parfois un peu longuet…

J’y vais : Parce que ça fait un bien fou de voir l’histoire vraie du destin d’un homme EXTRA-ordinaire.

J’y vais pas : Parce que vous avez déjà vu le film « Imitation Game » et que, pour vous, tout est dit, pas besoin de revoir l’histoire sur scène, ça va on a compris !

J’y vais : Parce que les deux comédiens sont formidables : justes, précis, généreux, complices etc. Mention spéciale pour Benoît Solès qui a un vrai rôle de composition et qui campe un Alan mathématicien bègue génie foufou, très très TRES crédible.

https://instagram.com/p/Bri29nEBTTG/

J’y vais pas : …non toujours pas…sorry…

J’y vais : Parce que la mise en scène (et bande-son) est simple, inventive et efficace.

J’y vais pas :  …hum hum…nop…

J’y vais : Parce qu’on ne regardera plus Blanche-Neige comme avant et qu’enfin on va capter cette sombre histoire de pomme croquée accolée à nos Mac ;-)

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS !!!

 » La Machine de Turing« . Avec Benoit Solès, Amaury de Crayencour

Jusqu’au 31 mars 2019 au Théâtre Michel. Réservations sur billetreduc.

Idée sortie pendant les fêtes les amis !

 

Théâtre Michel à 2 pas des grands magasins parisiens !

J’y vais ou j’y vais pas ? « Miss Nina Simone » au Théâtre de l’Oeuvre

J’y vais ou j’y vais pas ? « Miss Nina Simone » au Théâtre de l’Oeuvre

J’y vais : Parce qu’on aime passionnément Nina Simone.

J’y vais pas : Parce que euh…Nina qui ??

J’y vais : Parce que les adaptations c’est grave notre truc. Voyons voir comment ils ont adapté ce roman de Gilles Leroy  Nina Simone, roman sorti en 2013 aux Editions Mercure de France ?? Mmmm ?

J’y vais pas : …euh….

J’y vais : Parce qu’il semblerait qu’on soit capable de passer une vie entière à écouter cette chanson « Feeling Good » de la prêtresse de la soul…et pourtant, dieu sait qu’une vie, c’est long…

J’y vais pas : Parce qu’allez…si il faut trouver…parfois un peu longuet peut-être…

J’y vais : Pour le duo entre Valentin de Carbonnières (aka Ricardo, le majordome de Miss) et Jina Djemba (aka Miss Nina Simone), à la fois tendre, drôle, émouvant.

Jina / Nina au milieu, Valentin / Ricardo à droite

J’y vais pas : …non toujours pas…sorry…

J’y vais : pour se retrouver avec le gratin du théâtre parisien (y avait de la starlette à moooort le soir où j’y étais : Samuel Le Bihan, Guillement Gallienne, François-Xavier Demaison etc.)

Mais où qu’il est le gratin des comédiens parisiens ?

J’y vais pas : Parce que Jina (qui chante pourtant merveilleusement bien), n’est pas Nina.

J’y vais : Pour le jeu très pur, émouvant, à fleur de peau de Jina Djemba, qui se donne entièrement au personnage de Nina déchue….

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous,  J’IRAIS !!!

Théâtre de l’Oeuvre où il y a bientôt l’excellent Roman Frayssinet !!!!

« Miss Nina Simone« . Avec Jina Djemba, Valentin Decarbonnières, Julien Vasnier, Paul Nguyen

Jusqu’au 6 janvier et ensuite…Mister Frayssinet !!!

Jusqu’au 6 janvier 2019 au Théâtre de l’Oeuvre. Réservations sur billetreduc.

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Pour le meilleur et pour le dire » à la Manufacture des Abbesses.

J’y vais ou j’y vais pas ? « Pour le meilleur et pour le dire » à la Manufacture des Abbesses.

J’y vais : Pour le jeu de mots du titre qui titille…

J’y vais pas : Parce que vous êtes allergiques aux discours de psy ;-)

J’y vais : Parce que les comédien(ne)s sont hyper justes, engagés, présents.

J’y vais pas : Parce que il y a pas mal de gimmicks qui peuvent agacer certains d’entre nous….

J’y vais : Pour l’aspect vaudevillesque qui est quand même très très réjouissant.

J’y vais pas : Comme d’habitude, et j’en sui navrée, mais j’ai trouvé ça, parfois, un chouille longuet.

J’y vais : Pour découvrir un petit théâtre bien charmant à Abbesses qui sera votre allié plan drague à n’en pas douter. Un p’tit resto avant, un p’tit verre et une balade au pied du Sacré-Coeur après, et hop, emballée c’est pesé ! :-)

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, malgré quelques petites réserves assumées, je serais vous,  J’IRAIS…

« Pour le meilleur et pour le dire« . Avec Caroline Brésard, Roger Contebardo, Edouard Giard, Céline Perra, Tessa Volkine

Jusqu’au 24 janvier 2019 à la Manufacture des Abbesses. Réservations sur billetreduc.

La Manufacture des Abbesses, petit théâtre charmant au coeur de Montmartre

Succombez…Au nom du père

Succombez…Au nom du père

Pour celles et ceux qui me suivent sur les réseaux, j’en ai parlé hier, encore tremblante du dernier épisode de la saison 1 de la série ARTE prénommée : AU NOM DU PERE.

https://instagram.com/p/Bq-u2hoBA24/

Le pitch officiel : L’histoire d’une famille danoise (apparemment) bien sous tous rapports, issue d’une lonnnnngue lignée de pasteurs, à un moment charnière de son existence.

Créée par Adam Price (le monsieur qui a crée l’excellente série « Borgen« ), la série explore les relations conflictuelles entre un père omnipotent incarné par Lars Mikkelsen, et ses deux fils… Mais pas que ;-)

Alors pourquoi il FAUT voir cette série ? 10 raisons les amis

1 – Parce qu’il est grand temps que vous régliez vos comptes avec vos ancêtres. A n’en pas douter, cette série va vous y aider !…en complément de ce bouquin dont je vous ai déjà parlé… ;-)

https://instagram.com/p/Bq9fEnUhnyM/

2 – Parce que vous avez envie de vous prendre une claque de beauté. Certains plans, images de la nature sont sublimées !!!

3 – Parce que vous y trouverez mesdames votre modèle ultime de classe et de grâce en la personne d’Elisabeth, la mère bbbbien malmenée mais grand dieu qu’elle est distinguée…

4 – Parce qu’on vous donne gratos une initiation au bouddhisme. Du p’tit lait…

5 – Parce que vous allez tout simplement être subjugués par le jeu des comédien(nes). Ils se sont surpassés. D’ailleurs, la profession ne s’y est pas trompée. Entre autres nominations, le prix du meilleur acteur pour Lars Mikkelsen (le papa) aux Emmy Awards. Allezzzzzz !

6 – Parce que vous avez lu mon article sur le wabi-sabi et que, croix de bois, croix de fer, vous en avez un exemple flagrant avec le charmant appart d’August et d’Emilie !

7 – Parce que vous avez bien besoin d’explorer un peu votre spiritualité.

8 – Parce que vous aviez l’impression d’être parfois un peu mauvais…Eh bien,  à y regarder de plus près,  l‘être humain est décidément une espèce bbbbbien frappée

9 – Pour vous donner envie de vous mettre au sauna.

10 – Pour vibrer, être sonné, être bluffé, et même chialer….

La bande-annonce

Allez pour le fun, comme je l’ai pas trouvé en français, c’est cadeau, dégustez ;-)

Vous avez jusqu’au 29 décembre pour regarder la saison 1 en replay sur le site d’Arte ! (oui oui, saison 1, parce qu’il y en a une 2ème en cours de diffusion au Danemark donc chez nous bientôt !) C’est ICI

Casting
Lars Mikkelsen (Johannes Krogh) : le père omnipotent, déviant
Morten Hee Andersen (August) : le fils de Dieu
Simon Sears (Christian) : le converti
Ann Eleonora Jørgensen (Elisabeth) : la classe incarnée
Fanny Louise Bernth (Emilie) : la mignonnerie
Joen Højerslev (Svend) : le dévoué
Laura Bro (Monica) : la vilaine
Camilla Lau (Amira) : la sensuelle
Joachim Fjelstrup (Mark) : l’ami d’enfance 

L’épisode 1 c’est par là

 

 

Wabi-sabi, Kezako ?

Wabi-sabi, Kezako ?

J’ai conscience qu’il y a beaucoup (trop) de mots accolés les uns aux autres dans ce titre, qui vont direct dans la catégorie de votre cerveau dénommée, en toute simplicité : « whaaaaat ?! ».

Laissez-moi vous aider et vous sortir de cette zone toute embrumée.

Aujourd’hui, j’aimerais décrypter pour vous en 5 points, cette tendance déco que j’ai découvert il y a quelques semaines : la tendance WABI-SABI.

Barack je t’aime

1 – Wabi-sabi n’est PAS

  • la petite boule verte informe qui accompagne vos sushis et qui arrache méchamment le gosier chez votre jap préféré
  • une nouvelle position du Kama Sutra
  • le nom du héros du futur Star Wars
  • la couleur vert caca d’oie qui fera la tendance Automne/Hiver 2019
  • un nouveau jeu de société bobo type coloriage ou tricotage qui fera fureur dans 4 ans  #xmas2022

2 – Wabi-sabi vous permet d’utiliser dans la même phrase les mots…

Simplicité, vide, imperfection, rustique, humilité, intemporalité, transformation, vie, acceptation, infinitude, instable, changeant, contemplation, sobriété, modestie, raffinement, japonais, beauté, temps qui passe, tri, mélancolie, dissymétrie, zen, terre, végétal, noblesse, bouddha, nature, minimalisme, moine, essentiel, authenticité, finesse, beauté, dénuement, bienveillance.

Et ouais tout ça les gars;-)

3 – Wabi-sabi permet de copier Robert de Niro

Parce que vous avez laissé tomber toutes les imitations foireuses de King Bob et que plutôt que de chercher à copier, désormais, votre nouveau mantra c’est vous « ‘inspirer » …

Eh bien si vous voulez faire comme votre idole, cherchez donc à rendre votre home sweet home un peu comme son TriBeCa Penthouse dans l’hôtel Greenwich à New-York. Un peu quoi ;-)

Couleurs telluriques – Crédit Photo : Nicolas Koenig

 

Wood-stock – Crédit Photo : Nicolas Koenig

 

(Matières) Brut(es) is beautiful – Crédit Photo : Nicolas Koenig

 

Pure & Essentiel – Crédit Photo : Nicolas Koenig

4 – Wabi-sabi permet de vous aider à dégoter le cadeau manquant pour votre Tata Chantal à Noël

Pour 55 petits euros, en achetant le livre d’un des fervents adeptes du Wabi-sabi, AXEL VERVOORDT https://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/interieurs-et-patrimoine/esprit-wabi

Esprit, es-tu là ?

  • Vous aurez la reconnaissance éternelle de votre tata déco qui refait son appart toutes les 2 semaines et ne parle que de home-staging sans encore-avoir-tout-à-fait-compris-ce-que-ça-voulait-dire-mais-bon…
  • Vous impressionnerez toute votre petite famille interloquée, et sauverai peut-être ce Noël 2018 grâce à un nouveau sujet de conversation qui évitera qu’on s’apitoie sur votre sort de vieille fille.
  • Vous lui offrez un livre, certes, mais aussi un objet de déco en soi avec lequel elle pourra frimer devant ses copines en le mettant bien en avant dans sa bibliothèque devant les Marc Lévy de l’année.

Et si Axel vous inspire confiance et que vous avez 37 mn…

5 – Wabi-sabi, la voie vers une vie plus jolie

Vous l’aurez compris à demi-mot, on parle moins de tendance que d‘ »esprit » Wabi-sabi. Vraie philosophie issue du Japon qui relie deux principes clés :  wabi (solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie…) et sabi (l’altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes – nous quoi ;-)…, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.)

Sorte de « zen » des choses, cette discipline permet de s’attarder sur les objets ou les lieux de notre quotidien qui sont imparfaits. (Y compris notre petite personne). Voir la beauté dans tout ce qui mâture, tout ce qui se transforme avec le temps, se fondre un peu plus avec la nature, adopter plus de matériaux bruts, recyclés, opter pour des couleurs naturelles et végétales, apprécier les espaces, le vide, le dénuement, ne pas se débarrasser d’un objet parce qu’il est trop vieux, apprécier ses fêlures,  (ça vaut aussi pour celui qui ronfle à votre gauche la nuit hein! ;-), se contenter de ce qui est « juste », ni trop, ni trop peu, ne pas accumuler, trier, prioriser

Vous voyez un peu mieux le truc ? Franchement, sur le papier, c’est tout simplement une large et belle méditation du quotidien. Sorte de pleine conscience grandeur nature.

Moi je dis, l’esprit wabi, i’m ready…;-)

 

Jeune et Dodie

Jeune et Dodie

Mardi 27 novembre, il fait gris pluie. Le soleil vient de se coucher, nous sommes au cœur du Paris de la romance et de la jolie Amélie, au pied du Montmartre tout joli.

Les gouttes fraîches coulent sur les vitres embrumées de la Chappe Galerie et on l’attend…mais qui ???

On attend la jeune et mimi Dodie.

Cette jeune chanteuse anglaise au million-745-000 et plus si affinités, de followers sur YouTube, venue présenter son futur EP. A l’intérieur, moyenne d’âge frôlant à peine la majorité, je commence à paniquer :-)

La vingtaine de représentants de la jeunesse parisienne présents s’agitent, s’émoustillent, se prennent en photo, trépignent. Je regarde autour de moi, interloquée. Ce showcase très privé était évidemment ouvert aux quelques professionnels, journalistes et bloggueurs conquis par Dodie, mais également à une petite poignée de (très jeunes) fans visiblement pleinement conquis.

Je m’en vais donc vous conter en quelques mots le constat d’une telle soirée où j’ai fais office de vieille mémé à la peau toute fripée ;-)

La jeunesse parisienne chante juste

Dodie n’était venue qu’avec son clavier et son ukulélé. Session acoustico-intimiste ;-) Elle a donc demandé à l’audience de faire le fond sonore et ça foutait un peu le poil comme on dit ! Sur d’autres chansons, s’élevaient, par ci, par là, des voix (connaissant mot pour mot le répertoire de Dodie), ou des claquements de doigts.

Dodie encourage la jeunesse à élever la voix pour combler le manque de son band ;-)

CLIQUEZ ICI POUR LE SONIMG_0082

La jeunesse parisienne s’assume

Cheveux rosés, boutons sur le nez, pull trop grand et bariolé, cheveu grassouille et mal lavé. A vrai dire, c’est sûrement moi qui suis quelque peu larguée, mais j’ai trouvé que tout ça était tout à fait assumé, assez léger, terriblement détaché. Ça me plaît :)

Il faut dire que les fans de Dodie lui ressemblent, elle qui prône le retour au naturel : rarement maquillée, tout le temps pleinement assumée, luttant contre le body-shaming et assumant sa bi-sexualité.

Jaune, rouge, rose, orange, bleu, carrelée. Jeunesse colorée :-)

La jeunesse parisienne est très très fan

Emotion, larmes et tutti quanti à la fin du concert quand les fans ont enfin pu bisouiller leur artiste tant adorée. Coeur avec les doigts :)

Gouzi-gouziiii choupi mimi

 

Le selfie de sa vie :).

La jeunesse parisienne a besoin d’être cajolée

La voix délicate et sensible de Dodie, ses posts tout gentils, son attitude ô combien mimi, ses pulls trop grands et mal léchés de mamie, sa douceur inouïe, ses textes et musiques croquignolets et exquis, y a pas à tortiller, tout ça les ravit !

Conquis les petits ;-)

La jeunesse parisienne est cool et connectée

Sans surprise, les smartphones étaient, tout au long su showcase, prêts à être dégainés. Là encore, pas étonnant. Si mes calculs sont bons, Dodie n’a que 23 ans, ses fans plutôt 16 ou 17 ans. Bref, génération connectée, résolument. Pour être parmi les privilégiés à assister à cette soirée, c’est d’ailleurs grâce à un post sur la page FB de Dodie qu’ils ont tenté leur chance et ont pu passer ce délicieux moment :)

Filmer son artiste adulée…

Dodie sera de retour en concert à Paris le 11 février 2019 au Trabendo. Son EP « Human » sera, lui, dans les bacs dés le 18 janvier !

Son insta, c’est par LA, et ses péripéties, c’est par ICI

Un extrait du futur EP, « Human » justement

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.youtube.com/doddleoddle

J’y vais ou j’y vais pas ? « Radieuse Vermine » au Petit Montparnasse

J’y vais ou j’y vais pas ? « Radieuse Vermine » au Petit Montparnasse

J’y vais : Parce qu’un titre comme ça donne un p’tit goût de « Tiens, pourquoi pas ? » ;-)

J’y vais pas : Parce que votre vie n’est faite EXCLUSIVEMENT que de bons et charitables sentiments. Le mal ? Vous ne connaissez pas et pas question de voir ça ! (menteurs va !)

J’y vais : Parce que les comédiens sont d’une précision, concentration, don de soi, énergie, performance physique et textuelle étonnants.

J’y vais pas : Parce que parfois, certaines scènes un chouille (trop) speed et énergiques donnent le tournis..

J’y vais : Parce que ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une pièce aussi perturbante, malsaine, cynique et originale ;-)

J’y vais pas : Parce que la pièce peut parfois mettre un peu mal à l’aise(je ne vous dévoile pas le pourquoi ;-)

J’y vais : Pour le décor et les costumes sobres et efficaces tout de blanc et de couleurs primaires vêtu.

L’infernal trio

J’y vais pas : Parce que c’est parfois un peu long et répétitif.

J’y vais : Pour l’appel à l’imagination réussi. La mise en scène est très épurée et pourtant on voit tout !

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

« Radieuse Vermine« . Avec Louis Bernard, Joséphine Berry, Floriane Andersen.

D’après le livre anglais « Radiant Vermin » de Philip Ridley

Jusqu’au 24 novembre 2018 au Petit Montparnasse. Réservations sur billetreduc.

 

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Adieu Monsieur Haffmann » au Théâtre Rive Gauche

J’y vais ou j’y vais pas ? « Adieu Monsieur Haffmann » au Théâtre Rive Gauche

J’y vais : Parce que tout le monde en parle

J’y vais pas : Parce que tout le monde en parle ;-)

J’y vais : Parce qu’une pièce multi-moliérisée, on y va, ne serait-ce que par curiosité ;-)

– Meilleure pièce du Théâtre Privé
– Meilleur auteur francophone vivant : Jean-Philippe Daguerre

– Révélation féminine : Julie Cavanna
– Meilleur comédien dans un second rôle : Franck Desmedt

J’y vais pas : Parce que, certes, c’est bien propret et c’est bien joué, mais rien à faire, ça ne m’a pas touchée :-(

Les 5 comédiens du jour (pièce en alternance)

J’y vais : Parce que l’histoire est somme toute assez belle et qu’il y a quelques moments de suspens bien amenés.

J’y vais pas : Parce que c’est souvent un peu lourd et longuet…

J’y vais : Parce qu’il est des histoires extra-ordinaires et pourtant vraies, qui méritent d’être révélées.

J’y vais pas : Parce que j’ai eu un peu de mal à apprécier le jeu des comédien(nes) toute cachée que j’étais derrière un poteau bien casse-pied ;-)

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS…

« Adieu Monsieur Haffmann« . Avec Grégori Baquet ou Charles Lelaure ou Benjamin Breniére, Alexandre Bonstein ou Marc Siemiatycki, Julie Cavanna ou Anne Plantey, Franck Desmedt ou Jean-Philippe Daguerre, Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers

Jusqu’au 6 janvier 2019 au Théâtre Rive Gauche. Réservations sur billetreduc.

La pièce aux 4 Molières….

 

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Bonhomme » à la Comédie des 3 bornes

J’y vais ou j’y vais pas ? « Bonhomme » à la Comédie des 3 bornes

J’y vais : Parce que c’est graaaave dans l’air du temps. (#womenempowerment)

J’y vais pas : Parce que que le tout début est un p’tit peu mou et qu’on peut prendre peur…

J’y vais : Parce que ça fait du bien de voir un homme parler de ses faiblesses et de son admiration sans faille du sexe (prétendument !!!) faible(même si je le soupçonne d’être un chouille démago ;-)

J’y vais pas : Parce que (comme tous les one man show ?) c’est un peu décousu parfois. Les digressions sont nombreuses ;-)

J’y vais : Pour tâter le spectre large de la langue française, du parler « banlieusard » aux mots bien sentis et plus précieux.

J’y vais pas : Parce que si on ne s’acoquine pas avec la jeunesse en ce moment et qu’on est déconnectés, on peut se sentir vite très très vieux à force de ne rien comprendre à certaines expressions ! (Et Dieu sait qu’on n’aime pas ça avoir l’air d’un vieux con ;-)

J’y vais : Parce que Laurent est fort fort attachant.

Laurent et son journal intime…

J’y vais pas : Parce qu’on est claustrophobe et qu’on a tendance à être sensible du cucul (assise à désirer !!! inconfortable à souhait !)

J’y vais : Parce qu’on aime bien être parmi les premiers à découvrir un talent caché.

Une nouvelle définition du mon « bonhomme »

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

« Bonhomme« . De et avec Laurent Sciamma.

Jusqu’au 26 janvier 2019 à la Comédie des 3 bornes. Réservations sur billetreduc.

Petit..très petit…

 

 

 

 

 

Instagram non-grata

Instagram non-grata

Ouh là là là là là. Suis colère. Suis colère, suis colère, suis colère.

Non contente d’avoir subi cette semaine une grossière erreur de mon opérateur téléphonique (FREE pour ne pas le citer) qui a tout simplement résilié ma ligne « par inadvertance » me laissant dans un désarroi intersidéral et total – ne plus être joignable – je vous rassure, j’ai depuis quitté FREE pour rejoindre un autre opérateur qui m’a permis de récupérer mon numéro…je viens de découvrir avec effroi une situation digne des pires scénarios catastrophes dans le pays de la liberté dans lequel nous vivons : LA CENSURE.

Hyper violent. Je vous raconte.

Il y a quelques jours, je tombe sur une photo magnifique d’une femme noire nue, port de tête royal, gracieuse, altière, photo sublime, esthétique, couleurs merveilleuses, bijoux ethniques et turban chatoyant. Je la poste, je la crédite, la photo plaît, j’ai de jolis commentaires sur INSTAGRAM, bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Soudain, quelques jours plus tard, ô rage, ô désespoir, je reçois une notification de ce doux réseau, me signifiant tout simplement que ma publication a été supprimée pour cause de contenu….pornographique !?

Pincez-moi je rêve.

Seulement voilà, outre le fait que je suis à ce moment là de l’histoire en état de sidération (la photo en question étant TOUT sauf porno), je me remémore la triste histoire de l' »Origine du Monde » outrageusement censurée par nos amis Facebook (à qui appartient Instagram depuis 2012 je le rappelle…) et je réalise qu’effectivement, le simple fait de voir un téton représente le comble de la pornographie pour ce réseau ô combien (faussement) pu(rit)ain.

Ok. Je prends note. Je réfrénerai mes envies esthétiques à compter d’aujourd’hui. Soit.

La vie reprend son cours….

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Certes, je n’étais plus très connectée depuis (cf début de cette sombre histoire), mais ayant récupéré un téléphone, j’ai pu, il y a 2 jours, recommencer mes petites activités d’instagrammeuse…pour découvrir, un peu déconcertée, voire complètement ébahie, que non seulement mon nombre d’abonnés avait fondu en quelques petits jours comme peau de chagrin, mais que désormais, quand je poste dans les conditions SIMILAIRES à mon expérience passée,  je n’ai plus aucun like…et plus aucune visibilité (outre mes abonnés).

Mon ego en prend un petit coup (je l’avoue)…mais ce triste constat ne me suffit pas, je n’arrive pas à me contenter de la situation, il y a un truc qui cloche, c’est sûr.

Et ce matin, après petite enquête…mes connexions neuronales se mettent en place, et après avoir écumé toutes les raisons possibles et inimaginables, la conclusion est sans appel. Il s’agit bien évidemment d’une punition suite à la parution de la photo de la femme nue !

C’en est fait de mon sort. Je viens de me faire shadow-bannée par Insta.

Kézako ? Et bien pour lutter contre les contenus homophobes ou pornographiques, Instagram a mis en place ce qu’on appelle le shadow banDispositif  complètement arbitraire, fourbe, et visiblement pas au point, qui sans mise en garde, explication ou même avertissement préalable, empêchent les personnes qui ne vous suivent pas de voir vos publications, via la recherche de hashtags, notamment.

Donc en gros, pour avoir osé mettre une des plus belles photos que j’ai vues ces derniers mois en ligne, je viens à priori de signer mon arrêt de mort sur Instagram.

Si vous avez eu une expérience similaire et/ou que vous savez comment je pourrais rétablir la justice en ce bas monde, je suis preneuse ! (je leur ai laissé un petit message mais autant vous dire que je doute grandement de son efficacité…)

De mon côté, je ne lâcherai pas. Je continue à mener l’enquête pour renaître de mes cendres d’Instagrammeuse non grata ;-)

Enfin le froid : licence to chill !!

Enfin le froid : licence to chill !!

Oui non je sais, on préfère tous la chaleur et le soleil, la moiteur et le son des abeilles bla bla bla…sauf qu’au bout d’un moment fallait bien s’attendre à ce que ça nous tombe sur le coin du nez non ? On est fin octobre les loulous, youuuuhouuuu !

Donc forte de mes (bien trop inefficientes) séances de méditation, j’ai décidé d’accepter et d' »accueillir » l’arrivée du froid, bras et coeur grands ouverts…mmmouais. Ou plutôt, n’ayant pas le choix que de me manger de plein fouet ce froid polaire alors qu’il y a trois jours, je barbotais sous le soleil marseillais, j’ai décidé de réagir vite fait bien fait !

Je m’en vais donc vous délivrer pourquoi c’est bbbbien que le froid soit enfin là !

1 – Rester sous la couette = prétexte parfait

« Sortir ? Là ?? Euh…Ah oui mais non, désolée, trop froid, je crois que je me sens fébrile, vais plutôt rester hiberner pendant les prochains mois sous ma couette à manger, dormir, lire et mater des séries si ça te dérange pas…en te remerciant. Bisous ! » 

Voilà à peu près le message que vous pourriez enregistrer et balancer à toute personne tentant une approche de socialisation avec vous les 3 prochains mois ;-)

2 – Enfin pouvoir se goinfrer

Plus de pression ou autre histoire de corps parfait que nous impose l’été. On s’en carre, de toute façon, on ressemble tous à des bonhommes Michelin emmitouflés sous cinq couches de t-shirts et pulls Heattech Uniqlo donc à nous le surplus de calories !!

3 – Manger liquide, vraie bonne idée

A vrai dire, où allez-vous trouver la force de mâcher ? Nan, le mieux c’est encore d’opter pour un régime régressif. Dans la peau d’un petit bébé ou d’une vieille mamie édentée (bah quoi…c’est vrai nan ??), pas la peine de s’embêter, on se nourrit uniquement de jus vitaminés, de thé ébouillantés et de soupes bio moulinés par votre fermier local préféré.

4 – Pouvoir se slow-cultiver

Comme, de manière évidente, vous n’allez plus arpenter les rues glaciales et autres bars ou salles de théâtre mal chauffées, on ralentit le rythme et on reste tranquille au pieu à bouquiner, à griffonner, à se câliner, ou à mater les séries dernières nées de vos producteurs adorés.

5 – Economiser

Avouez que sous prétextes de balades inopinées, vous en avez acheté un paquet de babioles inutiles cet été ! Combien de bazar et de brocantes arpentés où vous avez sorti votre porte-monnaie malgré les menaces persistantes de votre banquier ? Là, il va être content le petit farfadet. Nul besoin d’aller dépenser, vous êtes de toute façon ruinée, vu les frais engagés pour vous chauffer !

Alors…vous voyez bien que le froid est décidément votre meilleur allié ! ;-)

Et pour finir en beauté, je vous propose mon kit de survie parfait 

Une bouillotte pour réchauffer nos petits pieds

Un livre pour voyager

Un ordi pour griffonner et mater (des séries)

Du thé pour se réchauffer

Des chaussons pour mieux se traîner

Du L52 pour prévenir la goutte au nez

Des mouchoirs quand le point précédent a échoué ;-)

Un plaid pour s’y emmitoufler

Un vibro…pour…bah je vais pas vous le dessiner ;-)

Du chocolat pour ne tout simplement pas décéder….

Qu’est ce qui pourrait sauver l’A-mour ?

Qu’est ce qui pourrait sauver l’A-mour ?

Petit hommage à Daniel Balavoine, pour ceux qui, comme moi, nés dans les années 80, ont été biberonnés à ce son aujourd’hui, quelque peu fané…(oui ok ça a vieilli mais les paroles sont beeeelllleees)

« Et comment retrouver le goût de la vie
Qui pourra remplacer le besoin par l’envie »

« Remplacer le besoin par l’envie »…Je crois que c’est mon mantra depuis toujours. La notion d’envie inclut beaucoup plus de joie, d’enthousiasme, d’élan du coeur, là où le besoin sous-entend la notion de funeste dépendance…

Et v’la ti pas qu’en l’espace de 2 semaines, j’ai été amené à voir deux films qui traitent à leur manière, de l’amour toujours (ou pas)…

Ça méritait bien d’en extraire la substantifique moelle pour la partager avec vous.

Le premier : « LE JEU » avec Bérénice Béjo, Vincent Elbaz, Stéphane de Groodt, Roschdy Zem, Grégory Gadebois, Suzanne Clément

Le second : « L’AMOUR FLOU » de et avec Romane Bohringer, Philippe Rebbot

Je ne vous raconte pas les films, je vous laisse le soin d’aller les découvrir en salles ! En revanche, voilà donc 5 points clés à retenir pour faire de votre vie un vrai conte de fées…Ah non, pardon, ça c’est uniquement dans les films de Walt Disney, vous vous rappelez ?  ;-)

Donc non, nul conte de fées, mais les 5 points clés pour s’aimer tout simplement, le plus longtemps possible et sans se déchirer.

1 – Laisser l’autre respirer

(De l’eau, de) L’air, la vie…Laisser de l’air à sa moitié, c’est tout simplement laisser sa vitalité s’exprimer, son instinct de vie vibrer. Respirer loin de vous, respirer la pièce à côté, respirer pour mieux se retrouver…

2 – Ne surtout pas chercher à le surveiller

L’espace vital c’est aussi celui de son jardin secret. Ne surtout pas chercher à lui enlever sous peine d’avoir accès à des informations dont vous vous seriez bien passé ! ;-)

3 – (Ré)inventer

Essayer d’insuffler, malgré la monotonie du quotidien, des zestes de folies, d’envies, de surprises toute jolies et toute mimi, histoire de dégriser le morne train-train qui vous unit. Et plus globalement, en amour, aucune règle, à vous de voir avec votre numéro 2 ce qui vous convient le mieux et tant mieux si ça ne ressemble en rien à ce que vous pouvez voir chez vos voisins ;-)

4 – Se parler et partager

On vous l’a suffisamment répété, mais l’autre n’est ni devin, ni magicien. Donc si vous ne formulez pas ce dont vous avez (ou pas) besoin, ce qui vous met en vrille ou vous donne envie de prendre la quille, ce qui vous émoustille et vous titille, ce qui vous met en joie ou en émoi, ce qui vous met chagrin ou vous rend chafouin, pas étonnant qu’un jour, vous vous réveilliez à côté de quelqu’un que vous ne reconnaissez plus, de près ou de loin. Alors déliez vos langues, dans votre bouche et/ou dans la sienne et vous verrez que ça aidera à ce qu’il/elle, mieux vous comprenne ;-)

5 – Se toucher

S’embrasser, se caresser. Sexe, tendresse, câlins et autres curiosités. C’est bien comme vous voulez, mais il est, à mon humble avis, vital de garder le contact physique avec votre amour, même quand vous traversez des crises. Nous ne sommes après tout que des animaux et sans chaleur humaine, ma foi, c’est plus la peine ;-)

Et si malgré tout ça, force est de constater que l’amour n’est plus là, les mêmes règles sont applicables pour se désunir de son bel amour…Une belle rupture est pour moi le signe que l’histoire d’amour dans sa globalité aura été la plus saine, respectueuse, et tendre possible.

Apprendre à bien se quitter c’est encore bien s’aimer…

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Fric-Frac » avec Michel Fau, Julie Depardieu, Régis Laspalès au Théâtre de Paris

J’y vais ou j’y vais pas ? « Fric-Frac » avec Michel Fau, Julie Depardieu, Régis Laspalès au Théâtre de Paris

J’y vais : Pour le jeu tordant et hilarant d’Emeline Bayart qui a un sens de la comédie inné ! (cette femme est génialement tarée !!)

J’y vais pas : Parce que qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, vous n’aimez pas les « styles » de Messieurs Laspalès ou Fau. (Nan mais oui, là du coup, vous risquez d’être malheureux car ils excellent et poussent à fond les ficelles de leur jeu si « spécial »)

J’y vais : Parce que je crois qu’entendre éclater de rire un public autant, ça faisait bien longtemps…

Un public qui ricanait franchement

J’y vais pas : Parce que c’est un peu long

J’y vais : Pour la beauté, sensibilité et justesse du jeu de Julie Depardieu

Toute la joyeuse troupe

J’y vais pas : Parce vous n’avez aucune notion de vocabulaire de la gouaille parisienne des années 30 (parfois, c’est coton ;-)

Un théâtre aux airs d’antan qui sied parfaitement à la pièce du jour

J’y vais : Pour faire un voyage dans le temps. Le temps de ce Paris dans lequel vous auriez adoré évoluer… La bande-annonce s’il vous plaît !

J’y vais pas : Parce que ce qui est un peu foufou, un peu filou, un peu frou frou, un peu loulou très peu pour vous !

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

« Fric-Frac« . Avec Régis LASPALÈS, Michel FAU, Julie DEPARDIEU, Emeline BAYART, Georges BÉCOT, Fabrice CALS, Yannis EZZIADI, Antoine KAHAN, Audrey LANGLE, Roland MENOU.

Jusqu’au 4 novembre 2018 au Théâtre de Paris. Réservations sur billetreduc.

 

Un public déjà conquis, attend impatiemment la venue des comédiens sur la scène du Théâtre de Paris

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Musica Deuxième » de Marguerite Duras au Théâtre du Petit St Martin

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Musica Deuxième » de Marguerite Duras au Théâtre du Petit St Martin

J’y vais : Parce que je crois qu’on rêve TOUS d’une passion comme celle-là et de dire (ou qu’on nous dise) un jour, ces mots-là..

J’y vais pas : Parce que vous êtes en pleine rupture amoureuse…je vous conseille d’attendre un peu ;-)

J’y vais : Pour être subjugué par le naturel, la grâce, le style, la gestuelle et le jeu de Stéphane Caillard . (c’est une dame malgré le prénom un chouille trompeur ;-)

 

J’y vais pas : Parce que la pièce est un peu longue et peut mettre un peu mal à l’aise (selon l’état d’esprit dans lequel vous y allez)

J’y vais : Pour (re)découvrir l’oeuvre de Marguerite Duras, Marguerite, pour rappel, c’est ça…

J’y vais pas : j’y arrive plus désolée;-)

J’y vais : Pour être émerveillé par une utilisation du « tu » et du « vous » vertigineuse.

J’y vais pas : …

J’y vais : Pour vous damner d’émotion au vu du jeu de Grégory Gadebois, chaque fois plus à fleur de peau et parfaitement juste.

J’y vais pas : Parce que l’amour vous fait trop peur…

J’y vais : Parce que vous n’avez pas peur des silences éloquents, des regards muets, des gestes avortés.

L’amour (et les comédiens) s’en sont allés…

J’y vais : Parce que « romanesque-addict » devrait être votre pseudo de vie.

J’y vais pas : …

J’y vais : Parce que c’est une pièce d’un autre temps-que-les-moins-de-20 ans… et pourtant c’est furieusement ancré dans le présent.

J’y vais pas : …

J’y vais : Parce que comédien(ne) amateur/trice que vous êtes, c’est pas si souvent que vous voulez « copier » le jeu d’un(e) de vos pairs

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS !

Bouleversants Stéphane et Grégory

« La Musica Deuxième« . Avec Grégory Gadebois et Stéphane Caillard. Mise en scène Jacques Weber. D’après l’oeuvre de Marguerite Duras.

Jusqu’au 10 novembre 2018 au Théâtre du Petit Saint Martin. Réservations sur billetreduc.

Théâtre du Petit St Martin derrière le Théâtre de la Porte du même nom ;-)

 

 

Le premier jour du reste de ma vie…

Le premier jour du reste de ma vie…

C’est aujourd’hui.

C’est la promesse de lendemains qui chantent.

C’est une page blanche à griffonner de sa plus belle plume.

C’est choisir d’abandonner, de trier, de déchirer, de se séparer, pour être plus légère et avancer.

C’est l’espérance d’aller vers une meilleure version de soi.

C’est une jolie chanson de Mister Etienne Daho  « Debout peu importe le prix, suivre son instinct et ses envies les plus essentielles. »

C’est la prise d’élan d’un saut vertigineux.

C’est l’obligation irrémédiable de céder des acquis, les uns après les autres.

C’est le joli message envoyé d’un père (inquiet) voulant rassurer sa fifille le jour J.

C’est un film merveilleux à voir et à revoir ;-)

C’est accepter de ne plus être celle-ci pour devenir celle-là.

C’est d’une beauté terrifiante et excitante.

C’est le voeu pieu d’avoir vu juste.

C’est le sermon de ne pas se retourner.

C’est l’espoir fou que demain, ça ira mieux.

 

 

 

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Tartuffe » avec Pierre Arditi et Jacques Weber

J’y vais ou j’y vais pas ? « Tartuffe » avec Pierre Arditi et Jacques Weber

J’y vais : Parce que vous vous êtes auto-lancé le défi fou de voir un « Tartuffe » par an à au Théâtre de la Porte St Martin.

J’y vais pas : Parce que justement ça va ptêt aller non ?

J’y vais : Un peu comme d’habitude…pour le personnage de Dorine, la servante malicieuse et grande gueule.

J’y vais pas : Parce qu’il n’y a pas grand chose qui soit de nature à éblouir vos sens.

J’y vais : Pour voir sur scène pour la première fois face à face les grands Jacques Weber et Pierre Arditi.

J’y vais pas : Parce que c’est globalement bien joué mais localement pas hyper intéressant..

Toute la troupe du « Tartuffe » 2018 de la Porte St Martin

J’y vais : Parce qu’il y a quelques fulgurances et que c’est quand même un grand classique qui mérite d’être vu (si vous n’avez pas vu les 450 autres montés tous les ans ;-)

Cette année, le metteur en scène est le metteur en scène allemand Peter Stein

J’y vais pas : Parce que j’ai malheureusement publié ma chronique sur « L’heureux stratagème » par la Troupe de la Comédie française avant, et que si il faut choisir, nul doute…Comédie française it is !

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS… :-(

« Tartuffe« . Avec Pierre Arditi, Jacques Weber, Isabelle Gelinas, Manon Combes, Catherine Ferran, Bernard Gabay, Félicien Juttner, Jean-Baptiste Malartre, Marion Malenfant, Loïc Mobihan, Luc Tremblais.

Jusqu’au 28 octobre 2018 au Théâtre de la Porte Saint Martin. Réservations sur billetreduc.

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « L’heureux stratagème » de la troupe de la Comédie française

J’y vais ou j’y vais pas ? « L’heureux stratagème » de la troupe de la Comédie française

J’y vais : Parce que vous avez votre carte Comédie française et que vous ne voulez en louper aucune miette.

J’y vais pas : Parce que…Marivaux, ça va bien hein ? On l’a déjà dit ! c’est TOUJOUUUUUUURS la même histoire !!!

J’y vais : Pour être coincée sur un strapontin pendant 2h parce que vous êtes comme d’habitude, arrivés à la bourre, le cul broyé mais de pouvoir toucher, frôler, sentir les doux parfums des comédiens qui sortent entre chaque scène en vous piétinant les petons. Bonheur…Loïïïïc (Corbery) et Laurennnnnt (Lafitte), je vous aiiiimmme !!!!

J’y vais pas : …

J’y vais : Pour voir des comédiens et comédiennes tous plus excellents, intenses, vivants, joueurs, animés les uns que les autres.

J’y vais pas :(désolée je cherche hein…promis)

J’y vais : Pour découvrir le théâtre du Vieux Colombier qui nous dévoile un espace original en cube où on a la malice et le délice de voir les spectateurs en face. Double spectacle en perspective. Savoureux d’observer les réactions du public. Les yeux riaient, fascinés…

Théâtre pile et face

J’y vais pas :(toujours pas…)

J’y vais : Pour vous pâmer devant la garde-robe sublime des comédiennes (surtout)

J’y vais pas : Ah si j’ai peut-être un argument. Si vous êtes un puriste et que ça vous gêne que les comédiens et comédiennes rythment les scènes par des interludes chantés…en anglais(j »ai entendu des petites mamies à la sortie qui s’en indignaient ;-)

J’y vais : Pour vous inspirer de certaines pépites de mise en scène avec notamment les coulisses à 4 sorties, et l’obligation des comédien(nes) à n’oublier personne, à jouer à pile et à face ;-)

J’y vais pas : … (j’ai tout donné, désolée…)

J’y vais : Pour observer les tourments du coeur, ses atermoiements, ses contradictions, son toupet, ses palpitations, ses injustices, sa férocité et ses mystères. L’amour a ses raisons…Bref, pour prendre sa leçon de séduction. La pièce aurait pu s’appeler : comment récupérer son ex en 2h ?

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS !!

Graaaaaave !!!

« L’heureux stratagème« . Avec Eric Génovèse, Nicolas Lormeau, Loïc Corbery, Julie Sicard, Jérôme Pouly, Jennifer Decker, Laurent Lafitte, Claire de la Rüe du Can.

Jusqu’au 4 novembre 2018 au Théâtre du Vieux Colombier. Réservations sur billetterie.comedie-française.fr

Métro Saint-Sulpice…pas du tout à la Comédie française, attention, faites pas comme moi, vous plantez pas ;-)

 

J’y vais ou j’y vais pas ? Callisto et Arcas avec Vincent Dedienne

J’y vais ou j’y vais pas ? Callisto et Arcas avec Vincent Dedienne

J’y vais : Parce que les métamorphoses, au global, c’est mon truc.

J’y vais pas : Parce que…bizarre bizarre, vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre…

J’y vais : Pour voir la démarche chaloupée de Vincent Dedienne aka ce bon vieux Jupiter sur talons aiguilles, une femme déguisée en ours, un tout petit enfant sur scène.

La dame qui se déguisera en ours, le tout petit enfant et Vincent haut perché !

J’y vais pas : D’après les Métamorphoses d’Ovide vous dites ?…euh…Ovid(i)e vous voulez dire ???

J’y vais : Parce que #VincentForever

J’y vais pas : Parce que je crois bien que l’ambiance bobo, chelou, perché, m’a-tu-vu, a ses limites…

Entrée du « très tendance » Théâtre des Bouffes du Nord

J’y vais : Parce que vous êtes fans d’Ovide et/ou du metteur en scène Guillaume Vincent

Adaptation d’après les « Métamorphoses » d’Ovide

J’y vais pas : Parce que vous aimez pas bien bien cette sensation trouble de soit passer complètement à côté d’une création, soit de subir 1h d’un spectacle qui ne vous frôle même pas un peu….

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS… :-(

« Callisto et Arcas » . Avec Vincent Dedienne, Emilie Incerti Formentini, et Anton Froehly.

Jusqu’au 27 septembre 2018 au Théâtre des Bouffes du Nord. Réservations sur billetreduc.com

 

 

Satanée première année ! Mode d’emploi imposé.

Satanée première année ! Mode d’emploi imposé.

Cette semaine dans vos salles, se joue un film : « Première année » de Thomas Lilti avec Vincent Lacoste et William Lebghil. La conclusion ? Ne faites pas médecine !!

Non non, plus sérieusement, c’est une histoire d’amitié sur fond d’une épreuve monstrueuse : passer la première année de la fac de médecine.

Du suspens, de l’émotion, du vécu, du réalisme, de la tension, du stress, de la solidarité, du pétage de plombs, et une fin mais une fin !!… (meuh non je vais pas spoiler rohhhh)

La bande-annonce c’est par là :

Vous en avez certainement entendu parler, vous avez même peut-être une petite nièce ou votre bambin qui s’y est collé, donc VOUS vous savez.

Mais pour les quelques ignorants, je me dois de vous informer en vous faisant un petit récap « Mode d’emploi imposé« .

Donc, si votre « bébé » vous annonce un jour qu’il veut aller en guerre (oui oui pas moins…), voilà quelques conseils avisés :

1 – A bbbbien le prévenir des longues années qu’il s’apprête à endurer, vous vous attellerez.

Nan sérieux les amis, c’est 9 ans AU MIEUX !! En première année, sur les 58 627 étudiants inscrits, seuls 13,9%* passent en deuxième année. Donc ouais, préparez votre poulain à l’échec, aux coups de mou, à la persévérance, à la patience, à la souffrance….(*selon Le Quotidien du Mèdecin – Janvier 2017)

2 – A sa santé, vous veillerez

Il faut qu’il boive (de l’eau hein ?? ;-), qu’il dorme, qu’il sieste (si si..) qu’il mange suffisamment et équilibré, qu’il fasse de l’exercice. Car tout grand dadet qu’il soit du haut de ses 18 ou 19 ballets, durant cette première année, il n’est rien moins qu’un cerveau formaté à tuer. Donc il va falloir le veiller comme un bébé et le préparer comme un guerrier.

3 – De toutes les tâches ménagères vous vous acquitterez

Ah bah oui parce que TOUS ses neurones seront complètement réquisitionnés à bachoter. Chaque minute comptée. Chaque respiration maîtrisée. Chaque temps de pause chronométré. Donc c’est pas le moment de venir le saoûler avec des histoires de chaussettes égarées, de slip mal lavé, ou de plateau-ordi mal débarrassé. Vous vous y collez !!!

4 – A le rassurer vous vous engagez

Il va en vivre des vertes et des pas mûres croyez-moi. Donc soyez-là, soyez disponibles jours et nuits pour essuyer crises de larmes, crises de doute, et crises d’angoisse.

5 – A ne jamais travailler seul et à bien s’entourer vous l’engagerez

Hyper important la team de travail. Il faut que les joyeux lurons maso (oups…pardon) soient sur la même longueur d’ondes, complémentaires, solidaires, fonceurs, bosseurs, déconneurs (important). C’est peut-être les liens les plus forts qu’il va tisser pour le reste de sa vie.

 

6 – Et surtout…surtout..à décompresser, déculpabiliser, relativiser, vous le dresserez

Ah oui hein, on fait des petites pauses (même très courtes), on va prendre le soleil, nager, marcher, s’aérer, jouer, mater un ciné, se faire câliner. Il n’en sera que plus requinqué !

Et surtout, si la victoire est peut-être au bout du chemin, peut-être qu’une autre voie l’attend et ça n’est pas MOINS BIEN. Il va falloir lui faire comprendre que le champ des possibles est large et qu’un échec n’est autre qu’une étape vers une vie plus jolie…

« Première année« , à voir dans vos salles depuis le 12 septembre 2018.

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le potentiel érotique de ma femme » au Théâtre 13

04/09/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le potentiel érotique de ma femme » au Théâtre 13

J’y vais : Parce que vous avez aimé le livre de Mister David Foenkinos et que vous voulez prolonger le plaisir…

J’y vais pas :…ou pas…

J’y vais : Parce que il y a clairement un effort certain de mise en scène, d’inventivité, de drôlerie, faite par la joyeuse troupe.

J’y vais pas : Parce que parfois…l’effort, tout honnête et sincère soit-il, ne suffit pas

J’y vais : Parce que vous aimez bien cette petite tendance, somme toute assez à la mode en ce moment au théâtre, d’avoir un narrateur (ça vous fait gentiment penser à votre lointaine jeunesse insouciante où vous matiez en boucle Amélie Poulain.)

J’y vais pas :Parce que ça s’agite, ça change de costume, ça sautille, ça vaudeville, ça s’ébroue, ça folâtre…mais moi je m’ennuie.

J’y vais : Parce que c’est rythmé et mignonnet.

J’y vais pas : …mais de ça avons-nous vraiment envie de se contenter ?

J’y vais : Parce que le capital sympathie des comédiens et comédiennes est certain.

Nan mais oui, ils sont choux…vraiment…

J’y vais pas : Parce que la rentrée va être impitoyable et qu’à choisir…bah j’irais voir autre chose que ça…

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS… :-(

« Le potentiel érotique de ma femme » . Avec Sophie Accard, Léonard Boissier, Jacques Dupont, Benjamin Lhommas, Anaïs Merienne, Léonard Prain.

Jusqu’au 7 octobre 2018 au Théâtre 13. Réservations sur billetreduc.com

J’y vais ou j’y vais pas ? « Les Crapauds fous » au Théâtre des Béliers Parisiens

26/08/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « Les Crapauds Fous » au Théâtre des Béliers Parisiens

(Je m’excuse d’avance pour le caractère choquant et inacceptable de l’article qui va suivre car pour cette reprise théâtrale,  une fois de plus, je ne respecte rien !! La règle de cette chronique ne sera pas suivie… Shame on me ;-)

J’y vais : Parce que vous pensiez que la vie culturelle théâtrale estivale parisienne était un désert sans nom ? Eh bien détrompez-vous !

J’y vais pas :

J’y vais : Parce que vous en aviez entendu parler depuis des mois, que vous passez devant le théâtre en question tous les jours, qu’il vous nargue, qu’il vous drague, et qu’à force, ça va bien, maintenant, on va voir ce qu’on va voir !

J’y vais pas :

 

J’y vais : Parce que vous savez à quel point je suis difficile, mais quand on tombe sur une pièce comme celle-là et qu’il y a STRICTEMENT TOUT ?! bah on fonce quoi

J’y vais pas :

 

J’y vais : Pour prendre une petite leçon de mise en scène, de joie, d’amour, de bon jeu, de tendresse, d’émotion, d’histoire, de trouvailles

J’y vais pas :

 

J’y vais : Parce que si vous voulez mon avis et selon ce que mon petit doigt me dit, ce serait une pièce à Molières 2019 que ça m’étonnerait pas tiens…

J’y vais pas :

 

J’y vais : Parce que tous les comédiens et comédiennes sont d’une ferveur, enthousiasme, justesse, précision, engagement à vous fendre le coeur.

Les champions

J’y vais pas :

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS GRAAAAAVE !!!!!!

« Les Crapauds Fous » . Avec (en alternance) : Benjamin Arba, Merryl Beaudonnet, Constance Carrelet, Hélie Chomiac, Gaël Cottat, Rémi Couturier, Charlie Fargialla, Tadrina Hocking, Frédéric Imberty, Damien Jouillerot, Blaise Le Boulanger, Claire-Lise Lecerf, Christian Pelissier.

Jusqu’au 30 septembre 2018 au Théâtre des Béliers Parisiens. Réservations sur billetreduc.com

J’ai trouvé la recette du bonheur !

J’ai trouvé la recette du bonheur !

Bon bah c’est pas dommage depuis le temps…mais ce post là va grandement vous faciliter la tâche car non Messieurs-Dames, vous ne rêvez pas : ne cherchez plus, j’ai trouvé !!!

Mais siiiii ! Je l’ai trouvée, celle que vous espérez tous et toutes, celle qui vous fait vous réveiller en sueurs froides la nuit à force de l’invoquer.

Celle qu’envieux et curieux, vous guettez au détour d’une rue, entre les lignes d’un bouquin, dans les films ou séries que vous visionnez le soir sous votre couette ou que vous devinez parfois fugacement dans les yeux de certains de vos chanceux contemporains.

Elle est là, toute belle, toute chaude, toute fraîche.

Ladies and Gentlemen, la recette du bonheur en 4 lettres simplissimes : B.A.S.E !!!

La baaaaaase donc. C’est parti :

B comme (Bonne) BOUFFE

Parce que comme dit l’autre…

Pas besoin d’expliciter plus que ça. Prendre le temps d’honorer ce que nos papilles nous dictent de manger, choisir le bon produit frais, sélectionner, bavarder avec le maraîcher, cuisiner, partager, déguster. Y a qu’çà d’vrai !

A comme AMOUR

Celui avec un grand A hein ? On se parle de l’amour de ses potes, de sa famille, de sa moitié. Bref, de ceux qui vous font palpiter, vibrer, rigoler. D’eux, on n’en a jamais assez. Donc on s’entoure un maximum de cette clique qui vous fait tant de bien et dont vous ne devriez jamais avoir à vous passer.

S comme SIESTE

Comment vous dire. Il est E-VI-DENT, que c’est l’invention la plus géniale de l’humanité. Ce doux plaisir de langoureusement sombrer quelques instants après un bon repas, la bave au museau, le temps de recharger les batteries. La sieste de l’après-midi, c’est la vie !

E comme ENJAMBER

Mangez, bougez qu’ils disent ! Et oui, se balader, errer, marcher. A patte, à vélo. Marcher des heures en laissant son esprit vagabonder. Voilà de quoi remuer vos méninges, voir du pays, faire circuler les bonnes idées, chasser les moins éclairées. Bref, tout pour vous requinquer, vous recentrer et vous dynamiser !

Et voilà ! On dit merci qui ??? Maintenant, profitez bien et dégustez. Et comme disait feu Joël Robuchon

 

Chuuuut ! Je sédimente !

Chuuuut ! Je sédimente !

Définition (…GEOLOGIQUE)Source : CNRTL : Accumulation d’éléments provenant de la désagrégation, de la dissolution de roches préexistantes, transportés et déposés par les eaux, le vent, ou de matières d’origine organique.

Ok, en langage plus simple, vous prenez une bouteille d’eau claire (= la vie innocente à la naissance, belle et pure), vous y mettez quelques bonnes grosses poignées de terre bien boueuse (= les soucis de cette chienne de vie), vous secouez (sinon la pulpe, elle reste en bas ;-) #orangina…et assise en position du lotus, vous observez gentiment la terre tranquillement se déposer au fond de la bouteille et l’eau s’éclaircir !

C’est bon ? Vous avez l’image ? Vous l’aurez compris, dans ce sympathique jeu de rôle, la bouteille pleine de boue c’est nous bien sûr… :-)

Voilà précisément ce que je suis en train de vivre en ce moment ! Car oui, ça n’arrive pas tous les jours dans une vie que l’option « pouce » soit activé..

Et il se passe quoi pendant ce moment où les particules sont en suspension et vont bientôt rejoindre le fond ?

1 – On douille

Parce que pour ceux qui me suivent, au début c’est sauvage (cf mon billet d’humeur « Au secours, j’en enfin le temps ! »). On capte rien. Quand l’activité effrénée s’arrête soudainement et qu’on a ENFIN le temps de réfléchir à ce que qu’on veut vraiment faire de cette f***ing life, toutes les particules s’agitent et on prend méga cher. On pleure, on dépressurise, on est complètement paumé, on est « agité » au sens propre du terme.

2 – On accepte

Alors, on prend les bonnes décisions. Plutôt que de rester à chouiner dans son pieu, et à regarder dans le blanc yeux le vide intersidéral de sa vie, on prend des billets de train pour aller auprès des gens qu’on aime : famille, amis, patrie. Papa, maman, papi, mami, tonton, tata, frérot, cousine. Bref, tous ceux qui non contents d’ENFIN vous revoir alors que vous les aviez snobés pendant plusieurs mois (cf vie de merde des épisodes précédents), vous cajolent, dégoulinent d’amour, vous nourrissent, et surtout SURTOUT n’attendent strictement rien en retour de vous ! C’est pas beau ça ? Personne pour vous demander de prendre des décisions (à part celle, VITALE, de savoir ce qu’on va manger au prochain repas). Autant dire : le bonheur :)

3 – On constate

Tout bonhomme pétri de pessimisme que nous soyons, force est de constater qu’après quelques semaines de ce « régime » d’amour, les sédiments commencent à se calmer, l’agitation intérieure à se résigner : mieux vaut qu’on touche le fond ;-). Lentement, sans qu’on les ait réellement senties, les particules terreuses se sont dirigées vers le bas, laissant place à un 1er niveau d’eau plus clair….Alors là, soudainement, on reprend le sourire, rien de très franc, mais on sent en soi se manifester des microséismes, des petites bouffées de bien-être…on dirait bien que les choses rentrent dans l’ordre..

4 – On prend sa leçon

On sent bien que le chemin est encore long. L’eau n’est pas aussi limpide que l’eau de roche à laquelle on aspire, mais on a compris le principe : on laisse faire la géologie, tout simplement. On se fout la paix, on fait confiance, et on attend sagement que le processus se termine…

Rien ne sert de s’agiter comme des couillons, la géologie et la gravité auront toujours raison, les sédiments toucheront toujours le fond pour laisser place à la bonne solution :-)

Et si j’allais m’installer à Lyon ? Etape 1 – Repérage

Et si j’allais m’installer à Lyon ? Etape 1 – Repérage

Certains d’entre vous vont ENCORE dire que je crie au loup (et ils n’auraient peut-être pas tout à fait tort ;-)) mais là je vous jure, croix de bois, croix de fer, que cette mission exploratoire est tout ce qu’il y a de plus sérieux !

Car si ça fait des années que je parle de cette ville autour de moi, je n’ai réellement jamais rien tenté pour faire de ce petit fantasme une réalité. Contrairement à moultes personnes de mon entourage, qui ont, elles, plongé ! Et je peux vous assurer qu’apparemment, l’eau est bonne. Tendance… :-)

Donc cette fois ci, c’est pas du chiqué. Je profite d’une fin de contrat, d’une pause, d’un transit, de longues vacances bbbbbien méritées pour aller m’encanailler dans la 1ère ville culturelle de France (oui bon ok…hors Paris quoi !! ça vaaaaaa !)

Voilà les quelques étapes que je recommanderais…

OBSERVER & SENTIR : le rythme, les gens, les habitudes, les moyens de transports (#VelovForever), les modes de vie. On met ses lunettes d’explorateur et on détecte, on envisage, on scrute, on essaye de comprendre, on capte les us et coutumes des autochtones ;-)

ECOUTER les sons de la ville, les commentaires et expériences des nombreux potes/connaissances/famille qui ont craqué, les bons conseils et suggestions qui peuvent apaiser les peurs irraisonnées (elles sont nombreuses celles-là, croyez-moi ;-)

MARCHER : des kms et des kms dans la chaleur insoutenable (qui n’aura échappé à personne si vous qui me lisez habitez en Gaule) , certes, mais pour la contrer, marcher au gré des trottoirs ombragés, des boutiques climatisées, des fontaines prêtes à brumiser, des parcs frais (Parc de la Tête d’or ci-dessous), des traboules cachées. Marcher pourquoi ? Pour se perdre, pour se balader, pour se repérer, pour flâner dans le centre de Lyon – le Vieux notamment – , pour visiter, pour prendre ses marques, pour laisser son esprit vagabonder.

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GOÛTER : Bah oui, après tous ses efforts, faut bien s’octroyer des petites pauses sucrées bien méritées. L’occasion évidemment de repérer les bons spots gourmands, de lécher une bonne boule glacée, de siroter un bon thé frais, de benchmarker les cookies tant adorés ! (grosse mention pour le cookie de Away Hostel Coffee Shop)

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RESEAUTER : c’est quand même pour ça que j’y étais donc profiter de chaque conversation, de chaque pause déjeuner, de chaque arrêt dans des espaces de coworking – Sofffa, Tuba, de chaque discussion, pour s’exprimer, écouter, échanger, soutirer des infos, des contacts, des données.

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SE PRONONCER : Sans vous parler du coeur-qui-a-ses-raisons-que-la-raison-ignore (#FamilleJeVousAime), honnêtement les amis, si un recruteur daigne m’embaucher, j’y vais les yeux fermés ;-)

Festival Avignon OFF 2018 – Ma revue flash instagram

Festival Avignon OFF 2018 – Ma revue flash instagram

Désolée pour le retard les amis, mais j’ai été fort fort occupée à terminer mon contrat et à envisager de glander.

BREF, avec un peu de retard donc, la revue flash de mon passage éclair au Festival d’Avignon OFF.

Vous avez jusqu’au 29 juillet pour aller vous essayer aux quelques 1000 spectacles proposés !

 

 

NEANMOINS, PETIT PREAMBULE !!! ON N’OUBLIE PAS :

  • Sa casquette (le soleil tape graaaaaave)
  • Sa gourde (cf ci-dessus)
  • Sa patience et son sourire (pour tenir bon aux sollicitations permanentes des artistes qui flyent dans la rue…vous êtes arrêtés tous les 5 mètres donc si vous êtes misanthrope, agoraphobes, ou autre joyeuseté du genre, passez votre chemin sinon vous vous exposez à de longues heures de misère humaine)
  • De bonnes baskets (on court non stop pour ne pas être en retard au 8ème spectacle de la matinée ;-)

Maintenant que vous êtes armés, voilà la liste des spectacles vus et mon humble avis !

MON TOP 3

1 – Elise Noiraud dans « Pour que tu m’aimes encore » (oui oui c’est bien Céline qui est derrière tout ça…) : ouh là là là le lien mère fille si mystérieux…l’adolescence…les premiers amours….

–> Pour la voir à Avignon et avoir tous les détails sur lieu et horaires du pestacle, cliquez ici: CELIIIIINE !!

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2 – Souâd Belhaddad dans « Ne vois-tu rien venir » : l’incompréhension et l’amour inconditionnel d’une mère dont le fils part au djihad.

–> Pour la voir à Avignon et avoir tous les détails sur lieu et horaires du pestacle, cliquez ici: T’EN VA PAS

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3 – Aurélien Merle, Clémence Monnier, Valentin Vander, Stan dans « Les Goguettes » : l’actualité copieusement moquée et mise en chanson à travers des chansons populaires.

–> Pour les voir à Avignon et avoir tous les détails sur lieu et horaires du pestacle, cliquez ici: SI ON CHANTAIT

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MMMMOUAIS POURQUOI PAS

1 – Garlan Le Martelot dans « Venise n’est pas en Italie » : le périple d’un (faux) blondinet pour rejoindre son amour à Venise, envers et contre tous…

–> Pour le voir à Avignon et avoir tous les détails sur lieu et horaire du pestacle, cliquez ici: LES GONDOLES

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2 – Laura Laune dans « Le Diable est une gentille petite fille » : quand une jolie blonde vous balance des vannes toutes plus trashos les unes que les autres !

–> Pour la voir à Avignon et avoir tous les détails sur lieu et horaires du pestacle, cliquez ici: ET TROTTE TROTTE LA GIRAFE

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SORRY MAIS NON MERCI

Je ne m’attarderai pas sur ceux-là car je n’ai pas accroché :-(

Les voilà néanmoins…

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Au secours, j’ai enfin le temps !

Au secours, j’ai enfin le temps !

Ok donc là, j’avoue, je l’avais pas vu venir. Après plus de 6 mois et demi d’activité (plus qu’) intense, je ne rêvais QUE de ce moment merveilleux où ENFIN, je pourrais avoir du temps pour moi…

Le temps, ce petit précieux. Temps de dormir, de glander, de chercher un nouveau taf, de me balader, de voir mes potes, de sortir au théâtre, d’aller au ciné

Oui sauf qu’une fin de contrat en plein mois de juillet ça donne quoi d’après vous ?

Je vous le donne en mille :

  • Vos potes sont en vacances
  • L’offre théâtrale (et plus globalement culturelle) à Paris est pas non plus folichonne folichonne
  • Il fait une chaleur insoutenable donc les balades en plein cagnard non merci.
  • Les recruteurs ont autre chose à faire que de voir votre trogne.

Mais surtout SURTOUT, je semble avoir été sauvagement attaquée par ce qu’on pourrait appeler une déprime post-trauma. Sans parler d’ESPT qui serait un chouille exagéré (l’état de stress post-traumatique est un syndrome clinique susceptible de se développer lorsqu’une personne a été confrontée à un risque majeur pour sa sécurité, à l’imminence de sa mort ou témoin de celle d’un tiers). Mmmmouais n’exagérons rien mais quand même..quoi que ;-) Mais bon, disons que sans trop en faire, il semble que mon corps et mon esprit, après de longs mois sous pression, bah se dégonflent tout simplement.La baudruche se vide en somme.

Quelques symptômes ?

    • Je suis prise de crises de narcolepsie à m’évanouir de fatigue n’importe quand et n’importe où. Faisant fi de tout dignité, je me mets à ronfler et à baver dans le bus, au cinéma, dans le métro…
    • J’ai mal partout (trapèzes complètement bloqués)
    •  Grisée par la perspective de longs mois de vacances, je devrais être surexcitée, mais je n’arrive à rien organiser. Complètement bloquée. Cerveau en mode veille.
  • Je n’ai soudainement plus d’énergie, envie, idées malicieuses concernant mon avenir et ma recherche d’emploi. Une bonne grosse déprime en plein dans ma gueule.

Bon…mais une fois qu’on a dit tout ça, on se laisse faire (pour une fois), on dort si on a envie de dormir, on laisse son cerveau bugger et le logiciel se relancer, on accepte de se laisser aller…

Et si tout se passe bien, le jour d’après… la gnac  et l’énergie pointeront le bout de leur nez ;-)

 

 

 

 

J’y vais…et viitttte !!! King Kong théorie au Théâtre de l’Atelier

06/07/2018

J’y vais…et viitttte !!! King Kong théorie au Théâtre de l’Atelier

J’y vais : Sorry mais vu le caractère d’urgence (la pièce se joue jusqu’à demain !!!), je bouleverse le format de mon « J’y vais, j’y vais pas » pour aller droit au buuut (sans aucun mauvais jeu de mots bien sûr au vu de cette journée de match décisif de la Coupe du Monde du 6 juillet 2018…).

Ce sera donc un unique J’Y VAIS et vous engage vivement à me faire confiance les yeux fermés en allant voir cette pièce ce soir ou demain !! Pourquoi ?Je sais pas moi..euh…par exemple :

  • Pour fêter la victoire des Bleus (ou la pleurer)
  • Pour fêter l’obtention du BAC de votre bébé (oui oui on sait que ça restera votre bébé until the end)
  • Pour finir la semaine en beauté
  • Pour voir trois comédiennes formidables
  • Pour fêter vos premiers jours de liberté (car non, ne niez pas, je sais que certains d’entre vous viennent d’abandonner leurs enfants à leurs grands-parents, ne niez pas, je LE SAIS ;-)
  • Pour être un peu chahutés, gentiment interloqués, méchamment épatés
  • Pour être dans une salle quasi exclusivement féminine (seul point un peu dommage je trouve mais bon…)
  • Pour enfin comprendre 2 ou 3 petites choses sur le désir.
  • Pour se réconcilier avec la féminité qui sommeille en nous (femmes…mais aussi les hommes..!!)

Goooooo !

Un trio de choc…ça me paraît pas mal pour résumer ;-)

Que d’la meuf dans le public…!!

De gauche à droite : Marie DENARNAUD, Valérie de DIETRICH, Anne AZOULAY,

 

« King Kong Théorie« . Avec Anne Azoulay, Marie Denarnaud, Valérie de Diétrich. Jusqu’au 7 juillet 2018 (demainnnnnn!!!!) au Théâtre de l’Atelier. Réservations sur billetreduc.com

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Révolte » au Théâtre de Poche Montparnasse

10/07/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Révolte » au Théâtre de Poche Montparnasse

J’y vais : Parce que se dire que cette pièce a été vue par le public parisien pour la 1ère fois il y a plusieurs siècles (1868) et qu’elle a tellement choqué qu’elle a disparu de l’affiche après cinq représentations…ça claque graaaave !!

J’y vais pas : Parce que grand dieu que c’est austère !!

J’y vais : Parce que c’est intéressant de voir qu’une histoire somme toute assez « basique » aujourd’hui, d’une femme qui décide de quitter son mari (tell me something new…) puisse avoir été au comble du scandale il fût un temps. Disons que pour un petit éclairage historique, c’est fort intéressant.

J’y vais pas : Parce que le jeu de la comédienne, très particulier, n’a pas été à mon goût…du tout.

J’y vais : Parce que celui du comédien, en revanche, est tout à fait juste.

J’y vais pas : Parce que ça m’a ennuyé. Je n’ai pas du tout, du tout accroché.

Elisabeth veut quitter Félix…mais….

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS… :-(

« La Révolte » . Avec Julie-Marie Parmentier et Olivier Cruveiller. Jusqu’au 15 juillet 2018 au Théâtre de Poche Montparnasse. Réservations sur billetreduc.com

A voir jusqu’au 15 juillet !

Plusieurs salles, plusieurs ambiances !

Olivier Py – Festival d’Avignon 2018 – Interview déconnectée « on-off »

19/06/2018

Olivier Py – Festival d’Avignon 2018 – Interview déconnectée « on-off »

Dans précisément 17 jours, le rendez-vous des troubadours, des saltimbanques et plus globalement des amoureux du théâtre, aura lieu dans la douce ville d’Avignon…

Car oui, pour la 72ème fois, s’y tiendra, du 6 au 24 juillet, la manifestation préférée des théâtre-addict dont j’ai l’honneur de faire partie. Evidemment j’y serai :-)

En attendant, j’ai interviewé son éminent directeur. J’ai appuyé là où ça faisait mal. Bouton On- Bouton Off !

 

INTERVIEW DECONNECTEE « ON-OFF »

In ou off ? : Il n’y a pas de « in » ou de « off », il n’existe que le Festival d’Avignon crée par Jean Vilar en 1947. C’est tout :-)

(ndlr : et je peux vous dire qu’il faut pas trop le titiller sur le sujet ;-)

Portable pendant les représentations : Jamais ! Quelle horreur ! Vade retro, satanas !

Votre drogue « naturelle » pendant le Festival : Café ! Obligatoire !!

Nombre d’heures de sommeil pendant le Festival : 4 à 5 !

Lieu de détente post-Festival : sur une petite île, Ouessant, en Bretagne ! :-)

Ahhh l’amour du théâtre me met en joie :-)

 

 

72ème édition du Festival d’Avignon du 6 au 24 juillet 2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Tuyauterie » au Théâtre de l’Oeuvre

15/06/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Tuyauterie » au Théâtre de l’Oeuvre

J’y vais : Parce qu’une histoire avec un plombier, bah voyons, on y va bien sûr !

J’y vais pas : Parce que c’est loin d’être le titre de pièce théâtre le plus glamour de l’année.

J’y vais : Parce qu’on voit quand même la comédienne en petite tenue tout du long et que ça fait bien plaisir !

J’y vais pas : Parce qu’oserais-je le dire…on en voit beaucoup, certes…mais finalement pas assez…la séduction est presque trop agressive quoi. Ca manque cruellement d’érotisme.

J’y vais : Parce qu’ils nous viennent tout droit de Belgique et que là-bas visiblement, ça a pas mal marché donc on est curieux de voir ce qui fait rire nos voisins !!

Après la Belgique, les voilà dans la capitale gauloise

J’y vais pas : Parce que c’est tout de même un peu poussif et un chouille chiant cette histoire…

J’y vais : Parce que pour le prix qu’on paye (pas cher), une petite histoire bien mignonne, originale, dans l’air du temps. Ma foi…

J’y vais pas : Parce que je crois bien quand même que j’aurais bien vu autre chose en ce vendredi soir…

J’y vais : Parce que les comédiens sont choupis comme tout, impliqués, donnent tout, sincères…bref, chous quoi.

Charlie Dupont et Tania Garbarski. Cuty…

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS…(mais ça n’enlève rien à la mignonnerie du duo hein ?! si vous avez rien d’autre sous la main, why not quoi…)

Petit teaser par là :

« La Tuyauterie » . Jusqu’au 14 juillet 2018 au Théâtre de l’OeuvreRéservations sur billetreduc.com

Aïssa Maïga – Interview très flash « Haute en couleurs »

11/06/2018

Aïssa Maïga – Interview très flash « Haute en couleurs »

« On s’est déjà vues non ? »

Tiens ! Comme on se retrouve… Eh oui, quelques jours auparavant, dans les contrées cannoises, nos chemins s’étaient déjà croisés, nous revoilà de nouveau nez à nez :-)

Madame Aïssa Maïga était ce jour là avec nous pour défendre le collectif « Noire n’est pas mon métier » dont elle est la courageuse initiatrice.

Le propos ? Dénoncer le racisme latent dans le bel univers du cinéma…Avec elle, 15 autres femmes comédiennes témoignent : Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Maimouna Gueye, Eye Haïdara, Rachel Khan, Sara Martins, Marie-Philomène Nga, Sabine Pakora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Magaajyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré et France Zobda.

Puisque tout cela est bien sombre et tristounet, une micro interview colorée s’imposait !

INTERVIEW TRES FLASH HAUTE EN COULEURS

La couleur de l’amour : Sans hésiter, le Bleu !

La couleur de l’espoir : Blanc

La couleur coup de gueule : Rouge

(ndlr…marrant..bleu, blanc, rouge…même pas fait exprès ;-)

La couleur de votre prochain achat de pompes, compulsif : Ah ah !! J’aimerais bien le savoir ;-)

Sororité colorée

Pour acheter le livre « Noire n’est pas mon métier« , c’est par LA

J’y vais ou j’y vais pas ? « L’Oiseau Vert » au Théâtre de la Porte St Martin

04/06/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « L’Oiseau Vert » au Théâtre de la Porte St Martin

J’y vais : Parce que c’est toujours un peu magique de voir une pièce qui a été jouée pour la première fois..quelques 253 années auparavant :-)

J’y vais pas : Parce que j’ai tout de même autre chose à faire que de rester enfermée dans une salle sombre quand le soleil dominical parisien daigne briller !

J’y vais : Parce que le titre de cette pièce m’intrigue méchamment.

J’y vais pas : 2h30 ? Vous êtes sérieux ????

J’y vais : Parce que pour les grands enfants que nous sommes, un bon conte de fée avec des princesses, des rois, des pommes qui dansent et des sorcières, ça fait quand même un bien fou bordel !

J’y vais pas : Parce que j’aime pas trop trop quand de bout en bout, je ne comprends RIEN de ce que dit un des personnages, aussi expressif soit-il (j’ai nommé la vieille peau de reine-mère, la terrible Tartagliona)

L’actrice argentine Marilu Marini, drôle, expressive, excellente actrice…mais petits soucis de diction…

J’y vais : Parce que si on aime le théâtre c’est aussi et surtout pour voir ce genre de pièces aux décors grandioses, à la dramaturgie poétique et rocambolesque, et où l’imaginaire est enchanté...

J’y vais pas : Parce que j’ai passé l’âge.

J’y vais : Parce que cette scène mon dieu, mais cette scène !! Toute tarabiscotée, ondulée, mouvante, terrain de jeu ludique et merveilleux.

Une scène et des décors époustouflants

J’y vais pas : Parce que j’ai du mal à rentrer dans l’histoire (bon OK…j’ai dormi au début mais j’étais VRAIMENT très fatiguée ok ???!!!) et que savoir que ça dure 2h30…madre mia….

J’y vais : Parce qu’une bonne fable philosophique une fois de temps en temps, ça a jamais fait de mal à personne que je sache si ?

J’y vais pas : Parce que y a quand même quelques longueurs(cf mes absences narcoleptiques)

J’y vais : Parce que les comédiens et comédiennes sont très bons. Equipe de choc, grande famille à l’alchimie évidente. (y compris les techniciens)

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

Aussi virevoltant que le titre le dit…

La bande-annonce :

« L’Oiseau vert » . Jusqu’au 24 juin 2018 au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Réservations sur billetreduc.com

 

Après l’effort, le réconfort…

Après l’effort, le réconfort…

Si l’on peut aisément assimiler Cannes au lieu de l’enfer et de la tentation (cf article précédent : festival-de-cannes-kit-de-survie ), vous comprendrez que j’ai éprouvé le besoin de faire une petite pause bien méritée après tout ce strass et toutes ces paillettes.

Me voilà donc au beau milieu de je ne sais où en fait…quelque part dans le sud-est, dans un petit hameau à l’entrée des Gorges du Verdon. Au fond du village à droite après le petit pont, se dessine une maisonnée qui m’est déjà familière : la chambre d’hôtes L’UNICORNE.

En son sein, trois être vivants (Alessandra, Jean-Christophe…et Séraphine, la chienne un peu trop peau de colle à mon goût mais bon, quand on aime, on ne compte pas ;-)  et surtout une nuée d’êtres mystiques, communément appelés « les belles énergies ». Et je peux vous dire qu’il y en a toute une tribu ici. J’ai nommée Mme Douceur, Mme Bienveillance, Mr Confort, Mme Convivialité, Mr Gourmet, Mr Vent, Mme Soleil, Mr Yoga, Mme Italie, Mr Partage, Mme Sieste, Mme Détente, Mr Réconfort, j’en passe et des meilleurs.

Toute cette petite famille réunie pour rendre mon retour à la réalité la plus supportable possible. (et y a du taf croyez-moi)

Et comme l’année dernière, mon passage là bas coïncide avec un moment de grande incertitude de vie. A chaque fois que je pose mon petit être là bas, vous pouvez être sûrs que c’est parce que je suis entre deux eaux, flottante, ne sachant où le cours va me mener.

Mais le tout est d’avoir confiance, et ça, à l’UNICORNE, ils en fournissent une bonne grosse dose, croyez-moi ! Donc on dit merci, et on reprend sa petite vie, en espérant profiter le plus longtemps possible de ces belles énergies… :-)

Pour aller chez Jean-Christophe, Alessandra (et Séraphine), c’est par là : lunicorne.fr

Festival de Cannes – Kit de Survie

18/05/2018

Festival de Cannes – Kit de Survie

Je pense que ça n’arrive pas mille fois dans une vie (et heureusement je vous avouerais…) mais me voilà enfin sortie d’une longue et lente agonie après deux interminables semaines : le 71ème Festival de Cannes.

Parce que si vous, chers amis, appréciez la partie glamour et vous pâmez (comme je le faisais avant de perdre ma virginité) devant les plus grandes stars du grand écran, sachez que pendant ce temps, oeuvrent dans l’ombre, des petits soldats guerriers du tapis rouge. Et cette troupe de combattants là, j’en ai fait partie…à mes risques et périls.

J’ai donc décidé d’oeuvrer pour mes pairs, de faire preuve de grandeur d’âme et d’extrême bonté en partageant mon expérience.

Pour toutes celles et ceux qui n’auraient pas été briefés (comme ce fût mon cas) et qui, un jour, auraient à traiter ce Festival…from the inside…je vous présente…

LE KIT DE SURVIE DU FESTIVAL DE CANNES

1 – Toujours avoir du déo sur soi : inutile d’expliciter…cette quinzaine est un véritable marathon. On se prend au sens propre comme au sens figuré, des coups de chaud, mais vé-ner ! Donc sans dire que le lambda mérite de renifler vos effluves malodorantes, le gratin, lui, risquerait de vous mettre au bûcher et de vous blacklister. Donc pour éviter toute déconvenue, un petit stick de Narta dans le sac et zou !

2 – Toujours avoir des barres protéinées, une Pom’Potes ou une pomme tout court sur soi (au risque de tomber dedans ;-): oui parce que manger n’est pas inclus dans le forfait. A partir du moment où vous posez votre pied droit (ou gauche d’ailleurs la plupart des matins cannois), sur le sol, la vie est une immense inconnue qui ignore quand vous aurez la chance d’envisager de poser votre cul sur une chaise plus de 10mn d’affilée pour vous sustenter…Et comme on est rarement fan d’un poulain qui tourne de l’oeil toutes les 2h (il serait abattu sur place le pauvre…si tu faiblis, tu es mort), autant en avoir sur soi ;-)

3 – Toujours avoir des ballerines sur soiparce qu’il faut avoir l’air canon en toutes circonstances, offrir aux festivaliers des gambettes, belles, musclées, galbées, bronzées, et haut perchées ET en même temps  porter des tonnes de matos, courir d’un hôtel à l’autre, faire 23 fois dans la journée les mêmes allers-retours sur la Croisette. Ballerines dans le sac OBL-I-GA-TOIRES vous entendez ??

4 – Toujours avoir une bouteille d’eau sur soi : parce que si il paraît qu’on peut vivre jusqu’à 80 jours sans manger (??? euh…pas oim…impossible…j’aurai croqué quelqu’un avant), c’est 3 jours sans boire les enfants. Et au risque de me répéter, si vous ne l’aviez pas encore compris, c’est la GUERRE ici ok ?!!! Donc il faut être en pleine possession de ses moyens ! Donc on S’HY-DRA-TE bordel !!!

5 – Toujours avoir un chargeur sur soi :  parce qu’il existe des drames dans la vie, mais il en est un, qui dans cette jungle, est digne d’un crime contre l’humanité, c’est d’avoir le malheur de ne PAS être joignable. Et évidemment, votre téléphone ici, par la grâce d’un maléfique phénomène, se décharge à la vitesse de la lumière. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on l’utilise en permanence ! Appeler, rappeler, re-re-rappeler, envoyer des emails, textoter, whatsapper, tweeter, googlemapper, instagrammer, traiter des photos, en prendre…BREF, si il y a bien un moment dans ma vie où mon « portable » n’en a clairement pas été un, c’est à Cannes. En permanence collée à des prises, assise par terre, dans des couloirs sombres, branchée près des toilettes ou près du bar des plus grands hôtels de luxe. Moments de grande classe après moments de grande classe en somme.

6 – Toujours avoir un cachet de prozac sur soi:  (ou une appli de méditation, une appli du style réapprendre-à-bien-respirer-en-3mn-top-chrono-sur-la-cuvette-des-toilettes-pendant-votre-unique-pause-pipi-de-la-journée, une séance de yoga express, un vibro, le numéro d’un bon(ne) copain/copine/mec/meuf/enfant/papa/maman, une mignonette d’alcool très très fort, une dose de coco.). BREF ce que vous voulez, mais la quinzaine de Cannes, c’est une dose de stress et d’excitation comme rarement vous en vivrez dans votre vie donc ayez à portée de main ce petit je-ne-sais-quoi qui vous empêchera de hurler sur votre voisin(e), de faire une crise de nerfs, de vous griller auprès de la profession à tout jamais, de mordre ou griffer cette connasse d’attachée presse qui vous ruine votre interview en la coupant en plein milieu pour honorer son planning qui a déjà-1h-de-retard-donc-vous-comprenez-faut-bien-rattraper-le-retard-donc-sacrifier-quelqu’un, mettant ainsi en péril votre émission diffusée le jour même pour laquelle vous n’avez – évidemment – aucun plan B (oui parce que je l’ai pas clairement dit en intro mais j’étais là-bas en tant que productrice d’émissions culture). 

7 – Toujours avoir un parapluie sur soi :  parce que Cannes au mois de Mai c’est un peu comme être en Asie en pleine mousson…il pleut 75 fois par jour, puis il fait chaud, puis il re-pleut, puis il re-fait chaud, puis il re-re-pleut donc cf point 3, pour éviter de ressembler à un vieux chien mouillé odorant au poil gras et luisant, mini-parapluie TOUJOURS à portée de main !

8 – Toujours avoir un bras un peu long sur soi :  parce que se taper le Festival de Cannes côté production, envers du décor, hommes et femmes de l’ombre, sans avoir les petits moments de décompression (= coupette + p’tits fours+ dancefloor + starlettes à mater) autant sauter direct du ponton de la plage Majestic et ne plus jamais remonter à la surface sérieux. A quoi bon…? Donc on a toujours pas loin le bon copain, rois des bons plans et de l’incruste qui vous fera oublier que décidément cette vie de strass et de paillettes est bien vaine et manque atrocement de sens. (un grand Merci à Mister A.R qui se reconnaîtra ;-)

9 – Toujours avoir le réflexe du « 1 soir sur 2 » sur soioui parce que tout foufou que soit le point précédent, tenir 2 semaines sous pression, en ultra-stress, sans jamais manger à heure fixe, sans dormir plus de 5h par nuit, en travaillant 15h par jour et en faisant la fête tous les soirs…comment vous dire… Donc certes, c’est tentant de sortir tous les soirs, mais comme j’aime à le rappeler, on n’a plus l’âge de nos 20 ans les amis. Donc…un soir sur 2, on reste trannnnquille ! Petite dînette et dodo tôt…question de vie ou de mort…

10 – Toujours avoir un bon plan repos post-Cannes sur soi :  parce que c’est officiel. Oui messieurs-dames, toutes monstrueuses, délirantes, extra-ordinaires, lunaires, folles, inhumaines aient été ces deux semaines, les retours d’expérience des « anciens » sur le sujet sont FORMELS. Il faut s’attendre à une bonne grosse dépression au retour dans la vie « normale » (NDLR : oui nan parce qu’au cas où vous l’auriez pas saisi, Cannes c’est complètement une autre planète qui a ses us et coutumes, son propre langage, ses propres lois, ses propres codes couleurs, son propre mode d’emploi, ses règles bien particulières).

Donc on se prévoit quelques jours pour atterrir en douceur avant de retourner au taf, au risque de passer de longues semaines à renifler bruyamment, les yeux bouffis-rougis devant son écran et sa souris à son bureau, à se demander :

  • Mais où est la mer ?
  • Mais où diable sont les cris des mouettes ?
  • Pourquoi le Palais, Jean-Paul, Anna (figures de l’affiche du Festival) et le Red Carpet ne sont plus dans mon champ de vision ?
  • Pourquoi toutes mes phrases ne commencent plus par « Eh, eh, eh…Tu sais pas qui je viens de voir ?!« 
  • Mais où sont John, Gaspard, Emilia, Cate, Benicio,  Romain, Vanessa, Jane, Javier, Penelope, Adrien, Kristen..? Eux qu’on croisait à tout coin de rue sans même s’en émouvoir…
  • Pourquoi je dois payer nos coupes de champagne maintenant quand je rentre dans un bar ?
  • Pourquoi je n’ai plus de sable entre les doigts de pied maintenant quand je rentre d’un tournage ?

Ca y est. Vous êtes parés ! Ah non, mince, le plus important….surtout, surtout, SURTOUT, LA REGLE D’OR : ne JAMAIS oublier, que ça n’est « QUE » du cinéma ;-)

 

Flash « Série » : This is us

27/04/2018

Flash « Série » : This is us

Est-ce que c’est parce que les héros ont PILE notre âge donc qu’évidemment identification à fond les ballons bla bla bli bla bla bla ?

Est-ce ce que c’est parce qu’on chiale à quasi CHAQUE épisode ?

Est-ce que c’est parce que la bande-son à base de Sufjan Stevens ou de Paul Simon ou de Damien Rice ou de Grey Reverend (et j’en passe et des meilleurs) est démente  ?

Est-ce que c’est parce qu’on a envie de manger tout cru Milo Ventimiglia ?

oui bah oui ce sourire et ces yeux rieurs bordel…miam !!!

Est-ce que c’est parce que la construction du scénario en puzzle vous jette des petites miettes par-ci par-là vous faisant croire que vous êtes plus malins que tout le monde, que vous avez tout compris, et qu’en fait BIIIIM, pas du tout ?

Est-ce que c’est mon amour démesuré pour la manière tendre, amoureuse, drôle, moqueuse avec laquelle se parlent les couples dans cette série ? (mention spéciale pour Beth & Randall)

Est-ce que c’est parce que ma (non) foi en l’amour est systématiquement ébranlée par l’amour débordant que cette série nous offre ? Car oui, je me fais avoir à chaque fois !!!!

Est-ce que c’est parce que cette série nous offre l’image d’un amour (presque) parfait et éternel ? Le tout en nous prouvant bien que rien n’est acquis et qu’amis amoureux qui me lisez, aimer est un acte de foi quotidien, acharné, et sans relâche.

Je ne sais pas pourquoi exactement mais en tout cas, je vous conseille chaudement de mater cette série « This is us » . Elle vous fait frétiller le cœur à chaque fois.

La bande-annonce de la saison 1 c’est par ici :

Et celle de la saison 2 c’est par là :

Acteurs et actrices : Milo Ventimiglia. Rôle : Jack Pearson. Mandy Moore. Rôle : Rebecca Pearson.Sterling K. Brown. Rôle : Randall Pearson. Chrissy Metz. Rôle : Kate Pearson. Justin Hartley. Rôle :Kevin Pearson. Susan Kelechi Watson. Rôle : Beth Pearson. Chris Sullivan. Rôle : Toby Damon. Ron Cephas Jones.

Livre « Le syndrome de la chouquette » – Interview Nicolas Santolaria

23/04/2018

Livre « Le syndrome de la chouquette » – Interview Nicolas Santolaria

Un étrange LNI (livre non identifié) a atterri il y quelques semaines sur mon bureau. J’en avais entendu parler lors d’une émission radio quelques jours auparavant. Et le titre, comme la couverture, m’ont immédiatement plu. Je l’ai lu…et…j’ai été convaincue !

Ce livre (recueil des chroniques qu’il a écrites pendant plusieurs années pour le magazine M le mag du Monde) est à pleurer de rire. Tellement vrai ! Et surtout une plume mais une plume …! Du bonbon  De la chouquette :-)…J’ai donc cherché à rencontrer l’auteur.

Nous voilà un mercredi soir du mois de mars, en fin de journée, dans un café du 2ème arrondissement.

L’objet de cette entrevue : une consultation gracieuse de Doc Santolaria afin qu’il démêle un peu les tenants et aboutissants de cette étrange maladie…

INTERVIEW « Consultation Syndrome de la Chouquette » by Doc Nicolas Santolaria

1 – « Le syndrome de la chouquette ». On sait bien qu’on ne pipe jamais mot à ce que nos docs nous expliquent donc s’il vous plaît Doc Santolaria, expliquez le syndrome de la chouquette en UNE phrase avec des mots SIMPLES ?

Disons que la chouquette, c’est une forme de manipulation douce. Le monde de l’Entreprise aujourd’hui n’est plus (ouvertement) dans la coercition. Mais rassurez-vous, vous êtes toujours manipulés…(rires…jaunes) mais de manière plus insidieuse, plus sucrée. Ils opèrent une résolution glycémique des conflits. (ndlr : on avait dit des mots simples bordel !!!) A coup de chouquette ou de crocodiles Haribo. Quand on y pense, c’est un peu vous savez quand vous étiez gamin et que la boulangère vous filait des chouquettes. Il y a toujours un doute. C’est parce qu’elle aime bien votre petite frimousse, donc par gentillesse ou pour faire revenir les parents ??

2 – « C’est grave docteur ? » Quels sont les symptômes lorsqu’un malheureux ou une malheureuse mécréante est atteinte de cette plaie ?

Vous avez la joue gonflée. Le phénomène dit du « Hamster d’entreprise« . Le challenge ultime étant d’articuler un discours de conquête audible et crédible avec une chouquette dans la bouche. Avoir les doigts qui collent mais rester classe.

3 – Ordonnance by Doc Santolaria : 3 remèdes miracles pour échapper à ce syndrome ?

  • Arriver en retard, comme ça on rate la réunion inaugurale et toutes les chouquettes ont été boulottées.
  • Arriver à se retenir face au sachet de chouquettes. Il existe un test psycho très sérieux qui s’appelle le Test du marshmallow. Test qui consiste à analyser que le sujet qui arrive à se retenir, à différer le plaisir aura des gains supérieurs dans le futur. (ndlr : valable dans bbbbien des domaines ;-). Donc quand on se retient, c’est pour notre bien !

Et puis non au fond, c’est pas si grave que ça ce syndrome de la chouquette ! Y a quand même une idée de partage, d’échange que diable ! (rires)

4 – Comment vous expliquez cette addiction ?

Le sucre ! C’est un moteur de récompense redoutable. Il y a même une explication psychanalytique. La gratification sucrée, c’est utérin, maternel, ça renvoie à l’enfance, à une forme de maternage. La forme même de la chouquette, comme un petit sein(ndlr : oui oui bon on se calme doc !)

5 – Comme on le sait, les cordonniers sont les plus mal chaussés. Avouez…vous aussi vous êtes drogués non ? Quel est, à ce jour, votre record de chouquettes enregistré ?

(rires) J’en eus mangé beaucoup. C’est du vécu. Mais aujourd’hui je ne suis plus jamais dans l’excès, je suis vite écoeuré. J’en mange rarement plus d’une ou deux.

6 – Doc, est-ce que vous validez le théorème selon lequel la quantité de chouquettes ingurgitées est inversement proportionnelle au taux de motivation de l’employé ?

Je ne dirais pas que c’est une généralité mais c’est peut-être un peu vrai. Plus on avale de chouquettes, plus la digestion est lente et moins on est productif.  Il faut garder de l’appétit pour travailler. C’est préhistorique. Nous devons garder une forme de quête permanente. Si on est repus on n’a plus envie de rien, on n’a plus de moteur à l’action.

7 – La chouquette comme arme de manipulation massive ?

Oui absolument, c’est une arme de manipulation douce. Vous connaissez la théorie du nudge ? On amène les gens en douceur a faire ce quon attend d’eux.

NDLR : une explication annexe par ici les amis : 

8 – Quelle est selon vous le nicopatch de la chouquette ? Comment se sortir de cette dictature infernale ?

Chacun doit trouver sa solution. Tout dépend du caractère de chacun. Certains adorent être en open space ! Sinon, vous avez l’option du télétravail ou vous mettre en freelance. L’important c’est de réussir à aménager son sentiment de liberté, sinon le travail  travail devient pesant.

9 – « Toute ressemblance avec des personnes existants ou ayant existé est totalement fortuite… ». Mon oeil…cette expérience en labo bureautique sent cruellement le vécu Doc. Sur une échelle de 1 a 100, le pourcentage de « pour de vrai » s’il vous plaît ?  Car oui comme tout un chacun le sait, je suis une fervente combattante de la fake news.

(rires) Hum….je dirais 70% de vécu. En fait, pour tout vous dire, je travaille pour plusieurs publications, et pour l’une d’entre elles à l’époque, au bout de 15 jours seulement, j’ai démissionné. L’open space m’oppressait terriblement. J’ai carrément développé une allergie ! J’ai même commencé à avoir des problèmes de transpiration. J’étais profondément mal à l’aise dans cet univers de surveillance permanente. Et sinon, je m’inspire beaucoup de l’actualité.

Un cabinet de consultation bien malté dites donc…:-)

Pour vous procurer le nouveau bouquin de Nicolas Santolaria c’est dans votre librairie préférée ou par ICI !

Michel Fau – L’interview flash « Démêler le vrai du Fau(x) »

20/04/2018

Michel Fau – L’interview flash « Démêler le vrai du Fau(x) »

Vous le connaissez sûrement. Ce monsieur hors du commun, atypique, extravagant. Autant de termes pour décrire un des grands hommes de théâtre de ce 21ème siècle. Qu’on aime…ou pas ! On le remarque en tout cas ! ;-)

J’ai profité de son passage sur les plateaux TV pour lui poser quelques questions. Il est venu nous voir pour deux de ses actualités théâtrales. Douce-Amère au Théâtre des Bouffes Parisiens jusqu’au 22 avril (viiiiiite !!) et Névrotik-Hôtel soon au Théâtre des Bouffes du Nord du 9 au 27 mai.

INTERVIEW FLASH « DÉMÊLER LE VRAI DU FAU(X)

Le principe ? J’ai volontairement exagéré certaines affirmations. A lui de les tempérer, confirmer(ou pas ;-)

1- Vous êtes complètement fou.

(Rires) Ah çà c’est TOTALEMENT vrai ! Et ça s arrange pas avec l’âge !!

2 – Olivier Py (ndlr : Directeur du Festival d’Avignon) est votre docteur Frankenstein, vous êtes sa chose.

J’étais sa créature certes…mais je me suis révoltée depuis ! Comme dans Frankenstein d’ailleurs, la créature veut trouver son indépendance !

3 – Vous détestez le Festival d’Avignon.

Nooon…pas tout à fait…disons que je n’aime pas ce que c’est devenu pour être plus juste. Mais je veux bien aller jouer à la Cour d’honneur du Palais des Papes si on m’y invite par contre ! (Rires). Y a que ça qui est vraiment intéressant à Avignon….

4 – Famille je vous hais !

Ah là, je dis oui !! C’est difficile la famille. Autant la famille génétique que celle du théâtre d’ailleurs. C’est ce que racontent d’ailleurs très bien les grandes tragédies et films de Chabrol.

5 – Vous vous êtes diamétralement trompés de voie(x). C’est chanteur d’opéra que vous auriez dû être bordel !

Ah ah mais oui !!!Mais non. C’est trop difficile. Et puis c’est trop tard surtout !!

Petite différence de taille ce me semble….

La bande-annonce de DOUCE AMÈRE :

La bande-annonce de NEVROTIK-HÔTEL :

 

« Douce Amère » . Jusqu’au 22 avril 2018 au Théâtre des Bouffes Parisiens. Réservations sur billetreduc.com

 

 

 

 

 

 

 

« Névrotik-Hôtel » . Du 9 au 27 mai 2018 au Théâtre des Bouffes du Nord . Réservations sur theatreonline.com

Clara Lefort dans « Tiens-toi debout »

13/04/2018

Clara Lefort dans « Tiens-toi debout »

Nous étions un vendredi soir. Une lonnnnngue semaine dans les pattes. Pas particulièrement envie d’être ailleurs que sous ma couette. Une petite brume nauséabonde qui me tombe sur le museau, perdue dans le 20ème arrondissement de Paris. Genou grinçant et clopinant. A la bourre. Au top en somme…

Et soudain, me voilà dans un petit lieu non dénué de charme, le café Théâtre Popul’Air. Blindé (ok…pas compliqué quand le lieu est si petit mais ça fait son petit effet du coup :-). Un public assez hétéroclite, sourire aux lèvres dessiné, tout de bonne humeur enveloppé.

Puis l’entrée…petite salle sombre, les spectateurs blottis les uns contre les autres, loquaces et enjoués, et une régisseuse à l’humour certain (on réalise bien vite que le texte est écrit par Dame Lefort ;-) )

S’en suivront 60 minutes de show plein d’humour, de tendresse, de très très bons mots, de complicité avec un public réactif, drôle, et connaisseur. La demoiselle est assez étonnante. C’est certes un spectacle catégorie LOL, mais en fait, assez vite, on sent le vécu, les douleurs, les blessures, les doutes, les petites griffures de la vie qui l’ont chatouillées.

Un extrait

Il y a notamment quelques moments clés du spectacles qui sont impressionnants où elle dévoile :

  • Sa puissance vocale  : le sketch en boîte de nuit où on se demande comment ce délicat être gracieux est capable de produire de tels sons caverneux
  • Sa fragilité
  • Son art incontestable de la chute et de la rupture (les amis théâtreux comprendront ;-), les autres le sentiront instinctivement)
  • Son jeu d’une justesse troublante : j’ai souvenir d’un moment de la pièce où elle est soudainement très « sincère », où on devine la « vraie » Clara. Çà jette un voile troublant dans le public. En suspension…
  • Sa technique : le sketch sur un lendemain de fête où elle se réveille près d’un inconnu. Elle fait la scène une 1ère fois « normalement » puis la refait en mode « un mot pour un autre ». C’est délirant !
  • Son écriture
  • Son expressivité 

Alors malheureusement pour nous, une page se tourne avec ce spectacle donc plus de possibilité de le voir pour l’instant sur Paris. Mais pour les festivaliers, elle sera à Avignon les deux premières semaines du Festival OFF  ! :-)

Et surtout, elle est en ce moment même en train d’écrire son nouveau spectacle sur le thème « Est-ce que l’on peut changer »? Vaste question…

Clara Lefort, à retenir et à suivre de près donc…et pour commencer :

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/lefortclara/ 

Sa page Instagram : https://www.instagram.com/clara.lefort/  ou @clara.lefort

La demoiselle est très très expressive. Bonheur !

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Perruche » au Théâtre de Paris avec Barbara Schulz et Arié Elmaleh

10/04/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « La Perruche » au Théâtre de Paris avec Barbara Schulz et Arié Elmaleh

J’y vais : Parce que ce couple de comédiens sur scène comme à la ville jouent parfaitement justement.

J’y vais pas : Parce que certes, nous sommes au théâtre, mais les coups de théâtre à répétition ont tendance à vous faire vriller le cerveau.

J’y vais : Parce que Barbara Schulz, toute hétéro que je suis, est complètement ma came. 46 ans et elle est à croquer !!!

J’y vais pas : Parce que ça va pas fort fort dans votre couple en ce moment et que cette pièce pourrait ptêt bien précipiter un chouilla les évènements… ;-)

 

Barbara Schulz et Arié Elmaleh…un couple qui règle ses comptes…

J’y vais : Parce que les fins de tableau et le jeu de lumière qui les accompagnent font leur petit effet…

J’y vais pas : Parce que si je me fie qu’à la bande-annonce…bon…voilà quoi…(rien à voir avec la qualité de la pièce…)

J’y vais : Parce que c’est juste, c’est intelligent, c’est drôle, c’est enlevé.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

ATTENTION BONUS !!!

J’ai profité d’une pause post-représentation où Mr Arié buvait une petite mousse avec son copain Manu Payet qui était venu le voir sur scène, pour lui poser 3 micro-questions « Couple et Perruche »

Préambule : on dit de la perruche qu’elle est bavarde, fragile, belle, qu’elle a besoin de sécurité pour pondre, qu’elle est vive, acrobate et sociable…

ITW QUELLE PERRUCHE ETES VOUS ?

Ouh là là guettez moi ces beaux sourires !!

– La perruche est bavarde : votre truc pour faire taire votre moitié ? (et inversement) : Plutôt que d’essayer de faire taire, il vaut mieux faire comme si on écoutait…plus simple..

– Bavarde, fragile, belle, besoin de sécurité…un peu réducteur pour l’adapter à votre bien-aimée. Citez-moi 3 qualités que vous cherchez chez une partenaire ? : Sexy, drôle et loyale.

– La perruche est sociable, a besoin du groupe. Selon vous, l’enfer c’est les autres ou vous aussi, vous êtes un animal social ? Par définition, on est influencés par les autres et influençables. J’ai bien être en troupe, mais pas quand trop de gens pensent la même chose. J’ai besoin d’être challengé.

« La Perruche » . Jusqu’au 27 mai 2018 au Théâtre de Paris. Réservations sur billetreduc.com

« La Perruche » à voir au Théâtre de Paris jusqu’au 27 mai 2018

Roman Frayssinet m’a tuer*

05/04/2018

Roman Frayssinet m’a tuer*

On était samedi. On était gris Paris. On n’était pas vraiment d’humeur funky.

Il y a quelques semaines encore, je n’avais jamais eu vent de son existence ici bas. Mais un jour de bonne volonté où je m’étais décidée à aller transpirer un peu dans un espace moite, malodorant et confiné (j’ai nommé ma bienheureuse salle de sport), je tombe nez à nez avec ce jeune homme dans l’émission Clique Dimanche de Mouloud Achour sur Canal +.

Intriguée, j’ai immédiatement, les yeux fermés, pris des tickets pour aller applaudir ce mystérieux Frayssinet…

C’est donc quasi vierge de toute connaissance de ce diplômé avec mention d’excellence de l’école Nationale de l’Humour de Montréal (oui messieurs dames, comme j’vous l’dis !!), que je me suis pointée, samedi soir, à la Nouvelle Seine.

La péniche de la Nouvelle Seine au pied de Notre-Dame. Claaaasssseeee !!!

Et là…mais LA…! Habituée de la Nouvelle Seine, je n’avais jamais vu ça. Un vrai concert de rock star : une foule en délire et survoltée, une première partie décapante et rondement menée (retenez ce nom les amis – very very good  – Mr Hakim Jemili)puis l’arrivée du roi de la soirée, Mister… Roman Frayssinet !!!!!

C’est bien simple, j’ai ri 60 minutes sur les 60 minutes du spectacle. C’est ce qu’on appelle communément un carton plein. 20/20. Bravo l’artiste. J’ai pleuré de rire non stop. VOUS M’AVEZ TUEE MONSIEUR FRAYSSINET. :-) Pause de salle de sport, j’ai les abdos re-faits.

Ce mec est fou. Il est de manière évidente, possédé. Plusieurs personnes ont le loisir de dialoguer entre elles dans son cerveau, mais grand Dieu que c’est bon !

En vrac, à relever :

L’utilité (ou pas) d’avoir un être aimé

L’histoire d’Adam et Eve revisitée

Etre vieux et vite pour enfin ne plus avoir à s’emmerder !

Sa (non) sexualité

…et Mariah Carey :-)

Roman, président !

Non, vraiment, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu un coup de coeur humour de cette veine.

Il vous reste une chance de le voir. Viiiiiite ! C’est le samedi 21 avril prochain au Théâtre de l’Oeuvre. Pour réserver, c’est par ICI.

 

*mille excuses pour cette vilaine fote d’aurtograffe faite à dessein because Omar… ;-)

Gad Elmaleh – Nouveau show « American Dream » – L’interview flash « Onirique »

02/04/2018

Gad Elmaleh – Nouveau show « American Dream » – L’interview flash « Onirique »

Non non et non je ne reviendrai pas sur sa loooongue carrière à succès, n’insistez pas ! Ou alors ok…mais seulement en quelques mots-clés : La Vérité si je mens 2 !, Chouchou, Coco, L’autre c’est moi, Papa est en haut, personnalité préféré des français..

Voilà, that’s enough. On connaît tous une réplique de l’un ou l’autre de ses spectacles. Gad Elmaleh, cet humoriste maroco-canado-français, fait partie de la famille quoi ;-)

Et comme si tout ce succès indécent ne suffisait pas, le gourmand se lance désormais à la conquête de grand Ouest, sur les terres de l’Oncle Sam pour vivre son « American Dream » à lui. Il a donc pris ses clics et ses clacs et arpente désormais les scènes américaines avec son nouveau one-man show all in english in the text please !

Un avant-goût par ici :

Alors puisque c’est comme ça, moi j’ai profité de son passage sur les plateaux TV pour lui poser quelques mini questions décalées. Son nouveau show s’appelle « American dream »…qu’à cela ne tienne, je lui ai fait une petite interview onirique.

L’INTERVIEW « ONIRIQUE » DE GAD ELMALEH

– Gad, quand on vous dit « Rêve américain »…Une image ? Une sensation comme ça, sans réfléchir ? Viiiiite ! Euh..les néons de Times Square,  et l’odeur du métro ! :-)

Times Square by night ©visitonsnewyork.com

– Le rêve américain en 3 mots : Enivrant, puissant…et fragile…

– Un lieu qui vous fait rêver aux US : Mon appart à New-York ! (rires)

Une salle de spectacle ? Madison Square Garden 

–  Un acteur et un metteur en scène ? Al Pacino et Darren Aronovsky (le réalisateur de Black Swan avec Madame Nathalie Portman)

Un plat ? Sans hésiter, les pancakes bien gras, bien sucrés !

Une étoile sur le Walk of Fame à Hollywood ? …la mienne…à venir ? (rires)

Gad l’Amérrrrrricaaaain !

Donc pour les millions d’américains qui lisent mon blog ( :-)), vous pourrez voir Mister Elmaleh le 7 mai prochain à 19H00 à Las Vegas : Vegas Comedy Cellar et pour les autres, c’est ici sur Netflix !

J’y vais ou j’y vais pas ? « Vera » au Théâtre de Paris avec Karin Viard

22/03/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « Vera » au Théâtre de Paris avec Karin Viard

J’y vais : Parce que c’est exotique. Y a des accents, des déguisements, des coiffures, des prénoms qui soufflent un petit vent d’est revigorant (la pièce se passe à Prague)

J’y vais pas : Parce que c’est long. Il n’est pas impossible que j’aie piqué du nez…Je promets rien quoi…

J’y vais : Parce que Karin Viard est complètement époustouflante. Nan mais l’énergie, la fougue, l’intensité, la justesse, le panache ! Dingo.

Karin Viard au centre, en reine de cette pièce !

J’y vais pas : Parce que la mise en scène un peu fantasque, burlesque, peut ne pas être au goût de tout un chacun…

J’y vais : Parce que l’utilisation des écrans et de la caméra est, ma foi, assez, pertinente, ça ajoute des accents de vérité qui n’ont pas été pour me déplaire…

J’y vais pas : Parce que je ne suis pas fan du principe de « multi-personnages » joués par les autres comédiens (seule Karin Viard garde son rôle toute la durée de la pièce)

J’y vais : Parce que c’est cash, c’est trash, c’est cynique, parfois (tristement) drôle, et terriblement vrai. Grandeur et décadence, nous voilà.

J’y vais pas : Parce que Karin Viard vous aimez bien mais pas plus que ça…ah bah mes p’tits loups, ne vous en déplaise la pièce repose ENTIEREMENT sur elle donc bon…

J’y vais : Pour les vidéos / photos de Karin Viard bébé, enfant. C’est craquant et émouvant.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…(si vous êtes fan de Karin Viard ;-)

« Vera » . Jusqu’au 15 avril 2018 au Théâtre de Paris. Réservations sur billetreduc.com

Il n’y a que Dame Viard sur l’affiche…et pour cause…!

Flash Ciné – « Call me by your name »

18/03/2018

Flash Ciné – « Call me by your name »

Entre deux flocons ce week-end, allez-donc vous blottir au chaud dans une salle de ciné mes p’tits poulets.

Pour allez voir quoi ? Le film sensation »Call me by your name » qui, depuis le festival Sundance en janvier 2017 où il a été présenté pour la première fois, ne cesse de percer les coeurs des spectateurs.

De bouche à oreille, de coeur à corps, v’la ti pas que le film d’amouuuuur de Luca Guadagnino  a raflé cette année un Oscar dans la catégorie meilleur scénario adapté.

Bref, les prix c’est bien joli, ce qui compte c’est quand le palpitant remue méchamment et là je peux vous dire que le vôtre va y aller tambours battants !

C’est doux, c’est sensuel, les paysages italiens sont divins. Le film est bercé d’un soupçon de nostalgie de cette bonne grande époque des années 80 (oui je sais c’est loin…).  Y’a d’l’amour dans l’air, du trouble à ne plus savoir qu’en faire, un charme à tomber par terre.

La bande-annonce c’est par ici :

Le cadre : des vacances d’été, de la chaleur, une famille riche, belle, multi-culturelle, ouverte, tolérante, aimante et sensuelle, un ami de la famille qui vient squatter, un jeune adolescent prodige qui s’ennuie un tantinet, une petite flèche cupidienne entre ces deux derniers et biiiimm ! Vous avez un film qui va vous faire chavirer.

Evidemment, la nonchalance, la justesse et le talent de Chalamet (aka Elio), le sex-appeal du couple qu’on voit, sous nos yeux se former, n’y est pas pour rien. Ils sont di-vins ! Mais à vrai dire, c’est l’objet cinématographique total qui est joliment modelé.

Ma scène préférée : celle entre le papa d’Elio (qui a de vrais airs de Robin Williams !!)  qui explique à son fils ce que c’est que d’aimer….pffff….

Un coup de chapeau aussi à Mister Sufjan Stevens qui signe la bande-son du film.

Un petit extrait :

Franchement, croyez-moi, allez y les yeux fermés, et le coeur bien ouvert. Vous allez être bouleversés !

(D’ailleurs, on me dit dans l’oreillette que cette histoire n’est pas tout à fait terminée car il semblerait qu’un deuxième volet soit en projet ;-)

Call me by your name, en salles depuis le 28 février 2018 avec Armie HammerTimothée ChalametMichael Stuhlbarg, Amira Casar

Eddy de Pretto – Nouvel album « Cure » – L’interview flash « Doctissimo »

14/03/2018

Eddy de Pretto – Nouvel album « Cure » – L’interview flash « Doctissimo »

Bon bah c’est lui quoi.

LA sensation chanson française du moment…Entre slam et rap, entre Nougaro, Stromae, et Pierre Lapointe. Audacieux, hybride, ovni, ingénieux. So 2018, terriblement moderne. Ça va ? On s’arrête là ? :-)

A peine deux semaines après la sortie de son premier album, le bougre est déjà numéro 1 des ventes !

Voilà voilà.

Un avant-goût par ici :

Alors puisque c’est comme ça, moi j’ai profité de son passage sur les plateaux TV pour lui poser quelques petites questions décalées. Son album s’appelle « Cure »…qu’à cela ne tienne, je lui ai fait une petite interview médicale/bien-être…

L’INTERVIEW DOCTISSIMO D’EDDY DE PRETTO

– La dernière fois que vous êtes allés vous faire peur sur Doctissimo : Çà fait longtemps !! j’essaye d’éviter. Ah si, j’avais un grain de beauté tout dur, tout rouge, là dans le cou. Et je confirme je me suis fait peur ! :-)

– Votre remède de grand-mère préféré :  Thym, gingembre, eau chaude. Imparable pour la voix. Ah et je sais pas si vous connaissez, les gouttes de Bolshoï aussi ! Çà c’est le grand secret des chanteurs d’opéra. Tout moi !

– L’album qui vous soigne l’âme : Mmmm.. « 19 » d’Adèle(ndlr : qui aurait dû écouter les conseil d’Eddy visiblement, car je vous rappelle chers lecteurs, que la diva est off pour cause de cordes vocales bousillées… :-( 

– Le lieu qui vous fait du bien / qui vous ressource : Ah ah…j’en ai pas. Le « bien » m’emmerde(ndlr : à bon entendeur…un petit côté SM notre Eddy favori ? :-))

– Le plat qui vous réchauffe le cœur : Le rougail saucisse de ma maman qui est réunionnaise. (ndlr : allez, on est sympa, la recette par ICI)

– Le film qui vous requinque : …un bon film porn ! (ndlr : euh…ok.. :-) )

– Votre remède à la mélancolie*  : …je cherche toujours… ;-)

Quelques secondes avant, il me disait qu’il ne souriait jamais… ;-)

Le nouvel album d’Eddy de Pretto « Cure » c’est par ICI.

Les dates de concert c’est par LA. (en gros pour couper court à tout suspense haletant, tout est quasiment complet ;-)

*Copyright Miss Eva Bester – Son émission sur France Inter, c’est par ICI

Qu’est-ce qu’on lit aujourd’hui ?

08/03/2018

Qu’est-ce qu’on lit aujourd’hui ?

Aujourd’hui une petite revue de lecture pour celles et ceux qui, en vacances au ski, préférent au combo doudoune-tire-fesses-snow, le combo canap-bouillote-vin chaud. Je ne juge pas. Jamais.

Pour ceux là donc, voilà de quoi accompagner vos aprèm de glande auprès du feu :

1 – « Une rose et un balai » de Michel Simonet

Un petit récit hors du commun sorti de derrière les fagots. C’est mignon tout plein. Les pensées d’un cantonnier qui bat le pavé et qui nous livre ses petits plaisirs.

C’est philosophique, poétique, atypique.

Cet amoureux des mots, et balayeur de rue, est avant tout un grand philosophe, qui nous apprend l’art d’être heureux avec peu. Une ode à la sobriété heureuse.

Avec sa rose accrochée à son char de fortune, il nous fait oublier la (sale) odeur des pavés.

« Une rose et un balai » de Michel Simonet, est disponible aux éditions Faim de siècle, PVC : 20€

 

2 – « Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? » de Soledad Bravi et Dorothée Werner

Tiens..bas, ça alors ! C’est vrai ça ! Qu’elle est bonne cette question ! Pi d’en parler aujourd’hui ça tombe plutôt bien ma foi :-) Bonne journée mesdames hein ! Alors là, c’est juste le temps de siroter votre grog après la sieste en matant vos enfants encagoulés dévaler les pistes enneigées.

C’est, frais, avec quelques pointes d’humour, un bon second degré pas piqué des hannetons..et surtout hyper instructif ! Ces dames retracent à travers l’histoire quelques menus absurdités à l’origine de ces vilaines inégalités.

On hoche quelquefois la tête, en s’exclamant des petits « noooon! » « ah ouais ?? » « sans déconner ! » « ah bah je comprends mieux ».

Et puis on se dit que c’est pas gagné quand même…

Bref. #basique.

« Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes » de Soledad Bravi et Dorothée Werner, est disponible aux éditions Rue de Sèvres, PVC : 10,50€

3 – « Les loyautés » de Delphine de Vigan

Là on est plutôt sur une fin de soirée, une fois les enfants et le mari couchés, une petite tisane au miel dans le gosier. On a le plaid, on se cale bien au fond du canapé, et on s’accroche parce que vous allez pas faire les malines les copines.

Ça parle malaise, ça parle de toute cette propension qu’on a à ne pas savoir (bien) aimer, ça parle poids des secrets qui restent parfois une vie entière, au fond de la gorge, bien coincés.

Et ça parle mal-être d’adolescents, qui, ployant déjà sous le poids d’une vie un chouille trop lourde pour eux, préfèrent boire pour oublier.

Bonne ambiance.

Mais bon, c’est beau, c’est poignant, c’est délicat, c’est surtout tristement vrai, et ça donne bien envie d’être vigilants les darons. Comme disait Suprême NTM quand on était (bien plus) jeune – 20 ans putain ! 1998 – , j’ai envie de vous dire…

« Les loyautés » de Delphine de Vigan, est disponible aux éditions JC Lattès, PVC : 17€

J’ai testé pour vous : les siestes acoustiques et littéraires

J’ai testé pour vous : les siestes acoustiques et littéraires

Une fois n’est pas coutume, v’la ti pas que je suis allée tester pour vous un truc un peu fantasque : la sieste acoustique et littéraire.

Oui…nan mais oui, je comprends votre mine dubitative. Pourquoi diantre est-ce que j’irais dans un endroit public me laisser aller, le ronflement au bout du nez, avec de parfaits étrangers ?

Et bien parce que :

1 – La Maison de la Poésie est de manière évidente LE lieu bobo des cultureux parisiens. Blindé de beaux et belles gosses, m’as-tu vu, tendance. Bref, le cool en ce moment c’est là-bas.

Dimanche 17h00…on pourrait se dire que le tout Paris a autre chose à faire…mais visiblement NON ! Ils sont tous ici :-)

2 – Parce que contre toute attente (parce qu’en vrai le point 1 ça fait suer méchamment…oui oui si vous ne le saviez pas, votre servante ici présente a BEAUCOUP de mal avec les autres…l’enfer c’est eux ;-), eh bien c’est un moment atypique et délicieux !

3 – Parce que c’est quand même rare de pouvoir être bercé par votre auteur préféré. Alors on n’est pas dupe, il ou elle est là pour faire sa promo hein ! Mais c’est super agréable d’avoir dans les écoutilles la voix de celui qu’on va lire…

4- Parce que Bastien Lallemant et ses petits camarades qui sont missionés pour vous balader acoustiquement dans votre sieste dominicale, sont hyper forts. La musique se prête particulièrement à l’abandon progressif dans les bras de Morphée (à défaut de vous faire cajoler dans les bras de votre voisin(e) )

5 – Parce que si comme moi, il est INENVISAGEABLE d’aller vous vautrer sur la scène au risque de vous retrouver les narines collées aux pieds de vos voisins, eh bien le bon vieux fauteuil de la salle est, ma foi, tout à fait confortable pour s’abandonner quelques minutes et se laisser onduler par cette sieste à laquelle nous ne sommes pas habitués.

Nan mais la fausse bonne idée quoi…confort où es-tu ?

6 – Parce que c’est rare d’avoir une salle de spectacle plongée dans le noir…Scène comprise :-) Le moins de luminosité possible pour vraiment laisser le loisir aux spectateurs de s’assoupir…pour de vrai !

Donc franchement, à tester les amis !

La prochaine sieste acoustique et littéraire aura lieu le dimanche 11 Mars ! Pour réserver, c’est par ICI

La Maison de la Poésie se situe au 157 Rue Saint-Martin dans le 3ème à Paris

Isabelle Carré – L’interview flash « Pas si carrée : l’interview barrée »

26/02/2018

Isabelle Carré – L’interview flash « Pas si carrée : l’interview barrée »

Mardi 20 février 2018. 12H04. Studios de TV à Issy-les-Moulineaux. Dans quelques minutes, Isabelle Carré sera sous les spots des plateaux télé où elle va défendre son nouveau roman Les Rêveurs, paru aux éditions Grasset et la pièce de théâtre Baby au Théâtre de l’Atelier.

En attendant, elle est sagement assise sur un canapé, des écouteurs dans les oreilles, son téléphone dans les mains, un petit carnet et un crayon de papier. Tout de calme vêtue.

J’en profite pour lui poser quelques petites questions décalées, qui à n’en pas douter, la détendront tout à fait :-)

INTERVIEW FLASH PAS SI CARRÉE : L’INTERVIEW BARREE

Votre péché mignon : Le chocolat au lait…avec des noisettes ! L’important c’est qu’il y ait beaucoup de sucre :-)

Votre dernier coup de gueule : le scandale du lait infantile contaminé. Ça me met dans une colère…! J’ai trois enfants en bas âge, et savoir qu’ils sont empoisonnés tous les jours…!! J’ai téléchargé une appli qui permet de voir les qualités nutritionnelles de ce qu’on achète. Quand j’ai réalisé que les gâteaux comme les Fingers par exemple, que je leur donne tous les jours, étaient proprement infâmes, voire dangereux…grrrr !! Ce serait pas mal que les fabricants retrouvent un peu d’humanité. J’espère qu’ils dorment mal la nuit…

La dernière fois que vous avez fait un truc en cachette : mmm…euh…non je ne vois pas. Je fais tout au grand jour ! Ca se voit tout de suite quand je mens ! (rires)

Le dernier petit mensonge que vous avez dû faire : …(longue réflexion…)…Ah si ! Il y a quelques jours, j’ai fait une émission Soir 3..C’était un lundi, jour de relâche pour moi au théâtre dans Baby. Et comme son nom l’indique, c’est assez tard…Donc pour que mes enfants s’endorment bien, je les ai bordés, et je leur ai fait croire que j’étais dans la pièce d’à côté, alors que j’avais filé en douce à l’émission !

Votre dernière folie: Gros coup de cœur disons…Je me suis mis à relire TOUTE L’OEUVRE d’ Aharon Appelfeld. Il faut vraiment TOUT relire de lui ! Je vous le conseille ! Son dernier livre Des jours d’une stupéfiante clarté.notamment est une leçon d’humanité. Il comprend tout de la nature humaine. Il nous élève…

Isabelle Carré…c’est moi où elle respire la sérénité ?

Pour vous procurer le nouveau bouquin d’Isabelle Carré c’est dans votre librairie préférée ou par ICI, et pour aller la voir au théâtre, c’est au Théâtre de l’Atelier jusqu’au 13 mai et c’est par LA.

J’y vais ou j’y vais pas ? « La collection » d’Harold Pinter au Théâtre de Paris

01/03/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « La collection » d’Harold Pinter au Théâtre de Paris

J’y vais : Parce que je suis fan de feu ce grand écrivain, dramaturge et metteur en scène britannique, prix Nobel de littérature en 2005.

J’y vais pas: Parce que j’ai aucune idée de qui c’est…donc à quoi bon ?

J’y vais : Parce que je ne connais pas celui dont « l’œuvre dans le théâtre contemporain occupe une place à part tant la complexité de son univers met à jour les ressorts inavoués de la psychologie humaine et illustre la cruauté qui se cache derrière les situations de la vie courante. » (…ok…) mais que ma maigre culture générale et ma curiosité légendaire me font dire que ça doit être intéressant quand même…

J’y vais pas: Parce que j’ai rien pipé. Mais R-I-E-N !

J’y vais : Parce que le truc s’installe tout doucement...Le malaise, les regards, les silences, les situations un chouille absurdes, le sourire en coin, l’oeillade de côté à son voisin pour voir si lui aussi a souri à cette réplique alors qu’on n’est pas sûr sûr qu’il faudrait et qu’on a pas tout à fait tout saisi…

J’y vais pas: Parce que la vie est suffisamment compliquée et énigmatique comme ça donc quand je vais au théâtre c’est pas pour en rajouter hein !

J’y vais : Parce que j’aime bien la bizarrerie de ces personnages qui ont l’air d’avoir TOUS un petit quelque chose à cacher…enfin le plus louche de tous, et de loin… c’est quand même Nicolas Vaude, qui joue le personnage de James, le mari (prétendument?) cocu. Soooooo bizarre !!!

J’y vais pas : Parce que ça a pas pris quoi…pas été touchée donc pas aimé.

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS PAS…

« La Collection » avec Sara Martins, Davy Sardou, Nicolas Vaude, Thierry Godard. Jusqu’au 1er avril 2018 au Théâtre de Paris. Réservations sur billetreduc.com

« La Collection » au Théâtre de Paris, 15, rue blanche dans le 9ème à Paris

 

 

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Fils » à la Comédie des Champs-Elysées avec Yvan Attal

20/02/2018

J’y vais ou j’y vais pas ? « Le Fils » à la Comédie des Champs-Elysées avec Yvan Attal

J’y vais : Parce que la fin…oh là là…mazette, morve au nez et yeux rouges garantis.

J’y vais pas : Parce que c’est lennnnnnnnt !

J’y vais : Parce que cette lenteur participe du suspens qui éclate à la fin…

J’y vais pas : Parce que je suis jeune parent et qu’âme sensible, bien vouloir s’abstenir.

J’y vais : Pour déculpabiliser… On sent bien que malgré tout l’amour qu’on peut porter à ceux qu’on aime, parfois, ça ne suffit pas…

J’y vais pas : Parce que les scènes se répètent en boucle. booooooorrring !!

J’y vais : Pour les ombres et lumières, et pour la bande-son de la pièce.

J’y vais pas : Parce que je trouve pas l’écriture très très fine.

J’y vais : Parce que le fil des pleurs est un peu lourdement tiré mais bon, force est de constater que ça a fonctionné ;-)

J’y vais pas : Parce que en vrai, me suis beaucoup beaucoup beaucoup ennuyée.

J’y vais : Parce que certaines scènes entre père et fils sont particulièrement saisissantes. Yvan Attal est bon le bougre….

Et donc bah…au final…euh…conclusion ? Moi, je serais vous, J’IRAIS…

« Le Fils » . Jusqu’au 14 juillet 2018 à la Comédie des Champs-Elysées. Réservations sur billetreduc.com

 

Flash Ciné – « Jusqu’à la garde »